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PERCEPTION DES SONS

552. Description de l'oreille. — La perception des sons est faite par le sens de l'ouïe, au moyen d'un organe spécial appelé oreille. L'oreille est représentée dans son ensemble par la figure 320, et dans ses détails par les figures 321 et 322.

On peut y distinguer trois régions : l’oreille externe, l'oreille moyenne et l'oreille interne.

Oreille externe. — Elle se compose de trois parties :

4° Le pavillon À, membrane cartilagineuse, externe : c'est ce qu'on appelle oreille dans le langage ordinaire;

9° et 3° Le conduit auditif B, qui part de la conque, ou fond évasé du pavillon, pour se terminer à l'oreille moyenne par la membrane du tympan C.

1. Ces indications ne sont exactes qu'aulant qu'on suppose ces voyelles prononcées par un Allemand du Nord, comme dans les expériences de Helmhollr.

Oreille moyenne. — Elle est constituée par la caisse du tympan et ses accessoires,

Le tympan G est une membrane mince et délicate, qui est tendue obliquement sur l'axe du conduit auditif, Elle forme l'un des fonds d'une espèce de tambour sonore, appelé caisse du tympan, dont l'autre fond est une membrane élastique.

Cette caisse est munie de quatre ouvertures : la premiére est à sa partie supérieure; la deuxième, au bas du tympan, sert d'orilice à un canal, appelé trompe d'Enuslache, qui fait communiquer

l'oreille moyenne avec l'air extérieur, par l'intermédiaire des fosses nasales. Les deux autres sont pratiquées dans la membrane qui est vis-à-vis du tympan et sont appelées, à cause de leurs formes respectives, l'une fenétre ronde et l'autre fenétre ovale. Les deux fonds du tambour sont reliés par une suite de petits os, ln chaîne des osselets (Mg. 521). L'un, le marteau M, s'appuie d'une part sur le tympan et de l'autre sur l'enclume E; puis viennent l'os lenticulaire L et l'étrier K dont la base est unie à la membrane de la fenétre ovale, Deux petits muscles servent à mouvoir Le marteau et l'étrier et à les appuyer plus où moins sur les mem- Lranes voisines. Oreille interne, — C'est a parte essenlielle de V'organe, ek ee

PERCEPTION HES SON. 385

est protégée par les parties les plus dures de l'os temporal, appees rocher. Elle est composée de trois cavités : à la partie inférieure, be lmagon H (que la figure 522 représente en coupe): au milieu, le vestibule, et en haut les canaux semi-cérculaires G. Leur eusemble constitue le labyrinthe, qui est lapissé intérieurement

Fig. 321. Fig. 32

d'une membrane que baigne un liquide gélatineux. C'est dans ee liquide que viennent plonger les innombrables terminaisons du nerf acoustique. M. de Corti a démontré qu'il ÿ en avait environ trois mille; on les appelle fibres de Corti.

533. Mécanisme de l'audition. — Le pavillon recueille les ondes sonores venues de l'extérieur, les rassemble, les réfléchit et les dirige dans le conduit auditif.

Le conduit auditif externe transmet les ondes, en les renforcant, à la membrane du tympan. Celle-ci se met à vibrer et ses vibrations sont transmises par la chaine des osselets jusqu'à l'oreille interne. Non seulement les osselets transmettent les vibrations plus fidèlement que rie le ferait un corps gazeux, mais ils règlent, en quelque sorte, la sensibilité des membranes de la caisse sonore en les tendant plus ou moins, suivant l'intensité ou l'acuité des sons extérieurs. Enfin la perception définitive du son se fait par l'intermédiaire des trois mille filets du nerf acoustique. Helmholtz admet que chaque fibre, accordée comme un petit résonateur pour une note particulière, ne vibre qu'à l'unisson de cette note, et est sourde pour toutes les autres. Chaque son simple ne fait donc vibrer qu'une seule fibre, tandis que les sons composés en font vibrer plusieurs. C'est par suite de cette perception propre des sons simples par chacune des fibres de Corti que l'oreille distingue un son entre plusieurs autres et perçoit, dans leur ensemble, les sons les plus complexes et les plus riches en harmoniques.

Remssor. — Les divers organes qui constituent l'oreille sont

utiles à divers degrés pour rendre la sensation plus complète et le sens de l’ouie plus délicat ; mais il n'y en a qu'un panni eux qui soit indispensable : c'est l'oreille interne et même le vestibule. Ainsi la perte ou la déchirure du tympan et la suppression des osselels n'entrainent pas la surdité complète.

- Chez les crustacés et chez les céphalopodes!, le sens de l'ouie n'a pas d'autre organe que le vestibule. Les autres parties de l'oreille interne n'apparaissent successivement que chez les êtres de plus en plus élevés dans l'échelle animale, et on ne les trouve au complet que chez l’homme.

1. Chez les autres mollusques, il n'y a pas de sens auditif. On ne connait pas non plus d'organe auditif chez les insectes; mais on sait que la fonction existe.

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