‹ Traité élémentaire de physiqueChapitre 358 sur 385 · MICROSCOPE COMPOSÉ · texte numérisé non relu

MICROSCOPE COMPOSÉ

rience et la théorie montrent qu’il y a avantage à se servir de ménisques plan-conve.\es dont les parties courbes se regardent. Lorsque, les distances focales des deu,t lentilles étant les mêmes, la

distance qui les sépare est égale au.x — de cette distance, le système

prend le nom d’ocutaire de Ramsden on oculaire positif.

781. Microscope composé. — Le microscope composé consiste essentiellement en une lentille O appelée objectif, placée .'i l’une des extrémités d’un tube et en une autre lentille 0' appelée oculaire, qui sert h regarder l’image réelle d’un objet formée par la première. L’objet ab est placé derrière l’objectif, entre la distance focale principale et le double de celte distance, l’image réelle a' fc' est agrandie. Si elle se forme à une distance convenable de l’oculaire, celui-ci permettra de voir l’image virtuelle .\B formée à la distance de la vision distincte. Il y a donc ici deux grossissements successifs, celui de l'objectif et celui de l’oculaire : de là le nom de microscope composé donné à l’instrument.

Grossissemeni. — Un raisonnement semblable à celui qui a été employé à propos de la loupe montre que le grossissement est égal

au rapport Or ce rapport est égal à ^ . Le premier fac-

teur représente le grossissement de l’objectif, le second celui de l’oculaire, d’où on voit que le grossissement total de l’instrument est égal au produit du grossissement de l’objectif par celui de l’oculaire, ce qui est d’ailleurs évident a priori.

Le grossis-sement de l’oculaire, dans le cas où celui-ci est formé par une simple loupe, est connu, et égal à 1 + -^ ; il sufOt donc de multiplier celte quantité par le grossissement de l’objectif.

PHYS. DRSOIIANRL.

Si

VISION ET INSTllUMENTS D’OPTIQCE.

Le grossisseiiiciit de l’oltjectif se mesure directement de la manière suivante :

A l'endroit où se forme l'image réelle de l’objet se trouve un diaphragme dont le diamètre est connu. Ce diaphragme sert d’ailleurs à limiter le champ de l'instrument et ù ne laisser arriver sur l’oculaire ijiic les faisceaux qui sont peu obliques. Supposons qu’on place sur le porle-objet un micromèlrc formé d’un millimètre divisé en 100 parties égales; on apercevra l’image de cet objet limitée par le diaphragme; soit ii le nombre de divisions (lu’on peut y compter,

chacune d’elles a pour longueur de millimètre, et par suite la longueur réelle de l’objet dont on voit l’image est, en prenant le millimètre pour unité, D’autre part, la longueur de l’image

est exactement le diamètre M du diaphragme, exprimé en millimètres; le grossissement de l'objectif est donc M ;

Pt, par suite, le grossissement total est

fl

Comme

Fig. 710.

Mesure du groiisissumcni.

on ne se sert pas ordinairement d’un oculaire simple, mais bien d’un oculaire composé analogue à celui qui a été décrit dans le paragraphe précédent, le second facteur doit être remplacé par la valeur du grossissement dans l’oculaire particulier dont ou se sert.

Mesure directe du grossissement. — On peut, du reste, d’une façon empirique, déterminer le grossissement total par une expérience directe. On place, à cet effet, au-dessus de l’oculaire un miroir incliné et percé d’un trou à son centre. A côté se trouve un prisme rectangle dont l’hypoténuse réfléchit totalement l’image d’une règle divisée; de cette façon l’œil

voit dans le champ du microscope l’image de la règle. Il suffit.

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