RÉFLEXION SPÉCULAIRE
tplane et horizontale. Cela fait, on regarde avec Ja mette, suivant une direction OE, une étoile de première ou de deuxième grandeur; puis on incline la lunette de manière à aperceévoir la même étoile suivant O'I dans le bain de mercure, Cela a lieu lorsqu'on recoit dans la lunette les rayons réfléchis TA
dant aux rayons incidents E’I qui viennent de l'étoile. Or on trouve que les deux directions successives de Ja lunette, #t par suite les deux rayons EA et IA font des angles égaux avec l'horizontale AH : d'où il est facile de conclure que l'angle d'incidence E'IE est égal à l'angle de réflexion EIA. En effet, IE étant la normale à la surface du mereure, cette droite est perpendi- ‘etlaire à AH, le triangle AIE est isocèle, et les angles AIE ét AEI sont égaux; mais, les deux rayons lumineux AE et IE’
1. Bain pelliculaire de M. Périgaud. — Un moyen de réaliser, pour cette expérience, un bain de mercure 4 surface plane et imimuable, c'est d'employer le bain pelliculaire de M. Périgaud (fg. 352).
Le bain pelliculaire se compose d'un plateau en fonte de fer, BR, séparé de son. rebord par une gorge d'une épaisseur de 4 à 5 mm (fig. 332), communiquant por un tuyau! à un cylindre P, contenant du mercure qui peut être refoulé le pu à l'aide d'un piston plongeur, Tout l'appareil est sup-
LE è
Fig. 352.
allérée. H ne reste plus sur le plateau qu'une très mince couche de métal, L'épaisseur, qui était d'abord de 3 mm, est réduite à environ ? mm. À ce moment, les images des objets apparaissent beaucoup plus brillantes el plus malgré les trépidations du sol.
Si on vient à dépasser cette limite de 2 mm, on voit le miroir se briser comme le ferait un ressort où une membrane trop tendue,
élant parallèles à cause de la grande distance de l'étoile, les angles AEL et EIE' sont égaux comme alternes-internes : done EIE’ = EIA,
549. Réflexion irrégulière ou Diffusion. — La quantité de lumière réfléchie réguliérement, d'après les lois précédentes, est loin de représenter la totalité de la lumière incidente. Celle-ci se partage en deux parties lorsqu'elle tombe sur une surface plus on moins imparfaitement polie : une portion est réfléchie régulièrement, suivant les lois précédentes; une autre portion est renvoyée, éparpillée dans toutes les directions : on dit qu'elle est réfléchie irrégulièrement ou diffusée.
La lumière réfléchie irrégulièrement se désigne sous le nom de lumière diffuse; c'est grâce à elle que nous voyons les corps éclairés.
350. Pouvoirs réflecteurs et diffusifs. — La lumière se réfléchit régulièrement d'après les mêmes lois que la chaleur rayonnante, et dans la même proportion, Les pouvoirs réflecteurs pour la lumière (c'est-à-dire le rapport de l'intensité du faisceau réfléchi à celle du faisceau incident) sont donc les mêmes que pour la chaleur, et ils varient, de lu même manière, avec l'angle d'incidence ainsi, pour le verre et les substances transparentes, le pouvoir réflecteur varie depuis 0,05 pour l'incidence de 20, jusqu'à 0,546 pour l'incidence de 80°, La concordance est la même entre les deux pouvoirs réllecteurs (calorifiques et Iimmineux) des substances métalliques polies.
Quant à la proportion de
lumière diffuse, elle ne varie Fig. 333. pas seulement avec le degré de poli de la surface diffusante, mais avec la nature du corps, avec sa couleur et avec l'œngle des rayons incidents, Ce sont les surfaces males qui diffusent le plus, et en particulier les surfaces d'un blanc mat. L'éclat d'une feuille de papier blane est d'autant plus vif que la surface est éclairée plus normalement. Si l'on se place pour regarder la feuille dans des directions de plus en plus obliques, on voit s'affaiblir sensiblement son éclat, ce qui prouve une diminution correspondante dans la proportion des sayons diffusés, En revanche, la proportion des rayons réfléchis augmente dans le même rapport, et si l'on dispose une flamme de bougie très près de la feuille (fig. 335), et qu'on regarde celle-ci sous une incidence rasante , on peut y distinguer une image renversée de la flnmme, comme si la feuille avait une surface polie.