POMPES ACCOUPLÉES
chinos industrielles, on atténue cet inconvénient, en noyant les soupapes inférieures, disposition qui a aussi l’avantage de faire disparaître l’espace nuisible. On peut obtenir ainsi aisément de l’air à une pression de ftO atmosphères. On comprime du reste l’air
Klg. 152. — Pompes accouplées.
directement sans employer les pompes, lorsque l’on peut utiliser une hauteur d’eau convenable. Il suffit de faire arriver le liquide par un tube justpi’au fond d’un réservoir contenant de l’air ; celui-ci SC comprime jusqu’à ce que sa pression surpasse celle de l’atmosphère d’une quantité égale à la hauteur de la chute d’eau dont on dispose. C’est par un mécanisme de ce genre que l’on obtient l’air comprimé qui sert à faire mouvoir les machines perforatrices employées dans le percement du mont Cenis.
MACHIiNE PNEUMATIQUE.
145. Applications de la machine pneumatique et de l'air comprimé. — En dehors des usages de la machine pneumatique et de la machine de compression qui sont pmpres aux laboratoires, l'industrie utilise diversement ces deux appareils.
La machine pneumatique est eiiq)loyée dans les raffineries pour faciliter et rendre plus rapide l'évaporation des sirops. Les pompes de compression sont employées dans les fabri(]ues d'eau de Seitz pour rafouler et comprimer l'acide carbonique dans les réservoire contenant l’eau qui doit dissoudre le gaz. Le petit appareil décrit plus haut (fig. 151) pourrait servir à e.xécuter cette opération; il suffirait de remplir d’acide carbonique la vessie latérale et de mettre une certaine (|uantité d’eau dans le réservoir inférieur. C’est à l’aide de l’air comprimé qu’on a depuis un certain nombre d’années établi les fondations de ponts dans des rivières où la nature sablonneuse du sol exigeait un travail très-profond. De grands tubes dans lesquels on comprime l’air sont descendus graduellement dans la rivière, l’air par sa pression expulse l’eau, et des ouvriers pénétrant dans l’appareil, à l’aide d'une sorte d'écluse, peuvent y travailler à sec. C’est ainsi en particulier qu’ont été établies les fondations du pont de Kehl et du pont du chemin de fer ù Bordeaux.
C’est par la compression de l’air que l’administration des télégraphes à Paris fait parvenir d’une poste à l’autre les dépêches dont la transmission électriiiue demanderait un temps très-considérable et incompatible avec les exigences du seiTicc. Les deux stations sont réunies par un tube en cuivre; à chacune d’elles se trouve un réservoir dans lei[uel on comprime de l'air, en faisant arriver les eaux de la ville, qui ont, suivant les points, une charge de 8 à 20 mètres. L’air comprimé est lancé dans le tube en arrière d’une sorte de train formé d’un piston , précédé d’une série de boites contenant les dépêches; la vitesse de marche est en moyenne de 500 mètres par minute.
Ajoutons que dans les usines les grandes machines soufflantes qui amènent l’air dans les foyers sont de véritables machines de compression.