‹ Traité élémentaire de physiqueChapitre 274 sur 385 · ACTION D'LN COURANT RECTILIGNE INDÉFINI · texte numérisé non relu

ACTION D'LN COURANT RECTILIGNE INDÉFINI

la résultante niF est parallèle à MN. Ce raisonnement s’appliquant à tous les points des deux courants, il s’ensuit que le courant fini se mouvra parallèlement à lui-mème et au courant MN. Dans le cas oè le courant fini est descendant, le mouvement est contraire à celui du courant indéflni-, il serait évidemment de même sens dans le cas du courant ascendant. Les deu.v cas sont représentés dans la fiRure.

556. Action d'un courant rectiligne indéfini sur un courant rectangulaire mobile autour d’un axe perpendiculaire à sa direction. — 11 résulte de ce qui précède que si un courant fini AB, perpendiculaire à la direction d’un courant indéfini (fig. l|81i), est mobile autour d’un axe 00' parallèle à lui-même, le plan ABOO’ viendra se placer parallèlement au courant indéfini, de façon que AB soit en avant de 00' dans le cas du courant ascendant et en arrière dans le cas contraire.

Si un système de deux courants parallèles AB, A’B', mobile autour de l’axe 00', est soumis à faction du courant indéfini, les actions s'accorderont pour placer le système dans la position indiquée par la figure. Si les deux courants AB, A’B' étaient tous les deux ascendants ou tous les deux descendants, la résultante des actions du courant indéfini serait évidemment nulle.

557. Action d’un conducteur rectiligne indéflni sur un courant rectangulaire mobile autour d’un axe perpendiculaire à sa direction. — Considérons actuellement (fig. /i85) faction du courant rectiligne indéfini sur un courant rectangulaire placé en arrière au-dessus de lui et mobile autour de l’axe oo'. L’effet sur les parties horizontales est évidemment nul, car il est de sens contraire sur les deux moitiés.

Quant à la partie verticale descendante, elle doit se placer parallè-

Kig. 184.

Fig. m.

696 KLECTHO-DYNAMIQUE.

Icmenl au courant indéfini en avant de oo', et la partie ascendante doit se placer en arrière : le rectangle tout entier doit donc s’orienter dans un plan parallèle au courant indéfini et de façon que dans la partie inférieure le courant aille dans le même sens.

11 est très-aisé de comprendre que les raisonnements précédents s’appliquent au cas d’un courant circulaire et même d’un courant fermé quelconque, mobile autour d’un axe de symétrie. On est donc conduit à cette conclusion importante, qu’un courant de ce genre soumis à l’action d’un courant rectiligne indéfini se place parallèlement à ce dernier et de façon que dans ta partie inférieure les courants aillent dans le même sens.

On vérifie expérimentalement les deux premiers résultats du § 556 à l’aide de l’appareil représenté par la figure li86. Il

se compose de deux cuvettes CC, Dt), la première étant supportée ]>ar la colonne métallique verticale AB; une substance isolante empêche le contact de la colonne et des cuvettes ; un fil métallique mm se recourbe de manière que ses deux extrémités arrivent dans l’intérieur de chacune des cuvettes; il est porté d’ailleure par une tige munie d’un contre-poids K et forme ainsi un équipage mobile autour de la pointe B reposant sur la petite coupe qui termine la colonne. Celle-ci communique, d’une part, avec la cuvette supérieure à l’aide de la pièce d, et de l’autre avec la borne /.

Quant à la cuvette inférieure, elle est en communication avec la borne g. On voit que si un courant arrive par g, il fournira une portion finie verticale et ascendante ; on aurait un courant descendant en le faisant entrer par f. On peut donc faire agir sur le système mobile un courant rectiligne placé dans son voisinage, et l’on reconnaît ainsi l’exactitude des conclusions précédentes.

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