‹ Traité élémentaire de physiqueChapitre 326 sur 385 · PHYS. DESCHANEL · texte numérisé non relu

PHYS. DESCHANEL

KÈI'I.KXIÜN DK LA LL'.MIKHK.

il l alléralion ilc l’air, ce qui est un nvantase considérable. Toute, fois le tain et la surface du verre forment en réalité dcu.v miroirs et donnent par suite deux images, ce qui dans les e.xpérienccs d’optique constitue un inconvénient tout à fait intolérable : aussi dans ce casse sert-on de miroirs métalliques. Le métal des miroirs est une sorte de bronze formé de fifi parties de cuivre et 33 d’étain. On y ajoute quelquefois du plomb, de l’antimoine et même de l’arsenic. Les miroirs en verre argenté, fort employés aujourd’hui, .sont bien supérieurs aux précédents. On a essayé aussi, mais sans Ireaucoup de succès, des miroirs en verre platiné.

Les eiïets produits par les miroirs dépendent de leur forme: nous examinerons ici seulement avec quelques détails les miroirs plans et les miroirs sphériques.

699. Miroir plan. — Le miroir plan est une surface plane réfléchissante; son effet général et bien connu est de donner lieu

derrière. le miroir à une image pareille à l’objet. Les lois de la réflexion de la lumière rendent très-aisément compte de ce fait.

Soit en effet un miroir plan .Mi\ et un point lumineux S. De ce point partent différents rayons.

SI, Sr, SI”, qui se réfléchissent sur le miroir et donnent lieu aux rayons réfléchis 10, l’O’, I”0”.

Abaissons du point S sur le miroir une perpendiculaire SK et prolongeons-Ia derrière le miroir. Prolongeons, d’autre part, le rayon réfléchi 10; ce rayon, étant situé dans le plan normal d’incidence SIN, ira couper quelque part en S' la droite SK qui est dans le même plan. Cela po.sé, on voit que les deux triangles rectangles SKI, KIS' sont égaux, car ils ont le CAdé Kl commun; les deux angles SIK, KIS' sont égaux, comme complémentaires, le premier de SL\, le second de MO, et les deux angles SLN, NIO sont égaux d’après la loi de la réflexion; l’angle en K est d'ailleurs droit, les deux triangles considérés ont donc un cèté égal adjacent à deux angles égaux; ils sont donc égaux,

M kf--

Fip. 0‘iü. — Miroir plan.

THfiOKIK DU MIKOIR l’I.AN.

cl par suite KS'=kS. Mais ce qui csl vrai pour le rayon 10 l'csi aussi pour tous les autres; donc tous les rayons rdlldcliis prolon-

gés vont passer par le point S’ syinclrique du point S. Il suit de là (pie. si ([uelques-uns de ces rayons arrivent à l’œil, celui-ci sera exactement impressionné comme s’ils venaient de S' ; il verra donc en S' un point lumineux image du point S.

La figure 627 montre un pinceau de rayons lumineux partant d’un point de la flamme d’une bougie; le faisceau réfléchi divergent pénétre dans l’œil, et son sommet est précisément l’image du point considéré.

Ce qui est vrai pour un point particulier s’applique évidemment à chacun des points d’un objet. Si par exemple un objet AB est placé au-devant d’un miroir (flg. 628), l’œil situé en O verra l’image du point A en A', celle du point B en B', et par suite l'image de AB sera la lignesymélrique A'B'.

On voit d’après cela que l’image vue dans un miroir plan n’est pas égale à l’objet dans le sens absolu du mot ; elle est symétrique de l’olijel, c’est-i’i-<lire que ses dilTé-

— Imago d'un objet,

rents points sont sur les perpendiculaires abaissées des points correspondants de l’objet et prolongées d’une quantité égale derrière le miroir. Ainsi, ce qui esta droite dans l’objet est à gauche dans l’image, et vice rrrsa; une personne placée, devant un miroir et mouvant son bras droit voit son

HÉI'I.KXION DE LA LCMlfellE.

image mouvoir le bras gaiiclic; les caractères d'imprimerie sont vus renversés tels (]u’ils se trouvent sur la forme d’impression, ou comme on les verrait par transparence en regardant derrière la feuille de papier qui les porte, etc.

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