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cadran ; de cette façon on ne fatigue pas inulileinent le lil. LoiTjqn'on veut se servir de l’appareil, on commence par soulever les aiguilles et, à l’aide de. vis calantes, on s’arrange de façon que la pièce qui les porte coïncide bien avec le milieu de l’ouverture prali(|uèe pour leur donner passage au centre du cadran divisé. De cette manière le mouvement des aiguilles peut se faire sans être gêné par les bords de l’omerture ou de la partie intérieure du cadre, et le système se place dans la direction du méridien magnétique. L'aiguille supérieure correspond alors en général à une division quelconque du cadran. A l’aide d’un bouton t|u’on ne voit pas sur la figure on imprime au cadre un mouvement de rotation qui permet d'amener le zéro au-dessous de re.vtrémité de l’aiguille.
537. Graduation du galvanomètre. — Les déviations de l’aiguille du galvanomètre ne sont pas en général proportionnelles aux intensités des courants qui les produisent; il faut donc, pour pouvoir appliquer cet instrument à des recberebes précises, construire une table qui donne pour chaque déviation l’intensité du courant correspondante. Plusieura méthodes peuvent être employées dans ce but ; nous indiquerons ici celle (lu’employait Melloni. Il plaçait deux sources de chaleur de part et d’autre de la pile et les faisait rayonner d’abord successivement et ensuite simultanément én obsenant la déviation. Supposons ipie l’une des sources donne une déviation de 10" et l’autre une déviation de 5"; en les faisant agir ensemble ou trouve une déviation de 5" dans le sens de la première. Si on représente par F et f les intensités des courants correspondants, on a évidemment la relation
F -/•=/•, ilotï
Cela veut dire iiue l’intensité du courant correspondante h la déviation de 10" est double de celle qui correspond à 5". Un résultat analogue a été observé par Melloni dans son galvanomètre toutes les fois que les déviations ne dépassent pas 20°. On peut donc jusqu’il cette limite admettre que les déviations sont proportionnelles aux intensités. Ce résultat connu, on peut facilement prolonger la table de la manière suivante ; On fait rayonner successivement les deux
GAI.VAXOMinilK.
soui'ccs de laçon qu’elles produisent, l'une une dé\iiilion de 20", l’aulrc une déviation de 25”; en les faisant agir siinullanément on trouve une déviation, dans le sens correspondant à la source la plus intense, égale à 6'’,5. Les nombres 20“ et 0“,5 étant la mesure des courants correspondants, on aura, en désignant par x l’intensité correspondante A 2,î",
X — ÎO = 6,'i, (foM X -- 2fi,0.
En continuant ainsi de proche en proche, on pourra étendre la table jusqu’à 90“.
Cette inélhodo n’est applicable qu’aux galvanomètres appix)priés aux courants tbermo-élcctriques ; nous verrons dans le chapitre suivant un moyen applicable aux galvanomètres à fil long. Mais il est important de remai’quer que la table n’a de sens que (juand on se sert de l’instrument pour lequel elle a été faite -, il n’y a pas ici de loi générale comme dans le cas de la boussole des sinus ou des tangentes, la détermination des intensités a un caractère tout à fait empirique cl propre à l’instrument sur lc(|uel on opère.