THÉORIE PHYSIQUE
La botanique ('ludio Ips iiipiiics questions rclalivement aux vtlgclaiix.
La minéralogie a pour objet la description et la classiticalion mtUbodique des ditldrents corps inorganiques (minéraux) que la nature nous offre, la connaissance des caractères spécifupies qui servent h les distinguer les uns des autres, l’énumération de leurs principales propriétés ainsi que des applications diverses qui peuvent en être faites.
La géologie est l’iiistoire de la terre; elle raconte les diverses révolutions qui ont modifié sa surface et amené finalement sa configuration actuelle, la disposition et la nature des roches qui entrent dans sa constitution , la description des animaux et des végétaux anciens dont les débris fossiles existent encore, et dont plusieui-s appartiennent à des types actuellement disparus. Elle est le fondement de l'art de l’ingénieur d.es mines, et permet h celui-ci de rechercher d’une manière méthodique dans les entrailles du sol les diverses substances, combustibles ou métaux, que nous utilisons pour nos divers besoins.
L’astronomie s’occupe des lois du mouvement des astres : grâce au perfectionnement des instruments de mesuri’, aux progrès des sciences mathématiques et à la découverte de la gravitation iiniversellc, l’astronomie est arrivée ù un degré de perfection tel, qu’on peut la ranger dans la catégorie des sciences exactes.
En dehoi's de l’histoire naturelle et de l’astronomie, il y a lieu de distinguer encore la physique de la chimie. Celte dernière science a en effet pour objet .spécial l’étude des phénomènes dans lesquels le corps est profondément altéré dans sa nature intime, où la matière semble se détruire ou du moins se métamorphoser. Qu’on prenne un morceau de soufre, qu’on le chauffe, il fondra ; qu'on le frotte avec de la laine, il deviendra susceptible d’attirer les corps légère et présentera les pix)])riétés diverses et curieuses des corps électrisés; mais le soufre n’aura pas perdu son individualité et lorsque les diverses influences auxquelles nous l’avons supposé soumis cesseront d’agir, il se retrouvera avec tous scs Cxiractères primitifs. Le soufre dans ces circonstances a manifesté des phénomènes physiques. Qu’au contraire on porte ce même
NOTIONS PRfiLIMINAinKS.
corps dans l'intdricur d’un foyer, on le verni hriiler avec nue naniine bleue; au bout de peu de temps il aura eulièrement dispaiii ou du moins il se sera transformé eu une substance gazéiforme ([ui s’est dissipée avec les autres produits de la combustion. Dans ce cas le soufre proprement dit a cessé d’exister, il s’est produit un pbénoméne cliimiciue.
On peut donc définir la physique proprement dite l’étude des phénomèues qui n’amènent pas dans la nature intime des corps de modification essentielle et permanente. C’est de cidte science pai1iculière seulement qu’il sera question dans ce traité.
Itemarquons toutefois que les deux ordres de pliénomènes sont produits souvent par les mêmes causes, ils sont fréqiieinmenl aus.si la conséquence nécessaire l’un de l'autre. C’est ainsi qu’eu cliauffaiit un corps on le rend plus propre è éprouver des Iransforinations chimiques; réciproquement la conséquence de pareilles transformations est souvent la production d’une grande quantité de chaleur. La physique et la chimie, quoique poursuivant des buts distincts, doivent donc se prêter un mutuel appui. On n’aurait, [lar exemple, qu'une idée bien incomplète dos propriétés de l’électricité si on ignorait les phénomènes chimiques si curieux, et souvent si utiles, qu’elle est capable de produire.
Lue remaniue analogue s’aiiplique, au surplus, à toutes les branches de la physique géiiénile. Comment séiiarer, par exemple, la minéralogie de la chimie, loi'squ’il arrive si souvent que le seul moyen de reconnaître un minéral est d’en faire l’analyse chimiipie D’ailleurs, les suhstances que le chimiste produit dans son lahoratoirc ne doivent-elles pas, iiour être bien spécifiées, être étudiées au point de vue des caractères extérieurs, de la forme cristalline par exemple, caractère qui est plus proprement du domaine de la minéralogie?
Peut-on davantage établir une démarcation ti-anchée entre la zoologie et la botanique d’une part, et la physique et la chimie de l’autre? Ne se passe-t-il pas dans le tissu des êtres organisés des réactions chimiques diverses, (jui sont un appendice nécessaiic des phénomènes vitaux? Les agents physiques ne produisent-ils pas è leur tour des phénomènes très-complexes et de nature à embar-
DIVISIONS DE LA PlIVSIQEE 0 fiNÉ R A LE. 9
ras.spr coniplélcmpiit le pliysiologislp ou Ip médocin, s'il n'a pour sp guidor la connaissancp des lois ([ui rpgissont l'action de cps agents sur les corps inorganiques?
Enfin, si l'astronomie semble former une science bien dislincte réduite à rétude géométri<(ue ou mécanique des mouvements des corps célestes, ne doit-elle pas recourir à toutes les ressources de la pbysi(|ue, si elle veut arriver à quelques conjectures rationnelles sur la constitution de ces mêmes corps?
Nous pouvons donc dire que toutes les parties de la physique générale se pénètrent mutuellement; elles forment un tout justement appelé du nom de pbilosopbie naturelle. Si on l'a divi.sé, c'e.st pour en faciliter l'étude, rintelligence la [>lus vaste et la plus active ne pouvant suffire A suivre le développement de ses diverses branches.