CHAPITRE VII
BALANCE
• 54. La balance a pour objet la mesure du poid.s des corps. Elle se compose essentiellement d’un levier rigide AB appeléfldau, mobile autour d’un axe central O. Cet axe repose sur un plan d’appui, et comme il se trouve un peu au-dessus du centre de gravité, le fléau
Fig. 40. — Balance.
SC place dans une position d’équilibre stable (28). Celte position est accusée ordinairement par une aiguille fixée perpendiculairement au fléau et dont l’extrémité se place dans ce cas en regard du zéro d’un cadran divisé.
Cet équilibre ne sera pas troublé si aux extrémités du fléau on suspend deux plateaux de môme nature, de môme forme et de
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inêaies cliinensions. Il ne le sera pas davantage si dans les plateaux on place des poids égaux. Réciproqueinent, si deux corps placés dans les deux plateaux se font é(|uilibre, c’est (juc leurs poids sont égaux; c’est là le principe de l’emploi si connu de la balance.
55. Justesse de la balance. — Pour (pic cette conclusion soit exacte, il faut (]ue le fléau, étant d'ailleui-s bien symétrique par rapport au plan qui passe par l’a.xe de suspension, les plateaux soient su.spendus rigoureusement à la même distance de l’ave, c’est-à-dire que les bras de levier soient exactement égaux. On reconnaît qu’il en est ainsi lorsque l’aiguille se maintient en regard du zéro, les plateaux étant vides ou chargés de deux poids égaux. Si l’on n’a pas deux poids exactement égaux, il suffit de placer un corps quelconque dans l’un des plateaux cl de lui faire éipiilibre dans l’autre; en changeant les corps de plateau, cet équilibre dexra se maintenir. S’il n’en était pas ainsi, c’est ipie les bras de levier ne seraient pas égaux.
Autant l’égalité des bras de levier est facile à obtenir approximativement, autant elle est difficile à n-aliser d’une manière rigoureuse; aussi toutes les fois qu’on a besoin d’iim; grande rigueur, on se sert de la méthode de la double pesée, qui permet d’obtenir exactement le poids, même quand les bras de levier sont un peu inégaux. Cette méthode consiste à tarer d’abord le corps à peser avec des subsUmccs quelconques, de la grenaille de plomb par exemple, puis à le remplacer par les poids marqués néce.ssaires pour obtenir l’équilibre. 11 est clair que ces derniers, remplaçant le corps dans les mêmes circonstances, ont un poids exactement égal au sien.