‹ Traité élémentaire de physiqueChapitre 89 sur 385 · POUSSÉE DE L’AIR · texte numérisé non relu

POUSSÉE DE L’AIR

gnant sa densité et a celle de l'air. Le poids marqué pesant P

grammes dans le vide, pèse dans l’air P — ~ ^ — m)’

signant la densité de la matière qui le forme. Ce sont ces deux poids apparents qui se font équilibre dans l’air, on a donc l’égalité

d’où

Soit, par exemple, un morceau de soufre dont on a trouvé le poids égal à 100 grammes, les poids marqués étant en cuivre dont la densité est 8,8. La densité du soufre est 2. On a, en appliijuant la formule,

100 — = ioo<-',0o.

On voit que cette influence n’est pas négligeable. Elle varie d’ailleurs de sens comme le montre la formule, suivant les valeurs comparatives de I) et de .M. Lorsque la densité du corps à peser est plus petite que celle des poids marqués, le poids réel est plus grand que le poids apparent; c'est le contraire qui a lieu dans le cas inverse. Si le corps à peser était de même nature que les poids marqués, il y aurait égalité entre les deux.

On remarquera que si, au lieu de chercher le poids absolu d’un corps, on cherche le rapport des poids de deux corps, il n’y a pas à s’occuper de l’action de la poussée sur les poids marqués, parce qu’en faisant le quotient, le facteur correctif, qui a la même valeur pour l’un et ])our l’autre, disparaîtra.

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