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Mesure des forces électromotrices. — La formule géné- K

raie de Oliin l*’ = jj montre (pie, si foii peut mesurer à la fois et l'intensité d'un courant et la résistance du circuit (|u'il travei-se, on pourra en déduire la valeur de E. Iles eviiériences faites avec des couples de systfmies dilTérents peuvent ainsi donner la valeur de la force électromolrice de chacun d'eu.v par rapport A celle (l’nii système (pie l’on choisira pour type ou pour unité.

Hivers procédr-s d’expérimentatiou ont été appliipiés à cette reclierche. figure ,'|72 représente la disposition géniMnle de l'a|>-

Fl^£. 47*i. — Mvstirc Urn fom-s t-luciromotriccs.

pareil emplojéparM. Jules Itegnaull. l ue pile thermo-élecli iipie ,\, (le 60 éléments hismuth et cuivre, et l'élément P (pie l’on veut lui comparer, envoient dans un galvaiiomèire deu.v courants de sens contraire: le curseur a permet de n’engager (pie le nomhrc (pie l'on veut des éléments de la pile. On commit, par coiis(Mpient, ipi’en faisant varier la position du curseur, on puisse arriver à amener au zéro l'aiguille du galvaiioinètre. Dans ce cas, l’intensité du courant résultant est nulle, ce (pii veut dire (pie les courants élémentaires sont (‘gaux et contraires; mais, comme ils ont à traverser l’un et

KOHCES feLECTUOMOTHICES.

l’aiitn} une niêine resisUmee, on peiil dire (juc les lorœs éleclroinolriccs qui leur sont propres sonl égales. La l'orcc éleclromolrice (le réliMuciil soumis à l’expcMience est donc reprt^scnlée par un nombre dgal A celui des couples lliermo-éleclri(]ues qui ont pris part à l’aclion.

Comme les éléments hydro-éleclri(iues ont une force électrique très-supérieure aux éléments lbermo-élecli i(iues, la pile employée ne sufûrait pas à les é([uilihrer ; on emploie alors un ou plusieurs couples auxiliaires o, o dont la force a été [n’éalablement délerminée. C’est ainsi, par exemple, qu’on a reconnu ([u'un élément de IJaniell, chargé an sulfale de zinc et au sulfate de cuivre, a une force égale à celle de 17A couples bismidh et cuivre dont les soudures sont chautTées à 0 et à lOü”.

550. Quantité d’électricité. — Il est difllcile de délinir exactement ce (ju’on entend par (inanlité d’éleclricilé: toutefois il est bien clair ([ue si un courant possède une intensité constante, les ((uanlilés d’éleclricilé doivent être proportionnelles aux temps pendant le.squels le courant circule. On peut arriver d’une autre manière à cette comparaison de quantités. Supposons un circuit dans lequel se trouve intercalée une roue mélalli(iue dentée; les iidervalles entre les dents sont remplis par une matière isolanle.'Le circuit communiquant d’une part à l’axe métallique de la roue et de l’autre à une des dents de la circonférence, le courant pas.sera librement. Mais si on vient à faire tourner la roue, il y aura une série d’interruptions, et l’aiguille d’une boussole faisant partie du circuit éprouvera des oscillations plus ou moins maniuées. Loi-squc la vitesse de rotation e.sl suffisante, on reconnaît que l’aiguille se fixe à une position déterminée. Si, par exemple, les dents et les parlies isolantes ont la même largeur, on devra admettre comme évident que la quantité d’électricité (pii passe est la moitié de celle (pii circule lorsque la (loinmnnication e.sl libre. Or la déviation produite indique ((iie le courant (irodiiit dans (îe second cas a précisément une intensité égale à la moilié de celui qui a lieu ijans le premier. On peut donc diie ([iie l'intensiiê (f un courant est, tontes choses égales d'ailtenrs. proportionnelle à In gnnntitè d électricité gui te constilnr.

CHAIMTRK XLVm.

ÉLECTRO-OVNAMigUli.

551. Actions mutuelles des courants. — L'action d'un courant sur une aiguille aimantée indû[ue entre le niagnëtisine et rêlectricilé une corrélation des plus étroites; cette corrélation avait pu être entrevue déjà d’après la perturbation que les coups de foudre ou les fortes décharges électriques aincment dans le magnétisme des aiguilles. Mais les faits de ce genre (jui avaient été observés manquaient de précision, ils étaient surtout insuffisants pour faire ressortir la loi ou môme le sens général desphénomônes. L’expérience d’OErsIedt avait un tout autre caractère. La déviation

de l'aiguille aimantée par le courant se fait dans un sens déterminé, facile a prévoir et à formuler à l'avance. Aussi Ampère n'hésita pas dès l'origine à assigner à l'électricité et au magnétisme une origine identique. Kemarquant que les aimants agissent miituelleinent les uns sur les autres, il supposa qu’il devait en être de môme de l’action des courants sur les aimants, si bien que si les aimants étaient fixes et les courants mobiles, ceux-ci devaient se placer, par rapport aux premiei's, de façon que la règle gé-

Fig. t73. — Moyen de rendre un courant iiioltilc.

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