CHAPITRE LVIII
RÉFLKXION DE LA LUMIÈRE
694. Réflexion. — Si l'on fuit pénëli-cr’dans l'intérieur d’uiu* chambre noire un faisceau délié de liimière solaire .AB (fig. 623) el qu’on le fasse loin bersur une surface plane présentant un certain degn* de poli, on voit le faisceau se relever suivant la direction BG : c’est en
Fin- usa. — ItOflcsioii do la lumière.
cela que consiste la ré(le.\ion. AB se noinine le rayon incident, BC le rayon réfléchi. L'angle ABD formé par le rayon incident et la perpendiculaire ou normale à la surface BU se nomme l’angle d'incidence. L’angle CBI) formé par le rayon Réfléchi et la même normale est l'angle de réflc.vion. Un appelle plan d'incidence le plan formé par le rayon incident AB et la normale Bl). -
LOIS DE LA RÉFLEXION. «Tü
695. Lois de la réflexion. — Ln rélle.vioii de In lumière ii In surface des corps polisse fait suivant les lois suivantes :
1° La réflexion a lieu dans le plan de l’incidence;
2" L’angle de réflexion est égal ù l’angle d'incidence.
On vérifie expérimentalement ces deux lois de la manière suivante: On se sert d’un limbe vertical divisé (flg. 62ti),au centre du- •luel se trouve une petite plaque polie que l’on rend exactement horizontale à l’aide d’un niveau à bulle. Sur le limbe se meuvent deux cui’seui-s portant deux tulies noircis à fintérieirr et munis de lignes de visée exactement dirigées vers le centre du limbe. Ces lignes de visée sont ordinairement formées par dos ouvertures très-étroites. Le zéro de la division du cercle est placé à l’extrémité du diamètre vertical passant par le centre, et cette ilivisiou s’étend symétriquement de part et d’autre. Les curseurs sont munis de points de repère correspondant aux lignes de visée des Fig. 02t. — VL-rirtcaiion
. , (les lois de la réflexion.
tubes.
Pour faire l’expérience, on place devant l’extrémité extérieure de l’un des tubes la flamme d’une bougie, par exemple. Une portion de la lumière envoyée par celte source pénètre dans le tube en fôrmant un faisceau ayant précisément la ilircction de la ligne lie visée, car les rayons d’une direction diirérenlc sont arrêtés et absorbés par les parois intérieuies ijui sont noircies.
En faisant mouvoir le .second tube et plaçant l’œil derrière son extrémité, on arrive toujours à trouver une position qui permet de voir la lumière, de la bougie réfléchie par la petite surface plane. Or on reconnaît que les deux cui’seurs sont placés à la même distance du zéro, ce qui démontre l’égalité de l’angle de réflexion et de l’angle d’incidence. D’ailleurs la réfle.vion se lait dans le plan vertical dp limbe qui est précisément le plan de l’incidence. Les deux lois de la réflexion se trouvent donc vériliées.
696. Horizon artificiel. — Les lois de la réflexion de la lumière sont le fondement d’une méthode très-usitée pour la mesure de la hauteur d’un astre au-dessus de l’horizon, et dont
RÉFLEXION DE L.\ LUMIÈRE
l’cxacliluile reconnue peut •'Ire considért'e comme la vériûcalion (le ces lois elles-imimes.
On se sert d’un cercle divisé (lig. 625), établi par des procédés convenables dans un plan vertical. On dirige une lunette munie
Fig. 025. — Horizon ariificiel
d'une ligne de visée suivant la direction 1 S' et de façon à voir une étoile déterminée. On dirige ensuite ou une seconde lunette si l'instrument en pn‘sente une, ou celle ([ui a servi pour la précédente expérience, suivant la direction l'R, de façon à apercevoir l’image de l’étoile par réllexion à la surface d'uu bain de mercure. En admettant l’exactitude des lois de la réflexion de la lumière, la hauteur de l’astre au-dessus de l’horizon est la moitié de la distance angulaire qui sépare les deux lunettes.
En elTet, l’image de l’étoile observée par réflexion est fournie