PISTOLET DE VOLTA
rintéi ieiir el doiinp lieu A l'iiiflaiiimiition du niélange. Ce plidnoiiiAiie s’arcoiiipagne d’une violente détonation qui projette le bouflioii au loin, circonstances qui expliquent le nom donné par son auteur A rinstrunient.
l/élincelte électri(|ue produit souvent un elTet inverse, l•’est-A-
Fi);. 375. — Pistolet de Volta.
dire la décomposition d'un corps composé; mais le i)liénomène ici n’a lieu «pie peu A peu, et il faut, pour qu’il atteigne sa limite d’action, un grand nombn« d’étincelles successives. Ainsi, en faisant passer nu sein du gaz ammoniac une série prolongée d’étincelles électriipies, on voit le volume du gaz augmenter graduellement; au bout d’un certain temps, ce volume est devenu exactement double de ce qu’il était, et on reconnaît qu’aloi’s il est formé d’un mélange d’azote et d’bydrogéne, qui sont les éléments constitutifs de l’ammoniaque.
Souvent ces deux phénomènes se produi.sent simultanément. Ainsi, «pi’on fasse pas.ser une étincelle dans un mélange d’bydrogiMie carboné et d'une quantité convenable d’oxygène, l’hydrogène carboné se décompose, .son hydrogène se combine avec une partie de PIMS. IIESr.llANFL. 37
l’oxygène pour former de l’eau, son carbone se combine aussi avec l’oxygène et donne de l’acide carbonique. On conçoit quelles précieuses ressources doivent fournir à la chimie analytique ces réactions exécutées dans des vases appropriés, nommés eudioviitres.
444. Vent et tourniquet électriques. — Si l’on fixe sur le conducteur de la maebine électrique une lige métallique recourbée et terminée en pointe (fig. 376), l'électricité s’écoule par la pointe
Kig. 370. — VriiI électrique.
qui dans l’obscurité présente une aigrette lumineuse. Les couches d’air voisines s’électrisent par communication et sont ensuite repoussées par la tige. De nouvelles couches viennent remplacer les premières, de sorte qu’il se produit un mouvement de l’air trèsperceptible à la main, et qui peut être assez intense jiour courber ou même éteindre la tlamme d’une bougie placée au-devant de la pointe.
Le tourniquet électrique est formé (fig. 377) de tiges de même longueur, fixées à une petite chape centrale par runc de leure extrémités et recourbées à l’aulre en pointe et dans le même sens. Si l’on place la chape centrale sur un pivot fixé à la maebine électrique, comme le montre la figure, on voit le système entrer en mouvement en sens contraire de la direction des pointes. Cet effet
Fig. 377. Tourniquet tUectrique.
TOrUNIQl ET ÉLECTRIQUE. 579
est dû à l’action répulsive des couches d’air électrisées sur les pointes mobiles; en approchant la main on sent très-distinctement le courant d’air produit à chacune des pointes, et dans l’obscurité on aperçoit l’aigrette qui les termine.
Pour que re.vpériencc réussisse, il faut que le renouvellement de l’air puis.se se faire continuellement autour des pointes; s’il n’en était pas ainsi, l’appareil demeurerait immobile, .\ussi, si l’on dispose le tourniquet sur un sui)port spécial en dehors de la machine, et ([u’on le recouvre d’une cloche de verre enduite d’un vernis isolant, le mouvement s’arrêtera au bout de peu d’instants, lors<(ue la masse d’air intérieure sera arrivée à un état d’électrisation permanente.
445. Arrosoir électrique. — On suspend à la machine électricpie un vase contenant un liquide et muni d’ajutages capillaires. Lorsque l’appareil n’est pas électrisé, le liquide s’écoule goutte à goutte; mais lorsqu’on tourne le plateau de la machine, on voit se former à re.\trémité des ajutages un filet lumineux continu de liquide. On a lemarqué que dans les deux cas la dépense est la même. Ce résultat était facile é prévoir, cîir les actions mutuelles qui s’exercent entre les molécules, en vertu de leur électrisation, ne sauraient modifier l’elfet jiropre de la pesanteur, et par suite la dispense.
Arrosoir électrique.