Chambre noire des photographes. La chambre noire
des photographes est formée d’une boite sur l’une des faces de laquelle e.sl fi.vé sur une ouverture convenable un tube •AI! terminé par l’objectif. Cet objectif est formé des deux lentilles E, L. L’emploi de deux lentilles, è la place d’une lentille unique, est une chose très- fréquente en optique et il est facile d’en comprendre la raison. Supposons en effet un faisceau de rayons parallèles arrivant sur un pareil système : après la réfraction sur la première lentille, les rayons en subissent une seconde, ei leur point de con-
Fig. OS". — Chainlire noire dos phologrâptim. , .
cours va se faire beaucoup plus près. On a donc obtenu le même effet qu’en employant une lentille d’un foyer plus court, mais avec l’avantage d’un
Difliü’ari
IMIOTOGRAI'HIK.
plus grand ddaireniont. Ceci riisulle de ce ([iie, pour (‘viler les aberrations de sphéricité, les lentilles ne doivent jamais embrasser qu’une petite portion des sphères (pii les lerminent; si donc les sphères ont un très-petit rayon, c'est-à-dire si le foyer est court, la lentille sera naturellement très-pclite, et, par suite, elle admeltra peu de lumière. C’est à cet inconvénient, ainsi (pi’à quebjues autres dont nous n’avons pas à parler ici, que remédie la disposition adoptée. En G se trouve une glace dépolie sur laquelle vient se former l’image de l’objet que l’on veut reproduire. Pour mettre au point, c'est-à-dire pour placer la glace à l’endroil qui correspond exactement au foyer conjugué de l’objet, on se .sert d’abord du tirage de la boîte ipii pré.sente une pai-tie M plus petite et rentrant dans la portion N, et, pour achever, du pignon V qui, à l'aide d’une crémaillère, fait mouvoir la portion du tube AB qui porte l’objectif. C’est lorsque la mise au point est aussi parfaite que possible que l’on substitue à la glace dépolie la plaque sensibilisée sur laquelle doit venir l’épreuve'.
1. L<*s proci'*d»^ piit>»rtgraphiques sont aujourd’hui infiniment variés, non pas en ce qui regarde la partie optique de l’appareil, mais dans les réactions chimiques, et par suite dans la nature des produits employés. Le principe fondamental remonte au physicien anglais Talhot ; oublié pendant les grands succès do DagmTre, H se retrouve aujourd’hui dans tous les procédés. Il consiste à obtenir d’abord une épreuve inverse appelée négative, dans laquelle les blanrs de l’objet sont noirs et vice versa. Cette épreuve obtenue sur iinc plaque plus ou moins transparente est placée ensuite sur une feuille de papier sensibilisé au chlorure d’ai^ent et exposée au\ rayons solaires. Ix*s blancs des négatifs donnent lieu alors à des noirs sur le papier sensible et l’on oljsient ainsi l’épreuve positive. ï.e même négatif ou ctiché peut senir obtenir un grand nombrf* de positifs.
On se sert le plus souvent aujourd'hui, pour les clichés, d’une plaque de verre sur laquelle on verse une couche d'albumine ou de collodion sensibilisés par un sel d'argent. Voici une des nombreuses formules qu’on peut employer :
fcthiT sulfurique 3(H) grammes
Alcool h W" ‘200 «
Coton-poudre 5 »
On ajoute II ce mélange, après les avoir broyés au mortier de porcelaine*
lodure de potassium I3 grammes.
— d'ammonium I*%75
— de cadmium
bromure de cadmium
On verse le collodion sur la glace que l’on immerge ensuite dans une dissolution à
U K K 11 .vr/riüN.
750. Emploi des lentilles dans les projections. — Les lentilles sont continuellement employées en physique pour projeter l’ininge de diverses e.vpériences, et les rendre visibles pour un très-grand nombre de spectateurs è la fois. Les dispositions varient d'un cas à l’autre et ne sauraient être iiuliipiées d’une manière générale.
751. Microscope solaire. — Lanterne magique. — Le microscope solaire .se compo.se es,senliellement d’une lentille convergente, à
court foyer, donnani une image Irè.s-agrandie d'un petit objet placé un pou au delà du foyer. Pour donner à celte image un éclat suffisant, on éclaire l’objel nu moyeu de rayons solaires réfiécliis par une glace et concentrés par une lentille à large surface; c'est ce que l’on appelle Y iltummnieur. Souvent, au lieu d’uue lentille simple, à très-courl foyer, on prend une combinaison ti’uue lentille conveve el d’une lentille concave ijui, pour le même agrandissement, donne plus de lumière.
Le foyer lumineu.v, dans les régulateurs do lumière élecirique,
10 d'iuolalc d'ar^çeiU. La couche de ocdiodioit devient opaline, on retire la plaque, on l'égoutle et on la met dans le chüssis à poser.
Lu pose terminée, on fait venir l’épreuve par l’action d’un liquide dont voici une
formule :
Eau distillée 250 grammes
Acide pyrogallique I *•
Acide acétique cristallisable 20 i»
Quand l’image est arrivée au degré de vigueur désirable, on la fixe soit par une dissolution d’Iiyposulfitc de soude h 25 ou 50 soit par du cyanure de potassium ix 3 et le cliché est terminé. Pour obtenir l’épreuve positive, on pose le cliché sur un châssis vitré au-dessus d’une feuille de papier sensibilisé au chlorure d’argent (la sensihilisaiiûii de la feuille positive s’obtient par l’initnersion d’abord dans une dissolution de sfd m«rin â 3 ou 4 •/„ puis dans du nitrate d’argent â !K On arrête l'exposition quand ou croit le ion sufiisamment fort, on fait virer la teinte par un sel d’or, et on fixe uno dernière fois h l'byposulfitc de soude. Il n’y a plus alors qu’â laver et faire sécher.