‹ Traité élémentaire de physiqueChapitre 93 sur 385 · POMPE ASPIRANTE ET FOULANTE · texte numérisé non relu

POMPE ASPIRANTE ET FOULANTE

l'appareil esl produit souvent par une machine à vapeur; il porte alors le nom de pompe à feu.

Lorsque la hauteur à laquelle l'eau doit être élevée est très-considérahle, les diverses parties de la machine doivent être ajustées avec une grande solidité pour i-ésister A l'énorme pression produite par la colonne d'eau. Dans ces circonstances en général le piston à étoupes ou à rondelles de cuir ne peut pas être employé, on fait usage d'un piston entièrement métallique, qu'on appelle piston plongeur.

La figure 1G1( représente la section d'une machine de ce genre.

Le corps de pompe n’est pas alésé; mais il porte à sa partie supérieure une botte à étoupes, dans la(iuelle glisse le piston métallique exactement calibré. La soupape d’aspiration est placée en A, la soupape de refoulement en G au bas du tuyau d’ascension D. Le jeu de la machine esl le même que dans la pompe qui vient d’êü e décrite ; le mouvement ascendant du piston détermine l’aspiration de l’eau dans le tuyau AB, et le mouvement descendant la refoule dans le tuyau latéral. A mesure que la machine marche, de l’air se dégage de l’intérieur de l’eau et finirait par nuire au jeu de la pompe ; on lui donne issue de temps en temps en ouvrant la partie supérieure d'un canal qui est pratiqué dans l’épaisseur du piston.

Dans les mines on a quelquefois h élever l’eau à une hauteur três-considérable ; mais celte élévation n’a pas lieu en général d’un seul jet. Un» première pompe l’élève jusqu’è un réservoir, dans lequel plonge le tuyau d’aspiration d’une seconde pompe qui fait

Fig. tliS. Fig. loi.

Pompe aspirante et foulante.

DES POMPES

monter l’eau à un second résenoir, et ainsi de suite. Les tiges des diverses pompes sont toutes unies à une lige unique appelée maîiresse liijr, qui reçoit son mouvement d'une macliine à vapeur.

160. Pompes à double effet. — On emploie fréquemment dans l’économie doineslique des pompes à double effet, dont l’invention

est due à Delaliirc. Elles se composent d’un corps de pompe V V muni de quatre ouvertures A, A’, B, B’. Les ouvertures A et B' sont en communication avec le tuyau d’aspiration G; A’ cl B communiquent avec le tuyau de refoulement G’. Aux quatre ouvertures sont appliquées quatre soupapes qui s’ouvrent toutes dans le même sens, c’est-à-dire de la droite vers la gauche, d’où il suit que A et B' fonctionnent comme soupapes d’aspiration et A' et B comme soupapes de refoulement; quel que soit par conséquent le sens du mouvement du piston, il y a à la fois aspiialion et refoulement du liquide. Les pompes à double effet, très-commodes dans l’économie domestique, parce qu’elles peuvent occuper très-peu de place, sont peu usitées dans l’in-

l’ompe à double effet.

duslrle, où l’on préfère accoupler deux pompes dont les pistons sont liés à un balancier de manière à marcher en sens conü’airc.

161. Pompes rotatives. — Les pompes à double effet produisent l’aspiration continue de l’eau. On atteint le même but à l’aide des pompes rotatives fort usitées dans certains pays. La figure représente le modèle de Dietz.

Le corps de pompe (flg. 166) se compose d’un tambour cylindrique B, qui contient entre scs deux fonds une seconde boîte A d’un moindre diamètre et sans couvercle, laquelle peut recevoir un mouvement de rotation autour de son axe, à l’aide d’une manivelle; autour de cet axe est fixé à demeure sur l’un des fonds du tambour A un excentrique mn, m'n". La botte A présente dans son épaisseur quatre entailles à travers lesquelles glissent les languettesp.

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