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CHAPITRE XVII

DKS POMI’ES.

151. Les pompes sont des appareils dosliiids à dlever l’eau. Elles sont fort anciennement connues, et on en attribue assez gdndralcinent rinvention à Ctésibius, maître du céldhre Héron d’Alexandrie. Jusqu’à l’époque de Galilée, la théorie de ces instruments a été complètement ignorée; c’est seulement après que la notion du poids et de la pression de l’air a été établie dans science par l’expérience de Torricelli, que l’on a compris le mécanisme de l’ascension de l’eau dans ces appareils. La théorie de l’aspiration de l’eau dans les pompes se rattache donc à l’inauguration de la méthode expérimentale par Galilée, et au grand mouvement scientifique qui en fut la conséquence.

152. Principe de l’ascension de l’eau dans les pompes. — Concevons un tube à la partie inférieure duquel se trouve un piston, et plongeons sa i>artie inférieure dans l’eau. Si l’on vient à élever le piston, le vide se fait au-des.sous de lui. et la pression atmosphérique, s’exerçant sur la surface extérieure du liquide, force celui-ci à s’élever dans le tube et à suivre le piston dans son mouvement. Le même phénomène d’ascension se produirait

Fig. 157. — Principe de la pompe.

DES POMPES

quand bien iiiême de l’air aurait été interposé entre la partie inférieure du piston et le liquide, car dans le nionvement ascendant du piston cet air se serait randié, et sa ])ression ne faisant plus équilibre à celle de l'atinospliére, celle-ci aurail déterminé l'ascension d’une colonne liquide dont la pression, ajoutée à celle de l’air, ferait une sonnne égale à la pression extérieure. Tel est le principe de l’ascension de l’eau dans les pompes. Ces appareils sont d’ailleurs assez divei’s de forme; nous décrirons ici les types les plus importants.

153. Pompe aspirante. — La pompe aspirante se compose d'un corps de pompe dans lequel se meut un piston ; ce corps de pompe

Fig. ir>8. — Pompe aspirante.

communique par un tuyau d’nn dianuMre pins petit et appelé tu\au d’aspii-ation, avec le réservoir contenant l’eau à élever. An point de jonction du corps de pompe et du tuyau d’aspiration se trouve une soupape s’ouvrant de bas en haut et appelée soupape d’aspiration; de même dans l'épaisseur du piston se trouve une ouverture fermée par une soupape, s’ouvrant aussi de bas en haut.

Cela posé, supposons que le tuyau d’aspiration soit rempli d’air à la pression extérieure, et <]ue l’eau, par conséquent, soit au même niveau dans son intérieur et dans le pui.sard. Supposons, en outre, ([ue, le piston étant au bas de .sa course, on vienne à l’élever; le vide se faisiint audessous du piston, la .souiiape d’aspiration s’ouvrira et l’air du tuyau d’aspiration se répandra dans le corps de ])ompe; mais

aloi's sa force élastique diininnant gradnellement, la pression atmosphérique déterminera l’ascension de l’eau dans le tuyau, jusqu’à une hauteur telle, que cette hauteur, augmentée de la pression de

l’air intérieur, fasse une somme précisément égale à la pression

atmosphérique. Si maintenant on abaisse le piston , la soupape

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