PRODUCTION UT PROPAGATION DU SON
d’une part el de l’oreille de l’autre ne suffit point pour déterminer l’impression, il faut (jii’iin rapport s’établisse entre le corps et l'organe : cela se fait [lar l’intermédiaire d’un milieu pondérable. Ce milieu peut être quelcomjue, solide, lùiuide ou gazeu.v; toutefois il doit être constitué par une matière plus ou moins élastique. Si on suppose un corps vibrant dans un espace absolument vide ou au sein d’un milieu complètement dépourvu d’élasticité, l’oreille placée il une certaine distance ne perçoit, n’entend aucun son; le son dans le sens propre du mot n’existe pas.
On justifie cette proposition par les expériences suivantes :
1° On di.spose sous le récipient de la machine pneumatique un timbre à rouages A (fig. 570) que fou peut mettre en mouvement de
l’e.xtérieurà l’aide du levier^. On le place sur un petit coussinet de ouate ou de toute autre matière très-peu élastique, et on raréfie l'air dans la cloche. Loi-squ’on a fait le vide aussi comiilétement que le permet la machine, on met en mouvement le rouage, on voit celui-ci marcher, le marteau rctomher sur le timbre, et pourtant foreillc n’enteiul pas de son, ou du moins elle n’en entend qu’un d’une très-faible intensité. Si on lai.sse rentrer graduellement l’air, le son prend une intensité graduellement croissante, et on doit évidemment conclure que si on pouvait faire un vide absolu et trouver un support strictement non élastique, il n’y aurait rigoureusement pas de son produit.
2° On peut se servir d’un ballon à robinet (11g. 571), dans f intérieur duquel est suspendue par un fil de lin une petite clochette. Si Ion lait le vide dans le ballon, et qu’on l’agite, le son produit par la clochette est à peine perceptible. Ce .second mode d’expérience présente quelques avantages : ainsi on peut remplir le ballon de gaz dilTérents ou même de vapeurs saturées ou non, el l’on recon-
Fig. 570. — Son dans k» vidu*.
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