POMPES ROTATIVES
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lesquelles sont constamment, guidées, par le mouvement de Tune de leui’s e.\trémil6s, sur le profil de rcxcenlrique. Les extrémités opposées s’appuient sur la face intérieure du tamhour B et sur une large lame de fer ab, a' b', qui forme comme une cloison dans l’intervalle des deux tambours. Deux ouvertures pratiquées dans cette lame font communi(pier le corps de pompe d'une part avec le tuyau d'aspiration G, d’autre part avec le tuyau de refoulement C'. 11 résulte de cette disposition (|uc si on imprime à la botte B un mouvement de rotation dans le sens de la flèche, le vide se faisant derrière les languettes, l’eau sera appelée de ce côté et refoulée du côté opposé. Le profil de l’excentrique étant calculé pour que la distance qui ng. \m. - Pompe rounivc. le sépare de la lame de fer soit égale
à la largeur de la couronne (jui forme le corps de pompe, on voit que ces languettes passeront de la région ah A la région a'b', sans qu’il y ait interruption dans le double eiïet de l’appareil.
162. Presse hydraulique. — La presse hydiaulique (flg. t67) se compose d’une pompe aspirante et foulante aa que l’on manœuvre A l’aide d’un levier mobile autour de l’axe O. L’eau puisée dans le réservoir B B est refoulée par le tube GG dans la caisse V. La partie supérieure’ de la caisse présente une ouverture dans laquelle peut se mouvoir un grand piston métallique A A. Gelui-ci se termine supérieurement par un grand plateau B B, sur leiiuel on met les matières A presser. Supposons la caisse V d’abord vide, le piston A descendu par l’action de son propre poids A la partie inférieure de sa course, et imaginons qu’on fasse mouvoir la pompe. La caisse commence par se remplir d’eau, puis la pression exercée par le piston do la pompe se transmet, conformément aux principes exposés (63), A la partie inférieure du piston A; celui-ci s'élève donc, et les matières A comprimer se trouvant prises entre le plateau et la partie supérieure d’un bAti invariable subissent l’action de la pression transmise.
DES POMPES
L’intensité de cette pression dépend et du rapport entre les sections des pistons et do la longueur du levier (jiii sert à manœuvrer la pompe foulante. Supposons, par exemple, que la distance du point wi, où agit la main, au point O, soit égale à 12 fois la distance 10,
et supposons que l’elTort e.vercé .soit égal à 25'“. En vertu de la théol ic du levier, cela équivaut h un cfTort de 25 x 12 au point I, et d’autre part si la section du piston .\ est 100 fois plus grande que celle du piston de la pompe, la pression transmise en A sera 25'‘xl2xl00 =30000'“. Ce sont là les conditions ordinaires du modèle généralement usité dans les ateliers, ün pourrait d’ailleui-s exceptionnellement exercer en m un effort su|)érieiir à 25^ ; on peut aussi retirer la pièce métallique qui sert d'axe en O et l’introduire en O' plus près, ce qui augmente l’action du levier.
Deux organes essentiels pour le jeu de la presse lijdraulique, et qu’on ne voit pas sur la ligure, sont d’une part une soupape de sûreté qui doit s’ouvrir lorsque la pression atteint la limite que l’on ne veut pas dépasser; .secondement un robinet placé sur le trajet du tube C et que l’on ouvre lorsque l’on veut mettre lin à l’action de la presse : l’eau .s’écoule aloi-s et le pistou .A redescend à la partie inférieure de la caisse.
La presse hydrauliipic est une conception de Pascal, mais elle n’a pu être utilisée à l’origine, parce que dès que la pression devenait un peu forte, l’eau s’échappait entre les parois de la caisse et la surface du piston A. C’est à l’ingénieur anglais Bramali qu’est dû
PRESSE HYDllAELIQL'E.
1(1 mécanisme du cuir embouti ijui empt'clic la fuite du liquide, ce qui permet par conséquent d’utiliser toute la force de la machine. C’est une couronne de cuir A.\ (tig. 168) que l’on a travaillée de façon à recourber les bords sur eu.v-mêmes et (ju’on place dans une cavité que présentent les parois intérieures de la caisse. D’après cette disposition, si l’eau vient à [>asser entre la (misse et le piston, elle pénétrera dans la concavité du cuir embouti et, pressant sur elle, déterminera une fermeture d’autant plus complète (jue la pression sera plus grande.
La presse hydraulique est une des machines les plus répandues dans l’industrie; c'est aussi une des plus puissantes, et on peut, en restant dans des conditions pratiipies de construction , obtenir avec elle des pressions de 200 à 250 mille kilogrammes. Ces puissants appareils peuvent ser- ...
‘ Fig. U>8. — Cuir embouti.
vir alors soit à opérer des tractions extrêmement considérables, ainsi (pie cela a lieu dans l’épreuve des fers (les ancres, .soit à soulever de très-grands fardeaux. .Ainsi c’est avec la presse hydraulique qu’on a pu soulever des travées entières du pont tubulaire de l’ile d’.Anglesey, ipi’on a pu mettre à Ilot le Gréai Enstern, etc.