‹ Traité élémentaire de physiqueChapitre 325 sur 385 · MIROIRS · texte numérisé non relu

MIROIRS

par la rëne.xioii d’un rayon liiinineux IS parallèle è l'S' à cause de l’extrême distance de l’éloile. Les deux angles Sl.N et NIR sont égaux; il en est de même des angles S TN', N l'R’ qui sont égaux aux premiers en vertu des propriétés des parallèles. Or, .si l’on conçoit en r une droite horizontale perpendiculaire à l'N’, cette droite divise évidemment en deux parties égales l’angle STR. et la moitié supérieure est précisément la hauteur de l’astre au-dessus de l’horizon.

Ce procé<lé pour mesurer la hauteur d’un astre est souvent employé, soit dans les observatoires, soit dans les stations géodésiques; on le désigne sous le nom d'horizon- artificiel ou horizon de mercure.

697. Réflexion irrégulière. — La réflexion dont il vient d’être (jiiestion porte le nom de réne.xion régulière ; elle est d’autant plus marquée que la surface est plus polie et que les rayons sont plus inclinés. Il y a une autre sorte de réflexion appelée diffusion, en vertu de laquelle une surface frappée par un faisceau de lumière devient le siège de faisceaux dirigés dans toutes les directions de l’e.space. C’est é raison de cette diffusion que les corps é-ctaircs sont visibles et peux'ént être considérés comme des corps lumineux. S'il n’y avait que la lumière régulièrement réfléchie, on verrait non pas les corps, mais bien la source qui les éclaire. Ainsi un observateur qui .se placerait sur le trajet d’un rayon solaire réfléchi verrait l’image éblouis.sante du soleil cl ne verrait pas le miroir. C’est la diffusion qui rend celui-ci visible. .Ajoutons que dans l’acte même de la diffusion il s’établit dans le faisceau une modilicatiou spécifl(iue A la suite de laquelle les faisceaux qui proviennent du corps ont une intensité ou une couleur qui dépend de la nature du corps lui-même.

698. Miroirs. — On donne le nom de miroir à toute surface polie capable de réfléchir la lumière et de donner lieu à des images de formes diverses. Les anciens .se senaient exclusivement de miroirs en métal, ordinairement en bronze, mais quelquefois en argent ou même en or. L'usage des miroirs en glace étamée remonte au xii® siècle. Ce sont des lames de verre ou de glace derrière lesquelles on applique un amalgame d’étaiu (tain) qui forme la surface réfléchissante. De cette façon celle-ci se trouve soustraite

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