‹ Traité élémentaire de physiqueChapitre 352 sur 385 · I . Voyez les problèmes · texte numérisé non relu

I . Voyez les problèmes

DISPERSION

de la subslance. On peut donc énoncer celte proposition :

Dans une lentille achromatique , le rapport des pouvoirs dispersifs est égal au rapport des distances focales des deux lentilles.

On reinaniuera ([ue <ians la fornuile (1) il entre quatre quantités à déterminer, sont les (juatre rayons de courbure. Assez ordinairement, on fait coïncider exactement la face postérieure de la lentille (le crovN ?i avec l'iine des faces de celle de llint, ce qui réduit le nombre des inconnues à trois ; le problème n'en est pas moins très-indélerminé et comporte un grand nombre de solutions. •Mais ces solulions doivent être compatibles avec celles qui réduisent le plus possible l'aberration de spbéricilé. Ajoutons que, quand on a r(Mini les rayons rouges et les rayons violets, on n'a pas réuni b-s autres, qu'il est donc impossible d’obtenir un acbromalisme complet et qu'il faut dès lors se préoccuper des portions du spectre qu'il est le plus convenable d’acbromaliser. Enfin un dernier élément complique la question : c’est que les images directes sont ellesmêmes vues è l'aide d’un antre système optique, dont les elTets liropres \iennent modifier ceux de la lentille elle-même.

On comprendra facilement, d'aprf‘s ces explications, que la construction des lunettes et des microscopes achromati(iues soit entourée de très-grandes difficultés; ces difficultés sont telles, que dans le jilus grand nombre des cas les constructeui's se bonient à reproduire des modèles auxipiels on est arrivé par des essais empiriques. La détermination rigoureuse, a priori, des conditions qui caractérisent une lentille aebromatique, ayant d’ailleurs les meilleures qualités possible à tous les points de vue, est une question extrêmement difficile, à cause de son caractère complexe.

764. Arc-en-ciel. — L’inégale réfrangibilité des rayons diverseineul colorias a permis h Newton de donner une théorie coniiilète. de l'arc-en-ciel, et de la confirmer par des mesures directes. On sait que ce magnifique pliénomène s’observe lorsque des nuages se n'-solvent en pluie dans une région du ciel opposée à celle ([u’occupe le soleil. L’observateur placé en face du nuage voit deux arcs concentriques et présentant les couleurs du spectre solaire. Dans l’arc intérieur, (|ui est ordinairement le plus brillant, le rouge est en haut et le violet en lias; c'est l’inveree dans Tare supérieur.

Page 1