OCULAIRE NÉGATIF
par conséquent, de prendre pour objet le micromètre pour savoir le nombre de divisions de la règle qui soni couvertes par un nom- ' bre déterminé de divisions du micromètre. Si, par exemple, n divisions du micromètre couvrent N divisions de la règle divisée en millimètres, le grossissement est égal à
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Emploi lie l'oculaire négatif. — On emploie comme oculaire tantôt l’oculaire positif décrit dans le paragraphe précédent, tantôt un oculaire composé aussi de deux verres convexes, mais différant de celui de ilauisden en ce que le premier se trouve plus rapproché de l’objectif que l’endroit où se formerait l’image réelle de l’objet ; celleci SC formerait directement dans l’intervalle des deux verres. A raison de celte circonstance on a donné à cet oculaire le nom d’oculaire négatif. Iluyghens, qui le premier en a proposé l’emploi, le destinait à la correction des cITets de la disperaion. Bien qu’aujourd’hui on se serve d'objectifs achromatiques, comme cet achromatisme n’est jamais absolu, l’oculaire négatif peut encore avoir sous ce rapport quelque utilité. La ligure 711 montre comment cet elTet peut être produit. L’objet AB placé derrière l’objectif donnerait lieu, dans le cas où celui-ci n’est
pas achromatique, à une série d’images colorées ; Or 0, est l’image rouge et a„ 6u l’image violette. .Mais avant que les rayons se soient coupés pour former effectivement cette image, ils rencontrent la lentille O' qui rejette l’image rouge en a\ h', et l’image violette en a » b\. Or il résulte de la disposition des axes optiques que l’image violette est à la fois plus petite que l’image rouge et plus rapprochée de la lentille O". On conçoit donc que celle-ci puisse
VISION KT INSTHlîMENTS D’OPTIQUE.
Fig. 712. — Microsropjj universel. — S, socle; — A, pièce à rotation de 00* aulonr de l’axe î; — r, verrou d’arrôi; — A% pièce à rotation d'un tour complet; — r, verrou d’arrêt dans les ouvertures de la collerette n de la pièce A'; — B, pi»Vc pouvant monter cl descendre dans A' par l'écrou Fj; — T. tubes qui portent les oculaires et les objectifs; — F.*, écran pour la mise au point du micromètre; — fl, revolver à deux calottes sphériques pour le changement des objentifs; — E', écrou actionnant les vis guides b pour le inoiivcment rapide des tubes T: — e et e', écrous faisant mouvoir solidairement ou iiidép<Midammeot les lentilles intérieures; — G, ouvertures latérales pour l’éclairage des corps opaques; — P, platine mobile; — P', douille de la platine; — \\ vis donnant k la platine un mouvement rapide ; — V’, vis donnant le mouvemnnt Itmt; — G, G', miroir concave et plan pour Féclairement; — D, porte-diaphragme; — M, micromètre à ligne spirale; — D» H, diamètres; — J, vernier. — Le système binoculaire est représenté à part ; O, objectif; — P, prisme à double réflexion totale st'paraiit en deux le faisceau objectif; — (, lentille de champ; — oculaire; — q» via pour Fécarlement des faisceaux.
LUNETTK ASTIlONOMIQüli.
être placée de telle façon que les deux images soient contenues dans l’angle qui a pour sommet le centre optique de O". Dans ce cas, l’œil étant très rapproché de la lentille, les divei'ses images seront projetées exactement les unes sur les autres, et il n’y aura pas de franges colorées. Cet oculaire a aussi l’avantage d’augmenter le champ de l’instrument.
Orijanes divers du microscope. — Indépendamment de la partie optique du microscope, il y a à considérer les divers organes servant à soutenir les lentilles, à disposer l’objet, à le mouvoir, l’éclairer, etc., organes qui ont au point de vue des recherches scientifiques une importance considérable.
Les dilTérents constructeurs, MM. Nachet, Oherhauser, etc., ont varié, chacun à leur manière, les combinaisons relatives à ces parties accessoires de l’instruinent. La figure 712 représente un modèle dû à M. Jaubert, dans lequel ces dispositions sont bien entendues; la légende placée au-dessous en donne une description suffisante. On voit à cûté de la figure principale le mécanisme qui permet d’obtenir la vision binoculaire ou stéréoscopique; les rayons se divisent par la réflexion, sur deux prismes, en deux faisceaux dont chacun pénètre dans un tube particulier muni de son oculaire.
782. Lunette astronomique. — La lunette astronomiciue se compose essentiellement d’une lentille O dont l’ouverture est assez considérable et qui forme l’objectif. Les objets éloignés donnent lieu à une image renversée ab formée au foyer principal de l’objectif. Cette image est regardée à l’aide d’un oculaire O’, qui en donne, à la distance de la vision distincte, une image virtuelle agrandie A' B’. Dans la figure, / et 2 représentent les rayons extrêmes du faisceau partant de la partie supérieure de l’objet (A), 3 et i les rayons extrêmes du faisceau partant de la partie Inférieure (B). Ces deux faisceaux, après s’être réfractés dans
Fig. 713. ~ Lunette astronomique.
VISION ET INSTRUMENTS D'OPTIQUE
robjc'clif, viennent concourir en a et b. Delà ils forment deux faisceaux qui viennent tomber sur l’oculaire et vont se couper en EE' à une petite distance de l’oculaire lui-même.
Grossissement. — L’objet est vu directement sous l’angle a06, et l’image sous-tend au centre optique de l'oculaire l’angle A'O'B; si donc on néglige la distance de l’œil à l’oculaire, le grossissement
a pour expression le rapport ou, ce qui est la même
chose. Or. comme ces angles sont toujoui-s petits, ce rap-
aOb
port est à très-pen près égal au rapport des distances de ab à l’objectif et à l’oculaire. La première distance est exactement la distance focale F de l’objectif; la seconde est approximativement la distance focale de l’oculaire f ; le grossissement est donc approxima-
tivement mesuré par 1’e.xpression très-simple - . On voit qu’il
est d’autant plus grand que le foyer de l’objectif est plus long el celui de l’oculaire plus court.
Cette expression simple du grossissement suppose que l’oculaire est simple, c’est-à-dire qu’il est formé par un verre convexe
unique; généralement il n’en est pas ainsi, et l’on emploie soit l’oculaire positif, soit l’oculaire négatif.
Dans ce cas, l’expression du grossisse nientestbeaucoup plus coniple.xe et nous ne nous en occuperons pas ici. On peut du reste, par un procédé analogue à celui qui a été indiqué pour le microscope, mesurer le grossissement d’une manière directe.
On regarde dans la lunette avec l’un des yeux une mire éloi-
Fig. 714. — Mesure du grossissement d'une lunette.