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RELAIS

Suivant le temps que l’employé maintient le contact entre c et d, il se produit à In station des traits plus ou moins longs. On a combiné le trait court et le trait long pour faire ralpbat)el suivant :

ch 1

fi 7 fl 9 I)

La ligure 526 représente l’appareil Morse U en relation avec ce qu’on appelle le relais R'. C’est un électro-aimant qui est traversé par le courant de la ligne au moment d’une transmission ; son armature

Fig. 510. — Appareil Morse avec son relais.

est alore attirée et ce mouvement donne lieu, à la parlic supérieure, à un contact qui introduit dans le récepteur le courant d’une pile locale. Le mécanisme est mis en mouvement par ce courant, de sorte que celui de la ligne peut être très-faible sans inconvénient, puisqu’il n’a qu’à faire mouvoir l’armalure du relais que l’on peut

MACHINES ÉLBCTHOMOTRICES.

rendre très-légère. On voit aussi dans la ligure comment le manipulateur, sur son contact naturel a, sert à recevoir le courant de la ligne et à le transmettre au l'étais.

Les appareils Digney peuvent souvent se passer de relais ; mais loreque au lieu de la molctle actuelle on avait la pointe d’acier, le relais était indispensable. Les relais peuvent être établis pour renouveler sur son parcoui-s le courant d’une ligne quand celle-ci est très-longue. On établit aussi des relais de sonnerie quand le timbre et le marteau de l’avertisseur ont un volume considérable.

591. Télégraphe Hughes. — L'appareil de .Morne, remarquable par son extrême simplicité, ne saurait se prêter à un travail rapide, puisqu’il exige en moyenne trois émissions de courant par lettre ou par signe. L’extension du service télégrapbi(|ue a provoqué les recherches des inventeurs dans le but surtout d'atteindre une grande rapidité. ,M. Hughes a, vers 1859, fait connaître un télégraphe qui imprime une lettre par chaejuc émission, et qui produit par conséquent un travail à peu près triple de celui que peut donner le système de Morse. Cet immense avantage est acheté par une complication extrême-, il faut en outre pour le maniement de l’instrument des employés habiles et exercés : aussi ne peut-il guère être appliqué que sur des grandes lignes. Nous allons essayer de faire comprendre les dispositions fondamentales de cette étonnante machine télégraphique.

La figure 527 représente l’ensemble de l’appareil. 11 est formé d’un puissant rouage d’horlogerie dont le poids moteur atteint 50 ou CO kilogrammes et qui est régularisé par une lame vibrante /. Un curseur mobile sur la lame permet de modifier la durée de la vibration. Sous l’action du rouage trois axes sont mis en mouvement avec des vitesses différentes : 1“ l’axe des lettres ou des types, ainsi nommé parce qu’il se termine par une roue T portant sur son pourtour gravées en relief les 25 lettres de l’alphabet séparées par un blanc; 2“ l’axe imprimeur ou axe des cames, dont la vitesse de rotation est beaucoup plus grande que celle du précédent et peut allerjusqu’à 700 tours par minute; il se termine par le volant V. Ces deux axes sont horizontaux et sont représentés séparément dans la figure 528; 3“ un axe vertical a auquel l’axe des types

Fir. 547. — Télégraphe Hughes.

MACHINES ÉLECTROMOTRICES.

imprime une rotation e.xactemenl égale à la sienne à l'aide de deu.v roues d’angle.

L’arbre vertical est composé de deux parties métalliques isolées l’une de l’autre par un disque d’ivoire; ces deux parties communiqu(!nt ordinairement l’une avec l’autre par la vis V, mais les parties r' et V peuvent se disjoindre.

Le bras formé par les pièces v' et v se nomme le chariot; il tourne avec l’arbre a au-dessus d’un disque D percé d’autant de trous qu’il y a de lettres ou de signes sur la roue des types. Ces trous sont rangés circulairement autour du pied de l’arbre, et c’est

exactement au-dessus d’eux que passe l’extrémité du chariot. Dans CCS ouvertures sont disposées des tiges métalliques ou goujons g qui se soulèvent d’une petite quantité au-dessus du disque, quand on appuie sur les louches corre.spondantes B, N d’un clavier tout à fait analogue à celui d’un piano. Quand le chariot passe au-dessus d’un des goujons soulevé, l’extrémité du bras est légèrement déplacée, et 11' SC trouve isolé de e. Par suite de cette disposition, le courant de la pile, qui arrivait au goujon et de l;i se perdait dans la terre.

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