‹ Traité élémentaire de physiqueChapitre 64 sur 385 · VASES COM MI N ICANTS · texte numérisé non relu

VASES COM MI N ICANTS

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niveau csl entre ses repères. In li"iie de \isée est liorizontnie, de sorte qu'il suffit d’opérer couiine avec le niveau d’eau pour relever les dilTérences de niveau de divei's points; mais l’opération est ici beaucoup plus précise et la portée de l'instrument bien plus considérable. En munissant la plale-fonue circulaire P sur laquelle se meut l'appareil de divisions, on peut assigner les azimuts des points observés et déterminer ainsi la ligne qui représente l'ensemble des poinLs situés sur un même plan horizontal.

De part et d'autre des repères de la bulle se trouvent des divisions qui permettent de mesurer l'angle que fait une ligne avec

Fig. ilï. — .Vppareil à n'gler le» niveaux.

l'horizon. Il est aisé de voir, en effet, en se reportant à la (ig. 93, que par le mouvement de Ja ligne sur laquelle repose le niveau, la bulle se déplace d'une quantité proportionnelle à cet angle luimême, du moins lorsque la courbure de rinstrument est celle d'un cercle. Il suffit donc, pour pouvoir résoudre la question dont il s’agit, de déterminer iiréalablement lu valeur angulaire qui cormspond è une des divisions du tube. On se sert à cet effet d'une sorte de compas ii charnière C (fig. 97) dont f une des branches A peut recevoir sur des coussinets la fiole T du niveau. L’ouverture du compas se iiroduit à faide d’une vis micrométrique V d’un pas très-régulier; et comme l’on connaît la distance de la charnière, à la pointe de la vis, les divers degrés de progression de celle-ci correspondent à des angles qifil est très-facile de calculer à favance. Les vis calantes de rinstrument servent à amener la bulle entre ses repères, afin de ne se servir de la vis micrométrique <|ue pour déterminer la valeur des divisions.

CAPlLLABITf:.

Fig. 0^. — ijfiiilibru du deux iitjitidc!) difTérents dans des vases communicants.

93. Équilibre ‘ de deux liquides différents dans des vases communicants. — Si dans deux tubes commun ica iils on verse d’abord du mercure, ce

liquide s’élèvera à la même bauleur dans les deux braiicbes. Qu’on verse ensuite de l’eau dans l’une d'elles, le meicure sera refoulé dans l’autre branche, et lorsque l’équilibre sera établi, les bailleurs des deux liquides au-dessus de la surface de séjiaration seront très-inégales, commelemonlre la ligure. En général, ces bauleui-s, correspondant à une même pre.ssion sur la surface de .séparation, devront être invei'sement propoi tionnelles aux densités.

94. Capillarité. — Phénomènes généraux. — Les diverses conditions d'équilibre ipii ont été exposées dans tout ce qui précîsle souffrent des exceptions remai’quables lorsque les liquides sont contenus dans des vases très-étroits, dits capillaires (capillus, cheveu), ou bien lorsque, quelle que soit la section du vase, on considère la portion du li<|uide qui est en contact immédiat avec les parois.

Surface libre. — L’bori/.onlalitc de la surface d’un liquide ne se vérifie qu’autant que l’on considère des points situés à une cer-, taine distance des parois; au contact de ces parois elles-mêmes, le liquide présente une courbure très-prononcée. Loi-sque le liquide mouille le vase, comme cela a lieu, par exemple, pour l’eau et le verre (fig. 99), la surface est concave vers l’extérieur; elle est convexe, au contraire, quand le liquide ne mouille pas, comme cela a lieu pour le mercure (lig. 100).

2" /Isccnsion et dépression capillaire. — Si l'on plonge un tulie de

VASKS communicants.

verre lrès.,i(roil et ouvert A se.s deux eMr(tinités dans reaii m, dans tout autre liquide capable de le mouiller (li-, 101), on voit que le niveau, au lieu de se monirer le même à revterieurel à rint(îrieur.

Fifi. Ofl. Fit;. lOO.

est irès-nolablemeul plus élevd dans le tube; il v a uno a.wnsiou rnpiUahr, variable d ailleui-s avec la nature du liquide et le diamf-lre du tube. On reconnaît en outre que la colonne liquide soulevée se termine par une surface courbe, concave vers l e.vtérieur. Si on plonge un tube de verre dans du mercure qui ne le mouille pas, on reconnaît, en approchant le tube de la paroi du vase, que le mercuis^ est déprimé dans son intérieur et qu'il se 'termine par une surface courbe convexe vei-s l'extérieur (fig. 102).

commmmanu capillaires. - Si dans des tubes communicants (fig. 103), dont une brandie a un diamètre assez considérable, tandis que l'autre est très- étroite , on verse dans les uns difTérenls liquides pouvant mouiller les tubes, dans les autres du mercure, on voit dans le premier cas le liquide atteindre un niveau plus élevé dans la branche capillaire, et un niveau plus lias dans le second ; les surfaces terminales sont d'ailleui-s cou-

caves pour les liquides qui mouilleiil les tubes et convexes pour le mercure.

95. Circonstances qui influent sur l'ascension ou la dépression capillaire. — Dans les tubes mouillés, l'ascension dépend de la naturedu liquide; ainsi à la température de IR", l’eau .s'élève dans

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