INTERVALLES MUSICAUX
ressources que fournissent les propriétés physiques des corps vibrants; l’intensité des sons, le timbre des divei-s instruments jouent donc un rôle évident dans une composition musicale ; toutefois on peut dire que ce n’est (ju’un lôle de second ordre. Le fond de l’art musical consiste dans l’emploi des intervalles musicaux. Par une expérience qui remonte sans doute à l’origine du monde, on a reconnu que les intervalles qu’il est possible il’utiliser sont en réalité peu nombreux; ils sont contenus dans une échelle de sept sons, connue sous le nom de gamme
647. Gamme. — La gamme est formée d’une série de sept sons allant du grave à l’aigu, ou de l’aigu au grave, confenus entre deux sons extrêmes dont l’un est ii l’octave aiguë ou grave de l’autre.
Voici les noms des notes de la gamme, dite gamme majeure :
Noms français. .'.... ul ou do ré mi fa sol la si «( j.
Noms anglais cl allemands. C D K F G A B ou H C.
En comparant la note la plus grave ou la tonique aux différents sons de la gamme, on a divers intervalles employés en musique. Ces intervalles portent les noms suivants ;
à ti( unisson. sol à ul quinte.
rc à Mf seconde. la h ut sixième.
mi à ut. . . '. . . tierce. si à ul septième.
fa à ul quarte. «G à ul octa\e.
Par la combinaison de la méthode expérimentale et du calcul, on a déterminé les rapports des nombres de vibrations qui caractérisent ces divers intervalles; ces rapports sont exprimés dans le tableau suivant, dans lequel le nombre de vibrations correspondant à la note ut est représenté par 1 :
ut re mi fa sol la si ul
I. Le mot gamme vient de la lettre grecque gamma, ajoutée vers le xi* siècle, et employée pour désigner la note du ta grave du violoncelle, qui commençait alors la série des notes employées A, B, C, D, F., F, G. On prit le F grec pour ne pas troubler la suite des lettres déjà employées. Le pomma commençant alors la série des sons, on a donné à cette série le nom de gamme.
KVAI.I ATION NL'.MKUinUK DES SONS.
L'c\:iclilii(lc (le ces mmilHTS petit être coiisiiit'rée comme iilisdliK' ; ils résiillctil irevptM'ieiicns iiilinimoiit variées et qui se soûl rectifiées siiccessiiemiMil les nues par les autres. Si l’ou prend le rapport du nomlire de viliralions de chaque note à celui de la note pn‘Ci'‘denle, on olilient les nonihres suivanis :
Dr rc il lit. .
Dr mi il ni .
Dr fa il mi .
Dr sol il fa .
rï
Dr la il sol
Dr si il la
Dr al il si
Ifi
L’intervalle qui est la seconde majeure, s’appelle un ion
niajnar. L’intervalle est un ton mineur. Le rapport entre le Ion
majeur et le ton mineur est ^ L’intervalle — est appelé
comma. C’est le plus petit de ceux que l’on considère eu musique,
el on le refîarde, en fîénéral, comme néfîligeahle. L’intervalle est
appelé ilemi-lon majeitr.
On voit, d’après ces (halualions, qu’il y a une certaine iriôgularité dans la série des sons de la gamme, .\insi, la gamme majeure est formée de la succession suivante : un Ion majeur, un Ion mineur, un demi-ton in.ijeur, un Ion majeur, un ton mineur, un Ion majeur, un demi-ton majeur. C’est dans cette succession, telle ipielle, que consiste précisément la gamme; la tonique peutavoir tel nomlire de viliralions que l’ou voudra, mais une fois sa hauteur fixée, celle des autres notes s’en dihluit rigoiireusemenf.
La gamme peut être imilongée indéfiniment dans les deu.\ sens; ces diverses gammes .se distinguent les unes des autres par un petit chilTre. [ilacé au-dessous du nom de la note. Ainsi, en appelant ni, n',..., les notes d’une gamme (]ui servira de terme de comparaison, les notes ni, rcj, ut, ré,... désignent les notes correspondantes de la deuxième et de la troisième octave supérieure; Mt-i ré.,, lit., ré.,... désignent celles de la seconde el de la troisième octave en dessous.