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Vitesse de la lumière déduite de l’observation des

PROPAGATION DE LA LUMIÈRE

éclipses des satellites de Jupiter. — Jusqu’à l'époque où a élé cxéculée l’c-xpérience de M. Fizeau, on iTavail pu réussir à rendre sensible la transmission successive de la lumière par des e.xpériences faites à la surface de la terre ; mais 1e fait était connu, on l’avait déduit de cerlains phénomènes astronomiques qui avaient même pu servir à mesurer avec assez d'e.vaclilude cette vitesse de transmission. C'est à rastronoiiie danois Hœmer, venu en France avec Picard en 1072, «pi’est due celte importante découverte. 11 y a élé conduit par la discussion des heures auxquelles se produisent les éclipses du premier satellite de Jupiter.

On sait que Jupiter est enloiiré de (luatre satellites qui se meuvent à peu près dans le plan de l’orbite de la planète. Il résulte de là que, lorsque le satellite passe derrière la planète par rapport au soleil, il pénètre dans le cône d’ombre de celle-ci et s’éclipse. Ces éclipses peuvent être observt*es Irès-aiséinenI, même avec des lunettes d'un pouvoir grossissant faible. Suivant la position relative de la Terre et de Jupiter, on peut obseiTer soit l’entrée dans le cène d’ombre, c’est à-dire Vimmersion, soit la .sortie ou l’i'mfrsiofi, mais on n’observe pas les deux phénomènes à la fois pour la même éclipse, parce qu’une partie du cône d’ombre nous est masquée par le corps de la planète. Malgré celle circonstance on a pu, en combinant les diverses observations, calculer avec une trèsgrande exactitude rinlervalle moyen de deux éclipses. C’est ainsi qu’on a reconnu que pour le premier satellite cet intervalle est égal à 62 heures 1/2 environ.

Cela posé, imaginons que la terre soit en T, Jupiter en J, c’està-dire que les deux astres soient en conjonction (flg. 620); la distance qui les sépare est alors la plus petite possible. Les deux planètes se meuvent, mais la terre a un mouvement beaucoup plus rapide, de sorte que, lorsque Jupiter sera venu en J', la terre sera en T', en opposition; ce sera le moment <tg la plus grande distance entre eux. Pendant toute celte période la distance des deux planètes aura été en augmentant. Or, si l’on examine les intervalles successifs des éclipses, on trouve qu’ils sont tous supérieurs à 62 heures 1/2, c’est-à-dire à la valeur moyenne. A partir de cette opposition, les deux astres se rapprochent jus<[u’à une nouvelle conjonction qui

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