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CHAPITRE LXII

VISION ET INSTRUMENTS D'OPTIQUE

773. Description de l’œil. — L'œil de l'Iiomine (fig. 701) est foinié d’un globe à peu près sphérique enchOssé dans les cavités orbitaires. L’enveloppe exiérieure 11 est roriuée par une ineinbraue

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Fig. 101. — QCil de riiomnio.

opaque et résistante appelée scliroiiqM ou cornie opaque. Sur la partie antérieure, une portion A de la cornée devient transparente : c’est la cornée iransparenie. Derrière la cornée transpai'cnte se trouve une cloison musculaire et contractile P appelée iris; elle est diver-

'J6(i VISION I-T INSTHl'MENTS D’OPTIQUE.

seuieiit TOlorée, suivant les cas; c’est à elle qu'est due la couleur des yeux. L’iris est percd en son centre d’une ouverture appelée pujiUle, par laquelle les rayons lumineux venus de l'extérieur jieuvent pénétrer dans l'intérieur de l’œil. Derrière la pupille est le crisUiltin E, corps transparent, ayant A peu près la forme d’une lentille dont la face antérieure a une courbure moins prononcée <jue la face postérienre. La portion de l’œil comprise enli’c le cri.slallin et la cornée tnmsparente porte le nom de cliambre antérieure : elle est remplie d’uti liquide d’uue densité peu dilTérente de celle de l’eau el (]u’on désifjne sons le nom d humeur aqueuse. La partie L, situér; derrière le cristallin, est la chambre postérieure -, elle est remplie d’un liquide de consistance gélatineuse, contenu dans l'inlérieur d’une mcmhi-ane très-mince -, c’est le coips rilré ou Vlnmmir riirèe. La chambre postérieure est ta[>issée par une membrane noire appelée choroïde. Sur la choroïde s’étale la rétine K, qui n’est autre chose que l’épanouissement du nerf optique M el qui est di'slinée à recevoir l’impression lumineuse.

774. Mécanisme de la vision. — Il résulte clairement de celte descripliou que si un pinceau lumineux, provenant d'un point extérieur, pénètre dans l’anl, il éprouvera une sthie de réfi-actions qui auront pour etfet de le rendre convergent, car le cristallin ayant un indice de réfraction supérieur aux deux milieux enlre lesquels il se trouve (voir le tableau, page ‘J08), loules les réfractions ont lieu dans le même sens'. Il se formera donc (|iiel(|ue i)art une image réelle el renversée d’un objet placé à l’extérieui-. Si cette image se forme sur la rétine, la vision a lieu; elle est nette si l’image est nette, elle est confuse si l’image est confuse. Eu d’aulies termes, la roi-malion sur la rétine de l’image nclle des objets e.xiérieurs est la condition physique essenliclle de la vision.

Il ne nous est pas possible de découvrir la façon dont le phénomène physique de l’image se transforme en sensation ; toutefois on comprend que, puisque la rétine est l’intermédiaire de cette sens,-iliüii, il faut que l’image soit nette, car à celte condition seule un

t . Il rC'Sulte de cotte particularilii que l'cril n'est pas .acliromatique. Ce déraut, pou sensible dans Ica ras ordinaires, le devient beaucoup lorsftu’it s'agit d’objets trèsdi'liés et trés-vivomont éclairés.

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