CHAPITRE XLVII
LOI DE OHM.
538. L'intensilt? du courant qui passe dans un fll conducteur dépend et de la qualité propre des forces chiini(|ues ou calorifiques qui se transforiiient eu éleciricité et de la nature même du conducteur.
L’expérience montre de la façon la plus netle qu’à mesure que l’on augmente la longueur du circuit ()ue doit traverser le courant fourni par une même pile, l'électricifé de ce coni'ant diminue. La variation produite dépend d’ailleurs de diverees circonstances. ,\insi, par exemple, la diminution est plus marquée quand, toutes choses égales d'ailleui-s, on emploie un fil de fer au lieu d’un fil de cuivre ; de même, raffaiblis-sement est plus prononcé avec des fils fins qu’avec des lils de même nature, mais de section plus grande. On est donc conduit à penser que le courant a une intensiti* propre en rapport avec le mode «le Iransformation des forces qui le produisent, et que cetle intensilé se trouve modifiée par le circuit qui oppose au mouvement de l’électricité une sorte de résistance spéciale. Ce circuit ne se compose pas seulemenf des conducteui's extiirieui’s à l’appareil rliéoméirique, il comprend cet appareil lui-même avec tous les éléments complexes «|ui peuvent entrer dans sa composition. S’il s’agit d’une pile liydro-éleclri«iue, par e.veniple, il faut considérer les liquides et les métaux (pii la constituent comme jouant deux rôles : celui d’élecirouioteurs donnant naissance au courant, et celui de conducteurs modifiant par leur résistance l’intensité de ce coui-ant lui-même.
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LOI DE OHM.
Bien ijue, en fait, on ne paisse se représenter un courant que coninic e.xistant dans un certain circuit, l’esprit peut distinguer la nature proprement électrique de l’action qui engendre le courant, de l’action physique spéciale qui en établit, si on peut s’exprimer ainsi, le régime.
On peut donc représetiter l'intensité d'un courant rontemi dans un certain circuit |>ar la formule
dans laquelle E désigne ce que l'on appelle la force électromotriœ. et H la résistance totale du circuit. C'est cette formule qui constitue la loi de Ohm. D'une remanpiahle simplicité, elle permet d'interpréter avec une fidélité parfaite toutes les circonstances qui peuvent se présenter dans l’association des piles et des conducteurs, et elle a donné lieu <i une théorie physique de la [lile dont on a fait déjà plusieui’s applications heureuses'.
539. Identité du courant dans les diverses parties du circuit. — La résistance varie d'un point à un autre du circuit quand celui-ci n’est jioint homogène, mais il est important de remarquer que l’intensité du courant est la même partout. On s’en assure en faisant osciller une aiguille aimantée à une très-petite distance audessus des dilférents ])oints du conducteur; on constate que le nombre des oscillations effectuées dans le même temps est toujours le même, ce qui veut dire que la force ipii produit l’oscillation est constante. Or, cette force est la résultante de faction de la terre et de celle du courant ; comme la première est constante, il en est de même de la seconde.
Il y a dans ce fait quelque cho.se d’analogue à ce qui .se passe (|uand il s’agit de vider un bassin contenant de l'eau. La nature dos conduites employées modifie le débit de liipiide et, [lar suite, le temps nécessaire à fépuisement complet; mais pour cbaque sys-
I . travaux do Ohm sont consijçm's dans un ouvrage publh^ en 1827. Rôdipé av<H* lH‘aucoiip d’obscurité, lias»- d'ailleurs sur des idées tliéoriqiies contestables, l'otnTapc se répandit peu, et, pluftiour» années après, M. Potiillcl arrivait par une méthode pnitunent expérimentale aux conclusions du savant allemand, sans avoir eu connaissance de ses n*cherches.
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