ÉTINCELLE ÉLECTRIQUE
électrique dans le corps même de l’élincellc.
On s’csl beaucoup occupé autrefois des moyens d’accroître la longueurdes étincelles <jue peut fournir une machine, et on a reconnu qu’il convenait de faire communi- (|uer les conducteurs principau.v de la machine atec des conducleure de section plus petite et d'une assez grande longueur, appelés conducteui-s secondaires. Voila employait douze cylindres de O", 013 de diamètre et de près <le 3 mètres de longueur, communiquant ensemble, mais placés assez loin les uns des autres pour ne pas se nuire par leur inlluence mutuelle.
Il obtenait ainsi de très-grandes étincelles, dont la longueur atteignait parfois 60 centimètres, et cjipables de produire sur les organes un elfet vraiment redoutable.
ÜOfi EXPÉRIENCES mVERSES AVEC LA MACHINE ÉLECTRIQUE.
436. Aigrettes lumineuses. — Lorsqu'une puissiinlc inarliine Oleclri(iue fonclionnc par un Icinps lrPs-.sec, que les frolloirs prépares convenableniont ont leur ma.xiinuni d'elTet et que l'on tourne
Kig. 3Ua. — Aigrette électrique d'après Van .Maruin.
le plateau avec rapidité, on entend un bruissement caractéristique, (|iii est le signe d'une décharge continue dans l'air ; si l'on opère tians l'obscurité, on voit en eiïet se produire, sur divere points des conducteurs, des lueurs auxquelles on a donné le nom d'aigrettrs. On peut les rendre très-apparentes en approchant un corps conduc-
DURÉK DE L'Etincelle.
tcurà une certaine distance, plus grande toutefois que celle qui donnerait lieu à une étincelle proprement dite. On reconnaît ainsi que l’aigrette est formée d’une sorte de pédicule (fig. 363) plus ou moins allongé, du sommet duquel divergent en éventail des traits déliés ([ui se ramifient à leur tour un plus ou moins grand nombre de fois. Elle est plus marquée pour l’éleclricilé positive que pour l’électricité négative. ,\joutons d’ailleura que, dans les condilions de bon fonctionnement de la maebine, de brillantes étincelles sillonnent a chaque instant le plateau, par suite des décharges produites entre les frottoira cl les branches recourbées des condncleui’s; les conducteurs sont eu.v-mèmcs entourés de lueurs. Dans l’obscuiité, l’éclat lumineu.v de cet ensemble de phénomènes, les pétillements de l’élcctricilé, constituent un spectacle intéressant et qui e.vcilait, sans jamais l’épuiser, la curiosité des électriciens du siècle dernier.
437. Durée de l’étincelle. — L’étincelle électrique a une durée excessivement courte et dont l’impression que nous éprouvons ne saurait donner une idée juste, parce que le mouvement communiqué à la rétine par la lumière persiste pendant un temps plus ou
moins grand et qui ne s éloigne pas beaucoup de de seconde.
Si donc un phénomène lumineu.v dure moins de — de seconde, nous ne pouvons porter aucun jugement e.vact sur sa durée. ,M. Whealslonc a mesuré la durée de l’étincelle en employant un miroir tournant, mode d’expérience que l’on a utilisé depuis dans diverses recherches, et particulièrement dans la mesure de la vitesse de la lumière.
Soit mn (fig. 364) un miroir louinant avec une grande vitesse, et supposons que pendant la rotation on produise une étincelle électrique en a; l’œil placé en o verra une image dans la position symétrique a'. Si l’étincelle est instantanée, malgré la rohition du miroir, on ne verra qu’un point lumineux a' ; mais si au contraire elle dure un certain temps, il se produira une série d’images depuis le point a' jusqu’au point a" correspondant à la position tt du miroirà la ün de l’étincelle, et par conséquent l’œilapercevra une bande circulaire a' a", d’une étendue angulaire plus ou moins considérable.
Remarquons actuellement que les deux angles eci et a'aa" sont
(■‘gau.x comme ayant les côtés perpendiculaires; mais le premier étant un angle Inscrit, l’arc a' a" doit être le double de l’arc et. Dans l’expérience de M. WheaLsIone, la vitesse de rotation du miroir était
de 800 tours par seconde, et l’image de l’étincelle produite était formée par une bande occupant une largeur a' a" égale fi ; le miroir avait donc tourné, pendant la durée de l’étincelle, d’un angle égal à 12», c’est-à-dire
de de la circonférence. .Mais
OU
puisque 800 tours s’accomplis-
sent en une seconde, ^ de tour
dure seconde : c’est
précisément la durée de l’étin-
Fig. 36L— Mesure delà duniede l’étincelle. électrique.