‹ Traité élémentaire de physiqueChapitre 65 sur 385 · ÜKS DIAMKTKliS · texte numérisé non relu

ÜKS DIAMKTKliS

U(i liihf (le 1 millimètre de diamètre à 2'.)®“, 79, l’alcool à l’acide nilritiue à 22"“, 57, l’essence de lavande à 28, eic. La nalure dn tnla» est à peu près sans inlluence, pounn du moins (lue l'on ait la précaution de le mouiller pn'alablement avec le li(piide sur kspiel on expérimente, de telle sorte <|u’il reste une sorte de î,'aine adliérenle formée par le li(iuide lui-inénie.

Ouand il s’agit des dépressions, celles-ci dépendent à la fois et de la nature du li(juide et de la nalure du tube. Dans tous les cas, l’ascension ou la dépre.ssion diminuent (juand la température augmente.

Ainsi à zéro l’ascension de l’eaii .se trouvant égaleà 132“"’, à 100" elle devient seulement égaleà lOfv"'*. Il parait même résulter des observations faites sur ce point (ju’il y aurait pour chaque li(|uid(! une température à laquelle l’ascension deviendrait nulle. Ce résullat s’est produit dans quel((ues expériences de .M. A\olf, (jui ont donné lien toutefois à certaines contestalions.

96. Loi des diamètres. — La circonstance la plus inqnuiante à noter, c’est rinlluence du diamètre des tubes. Cay-Ln.ssac a le premier montré, par une série d’expériences exécutées avec lM‘aucoup de soin, que les ascensions et les dépressions capillaires sont, toutes choses éijales d'ailleurs, inversement proportionnelles aux diamètres des tubes. Comme celte loi se trouve être une conséquence des théories matbémali([ues (divergentes d’ailleui-s en quebpies points) ([ue Laplace et Poisson ont données des phénomènes capillaires, on a atlacbé une très-grande importance à sa vériticalion.

MM. Wolf, Quel, Kd. Desains, etc., ont réi)été en les modiüant un peu les expériences de Gay-Lussac. La méthode consiste essentiellement à mesurer l’ascension capillaire d’un li(juide en vis<inl successivement avec la lunette II d’un calbétomètre (lig. 106) le .sommet n de la colonne dans le tube; et rextrémilé inférieure d'une poinle b, que l’on a fait affleurer à la surface dn liquide extérieur, en un point où celle-ci est horizontale. Lorsfpi’on veut observer la dépression du mercure, il faut, à cause de l’opacité du métal (jui empêche do voir le tube, amener celui-ci tout contre la paroi du vast> e.

Quant au diamètre du tube, on peut le mesurer directement

VA.SHS COMMUNICANTS.

Cil observant sa scotion au microscope; ou bien encore, comme faisait Gay-Lussac, on pèse le mercure (jui en occupe une certaine longueur /; le poids obtenu p est celui d’un cylindre de métal dont le rayon inconnu x se détermine par l égalité r x’ l. 13,5'J = p.

Fig. 10(. — Vérificaiion de )a lai des diamètres.

Il résulte de ces diverses expériences (pie, dans le cas des tubes mouillés, pourvu qu'on ait la précaution de les laver avec le plus grand soin pour enlever les matières étrangères et tl’y faire passer préalablement le liquide soumis à l'expérience, la loi de Gay-Lussac se vérifie très-exactement. Il n'en est pas de même lorsipie le liquide ne mouille pas le tube; dans ce cas, des causes très-diverses peuvent faire varier la forme du méuiscpie qui termine la colonne liquide, et jiar suite la dépression (jui est intimement liée à la courbure de la surface terminale. La connaissance du diamètre ne siiftit donc pas dans ce cas pour ipi'on puisse en déduire la dépression; il faut y ajouter un élément constitutif du ménisque, la grandeur de la flècbe par exemple, ou la valeur de l’angle que font les derniers éléments de la surface courl)o avec le tube, ce qu’on appelle l'angle rie raccordement.

97. Cause des phénomènes capillaires. — Les phénomènes capillaires se produisant dans le vide aussi bien que dans l’air ne sauraient être attribués à l’action de l’atmosphère; toutes les cir-

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coiislances que nous iivons iii(li(|iiéos prouvent (ju ils ilépeiulenl des actions moléculaires (pii se produisent soit entre les nioliicnles du liquide Ini-intmie, soit entre le liquide et le solide (pii le contient. C’est sur cette id(*e fondamentale (pie. repose la théorie mathématiipie de la capillarité de Laplacc, dont les déductions se sont trouvées jusqu’à présent en parfait accord avec l’expérience

La capillarité joue un nile important dans plusieiti's pliénoniènes naturels, et en particulier dans l’ascension de la sève des véfïélaux; on comprend en effet que si un tuhe de 1 millimètre de diamètre soutient l’eau à une liauleurde 30""” environ , cette hauteur deviendrait égale à 9 ou 10 mètres pour un diamètre de 3 centièmes de millimidre, et ce degré de ténuité est tout à fait comparable à celui des vaisseau.x qui se rencontrent dans les plantes. Les anciennes expériences de Boucherie sur l’injection des bois montrent que la st*ve peut entraîner avec elle les liipiides qui sont mis en rappoit avec les vaisseaux. Ainsi un tronc d’arbre coupé à son pied en pleine végétation, et plongé dans une cuve contenant un liipiide, se trouve au bout de quelques jours injecté jusqu’à sa partie supérieure.

L’aspiration produite par les feuilles joue sans doute un rèle important dans ce curieux phénomène, ])uisqu’il ne réussit bien complètement que lorsqu’on en laisse au moins un bouquet à la partie, supérieure; mais il n’est pas douteux non plus que la capillarité n’intervienne pour une part plus ou moins grande. Il est probable aussi que l’ascxinsion se trouve favorisée par une particularité fort intéressante qui a été l’objet des recherches de .M. Jamin. Lorsque dans un tube capillaire on laisse s’introduire de petit(>s bulles d’air qui séi)arenl les colonnes li(juides, la force capillaire s’accroît dans une forte proportion. Ln chapelet de ce genre i)cut maintenir de l'air fortement comprimé dans un leservoir, ou, ce (jui est plus curieux encore, fermer complètement un récipient dans lequel on a fait le vide.

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