ACTION D’UN AIMANT SUR UN COURANT
nérale posée plus haut (531) se trouve satisfaite. Le problème de rendre un conducteur mobile, sans interrompre le courant, présentait des difûcullés considérables, rpie le génie d’ Ampère parvint à résoudre. La disposition A laquelle il s’arrêta est représentée par la figure 473. Deux colonnes métalliques présentent à leur partie supérieure deux lames horizontales qui se terminent par deux coupes a; et !/ placées sur une même verticale. Un fil métallique contourné en rectangle, par exemple, se termine par deux pointes, qui se trouvent sur l’axe de symétrie du conducteur, c’est à-dire sur la ligne qui contient le centre de gravité. D’après cela, si on place les pointes sur les coupes, le rectangle sera équilibré et par suite parfaitement mobile autour de la ligne des pointes elles-mêmes. Il suffit dès lors de placer du mercure dans les conpes et de faire arriver un courant par les colonnes pour que celui-ci circule dans le conducteur, qui pourra d’ailleurs se mouvoir sans amener aucune interruption.
Au lieu d’employer un courant rectangulaire, on peut suspendre dans l’appareil un courant circulaire (fig. 475) ou de toute autre forme.
Il est alors facile de constater l’action mutuelle de l’aimant et du courant; il suffit de placer un aimant AB (fig. 474) au-dessous du conducteur mobile, on voit celui-ci dévier, se placer en croix avec l’aimant et de façon que le pôle austral soit à gauche.
552. Actions mutuelles des courants. — L’identité supposée du magnétisme et de l’électricité conduit naturellement à admettre que les courants doivent agir les uns sur les autres. Ampère réussit non-seulement à mettre ce fait en évidence, mais il en multiplia les
PHYS DESCHANEL. 4i
Fig. 474. — Action d'un aimant sur un courant mobile.
manifestations et créa ainsi de toutes pièces une branche de la physique à laquelle on donne le nom d’ électro-dynamique et qui peut certainement être considérée comme la plus grande conception scientifique depuis Newton. L’apppareil à l’aide duquel il put exécuter toutes les e.xpériences qui devaient servir de base à sa théorie est une véritable merveille de sagacité, il se renconti'e encore dans quelques cabinets de physique et porte le nom de table d'Ampére. Pour la commodité de l'enseignement, on préfère se servir aujourd’hui d’appareils distincts dont la première idée est due à M. Pouillet et qui sont destinés chacun <1 la démonstration d’un phénomène particulier. C’est à l’aide de ces appareils que nous allons e.vpliquer quelques-unes des propositions fondamentales de l’électro-dynamique.
I. Les i’.vrties d’un même cochant se repoussent. — Pour démontrer ce fait, on se sert d'une petite caisse rectangulaire (flg. 476)
divisée en deux compartiments par une cloison. Dans chacun des compartiments on place du mercure bien propre et on les fait Flg. t"C. — n.'puision «les partR's commuiiitjuer l’un avec l’autre
d'üii môme courant.
• par un fil de laiton posant sur le
mercure et recourbé au-dessus de la cloison. Loreque dans ces circonstances ou met les deux pôles d’une pile en communication avec les deux cases, on voit le petit conducteur mobile repoussé vers le fond de la cai.sse.
II. Deux courants parallèues dirigés dans le même sens s’attirent;