‹ Traité élémentaire de physiqueChapitre 67 sur 385 · BAROMÈTRE · texte numérisé non relu

BAROMÈTRE

99. Poids de l’air et des gaz. — Les corps gazeu.\ possèdent un ensemble de propriétés qui leur sont communes avec le> liquides; comme eu.v, ils transmettent intégralement et dans tous les sens les pressions conformément au principe de Pascal, mais ils en diffèrent surtout par la force répulsive permanente qui s’e.xerce entre leurs molécules. Cette expansibilité, en vertu de laquelle une masse de gaz tend à se dilater dans un volume de plus en plus grand, a pu sembler au premier abord en contradiction avec la loi de la pesanteur qui attire tous les corps vere la surface du sol. Aussi l’opinion que l’air n’est pas pesant a-t-elle prévalu pendant longtemps; ou, pour parler plus exactement, il n’est venu à l’esprit d’aucun des savants qui ont précédé Galilée d'attribuer un rôle quelconque dans les phénomènes naturels au poids de l’air atmosphérique. Or, comme ce rôle est capital, qu’il y a lieu d’en tenir compte dans la plupart des phénomènes physiques et surtout dans ceux qui sont le plus anciennement connus, il en est résulté que la découverte de la pesanteur de l’air a déterminé dans la physique, qui n’existait guère que de nom, une sorte de renaissance , point do départ de progrès successifs qui n’ont subi, jusqu’à l’époque actuelle, aucune interruption.

Il parait toutefois qu’ Aristote avait .songé à la possibilité de la pesanteur de l’air, et pour s’en convaincre il pesait une outre successivement gonflée et dégonflée. Ayant obtenu le même poids dans les deux circonstances, il renonça à l’idée conçue un instant dans

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