‹ Traité élémentaire de physiqueChapitre 254 sur 385 · FORCK DIRECTRICIÎ Uü ÜLÜBF · texte numérisé non relu

FORCK DIRECTRICIÎ Uü ÜLÜBF

iMrc placë dans tous les aziinuls possibles par des rotalions dont la valeur se mesure sur un cercle divisé. On voit d’après cette disposition que, si on pouvait placer le cercle mobile dans le |dan du

méridien maKnétique, l’aiguille se mouvrait librement dans ce plan et donnei-ait directement l'inclinaison. On peut arriver à ce résultat à l’aide de la l•emarque suivante : Supposons le plan du limbe exactement perpendiculaire au méridien magnétique, l’aiguille se trouve soumise à deux forces agissant dans un plan perpendiculaire â celui dans lequel elle peut se mouvoir-, elle se placera donc nécessairemeni suivant l’intei’section des deux |)lans, qui est une ligne verticale.

Réciproquement , si on fait tourner le limbe jusciu’à ce que l’aiguille soit verticale, on sera silr qu’il se trouve dans un plan perpendiculaire au méridien magnélique; il suffira aloi-s, par conséquent, de le faire tourner de 90® pour le placer dans le méridien magnétique et pouvoir lire directement l’inclinaison.

501. Variations de la déclinaison et de l’inclinaison. — La déclinaison et l’inclinaison varient d’un lieu à l'autre, ainsi que cela a été indiqué plus haut; elles varient aussi dans le même lieu avec le temps. ,\iusi, à l’époque des plus anciennes observations faites à Paris en 1580, la décliuai.son était de 11® 30’ à l’est; en 16C3 l’aiguille se dirigeait droit au nord ; Paris était donc sur la ligne sans déclinaison. Depuis celte époque la déclinaison est devenue occidentale et elle a augmenté jusqu’en 1814, où elle a atteint une valeur inaxiina de 22" 34’; à partir de ce moment elle diminue graduellement et est en ce moment égale à 19“ environ.

Quant à l’inclinaison, depuis 1671 où on a commencé à l’observer, elle n’a cessé de diminuer ù Paris; de 75° elle est tombée à 66", sa valeur actuelle. Les variations observées depuis 1863

Fli:. i'T.L — Bousst ir (l'inclinaison.

ItOL'SSOLE MAlU.NE.

l'Ianl à peine sensibles, on peut supposer que la valeur actuelle

est une valeur mininia qui sera suivie d’un luouveincnt ascendant.

502. Boussole. — La boussole marine, que l’oii ai)pelle simplement la boussole, présente <]iiel- (|ues particularités de construction en rapport avec son objet spécial.

Elle se compose d’une l)oItec lestée et suspendue suivant le système de Cardan par le moyen de deux axes II et un indépendants et rectangulaires. Dans l’intérieur de cette boite repose sur un pivot i un discjue de, talc ou de mica sur lequel se trouve collée l’aiguille aimantée ab. Le disque est divisé quelquefois en degrés, plus souvent il porte la figure de la rose des vents (flg.lr25) et l’aiguille se trouve appliquée le long de la ligne principale marciué NS. L’appareil est ordinairement installé sur le pont, sous les yeux du timonier qui tienten main la roue du gouvernail. Suivant la direction d’une ligne ff tracée sur la boite, qu’on appelle liijue de foi et qui n’est autre chose que celle de l’axe du navire, un petit miroir placé en m permet au timonier placé en 0 de voir à chaque instant l’image de la division qui est placée sur l’axe et par conséquent l’angle que fait l'axe

Fig. V2i. — Bousüole inurint;.

Fig. t*25. — Rose des vents.

du navire avec la direction de l’aiguille aimantée, et par suite avec le méridien, en tenant compte de la déclinaison. Si l’on pouvait

KOnCE IHUECTIUCE DU GLOliE.

négliger le inouveinent latéral , serait la seule nécessaire pour fa servent de cartes faites suivant dans lesquelles les méridiens et

i '' < If 1

Fig. iao. — Carte inariui’. ‘

avec tous les méridiens, de sorte

c’est-à-dire la dérive, cette donnée ire la roule. En elTel, les marins se la projection de Mercator (tig. à26), les parallèles sont formés de deu.v systèmes de lignes droites parallèles entre elles. On sait d’ailleurs que dans ce système les angles formés sur la carte sont égaux aux angles réels sur la terre. Il suit de là que, si on mène une ligne droite sur la carte d’un point A à un autre point B, cette droite Alt fera le même angle le, si on s’assujettit dans la roule

à faire constamment cet angle, on aura elTeclué le trajet entre les deux points. 11 est vrai qu’on n’aura pas suivi le plus court chemin, mais c’est là un inconvénient très-léger comparativement à la simplicité de la méthode employée.

On voit que Vangle de route (jue le limonier doit maintenir pourrait être déterminé au départ une fois pour toutes, mais l’influence de la dérive donne lieu à des modifications que l’on calcule d’après l’observation directe de la marche latéi-ale.

L’oi'igine de la boussole est très-obscure; les anciens, qui connaissaient la pierre d’aimant, ignoraient sa vertu directrice; c'est dans le coiii’s du xiu' siècle (|ue rinstrument a été connu et employé en Europe.

503. Procédés d’aimantation. — Le procédé général pour aimanter un barreau consiste à le frotter durant un temps convenable contre un barreau déjà aimanté. Avant que l’on connût les aimants temimraires que l’on peut obtenir aujourd’hui avec l’électricité et qui peuvent avoir, pour ainsi dire, telle force que l’on veut, on avait imaginé divei-ses méthodes appelées simple touche, double touche, etc., et qui sont complètement tombées en désuétude. On emploie aujourd’hui à peu près exclusivement dans les ateliers les deux méthodes suivantes :

1° On se sert d’un électro-aimant lixe (tig. /|27), sur les pôles

l’UOCÉDÈS O AIMANTATION.

duquel on fait glisser, allernativemenl et en sens contraire, le barreau à aimanter. L’effet de cette friction est de ddvclopper à l’cx- Irdniitd qui abandonne l’aimant un pôle <lc nom contraire à celui qui agit, d'où l’on voit que les frictions inverses sur les deux pôles tendent ù produire une aimantation dans le môme sens.

Fig. 42". Proci'di’s (l'aimantation. Fig. t'iS.

2" Quand on veut produire une aimantation assez énergique, l’électro-aimant doit être puissant, et dès lors l’adhéreiice du bar reau est telle, que l'opération devient incommode. D’ailleurs le barreau peut se trouver fortement rayé par la friction. On préfère dans ce cas faire mouvoir le long du barreau une bobine (flg. /|28) traversée par un courant. C'est le procédé d’Arago et d’Ainpôre, sur lequel nous reviendrons plus loin.

La terre agi.ss{iul il la manière d’uii aimant, il en résulte que les différents corps magnétiques, et particulièrement le fer et l’acier, éprouvent une aimantation temporaire ou permanente provenant

Fig. 421), —Points cousOqiicnts,

de l’action du globe. Les pôles des aimants ainsi formés dépendent de la position des corps par rapport au méridien magnétique.

Il arrive fréquemment, quand on veut aimanter fortement un

KOKCE 1)1 KliCTRICE OU üLOBIi.

hari-oiiu, qu’on obtienne plus de deux pôles; les pôles supplémentaires portent le nom de points coiisé(iuenis; celle circonstance est généralement fôcliense, et on doit autant <iue possible l'éviter. La ligure 1(29 représente l’expérience des spectres magnétiques faite avec un iKirreau ayant des points conséquents.

La force des aimants dépend eu général de leur volume-, d’antre

part, on a reconnu (jne les petits aimants

ont proportionnellement une force plus

grande que les gros ; de là l’idée qu’on a ^ "T —

eue de former des faisceaux magnétiques *-

en réunissant un certain nombre d’aimants

par leurs pôles sembla- fjL

bBé II *'**^^'

Il présente un faisceau de

1^ j i ce genre. Les aimants

I réunis par groupes de

^ ^ trois formcjit les fais-

j 3 ceaux partiels; les (leux ’ -Te i»pr'

J I ■' extrémités sont armées V

^ I de masses de bu- doux

I r ? i (|ui constituent les pôles -uLa.j'-

^H|r figure à31 repré- | i J

W sente un aimant eu fer \

Fig. tso. — Faisceau à clieval dOIlt Ics pôles Fig. «I. — Aimant en fer d'aimants. . c. . . A cheval.

N et s supportent une

armature en fer doux, à laquelle est suspendue un vase destiné à recevoir des poids. On peut, en ajoutant chaque jour un poids nouveau, développer graduellement la force portative de l’aimant; c’est cæ que l'on appelle nourrir l'aimant ; mais, chose curieuse, si le plateau vient à se détacher, l’aimant reprend son intensité initiale.

On s’est beaucoup occupé autrefois des moyens d’obtenir des aimants d’une grande force; ces recherches sont à peu prés abandonnées aujourd’hui que l’on peut obtenir par le moyen de l’électricité des aimants temporaires d’une force pourainsi dire illimitée.

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