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ÉLECTRICITÉ ATMOSPHÉRIQUE

prend que si on vient à armer un (-dilice de barres métalliques en coiniminication avec le sol, la foudre se portera sur ces masses conductrices et se dissipera dans le réservoir commun sans que l’édifice lui-méme éprouve de dommages. C'est là le principe essentiel des paratonnerres; mais, indépendamment de cette action piotectrice, ces appareils peuvent e.vercer une action préventive et empêcher, dans le plus grand nombre de cas au moins, la produolion de coups foudroyants; il suffit jour exda qu’ils se terminent par une pointe à leur e.vtrémité supérieure. Dans ces circonstances, si l’influence d’un nuage orageux vient à se faire sentir, l’électricité neutre du paratonnerre sera décomposée, l’électricité de même nom que celle du nuage sera repoussée dans le sol, tandis (lue félectricité de nom contraire s’écoulera par la pointe.

En même temps que se produit l’écoulement du fluide par la pointe du (laratonuerre, il y a neutralisation du point correspondant du nuage qui se trouve ainsi partiellement déchargé. On rend trèssensible cet elTet des pointes par l’expérience suivante : Pendant qu’une machine électrique est en activité et que le pendule est à

Fig. Uto. — Décliiirge d’un conducUuir éleclrisd par l'action d’une pointe.

son écart maximum, on approche une pointe (tig. à05); on voit le pendule retomber immédiatement dans la verticale, et d'aucun des points du conducteur on ne peut tirer d’étincelle. Dans l’obscurité la pointe présente une aigrette lumineuse, image exacte de celle qui se produit quehiuefois sur la pointe des imiatonnerres dans les temps três-oragenx.

J1 ne faut qu’avec une gi’ande l’éserve toutefois assimiler cette

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