INSTRUMENTS N'OPTIQUE ASTRONOMIQUES
458. Lunettes ou Réfracteurs. — Télescopes ou Réflecteurs. — Les instruments d'oplique qu'on emploie dans les recherches et les mesures d'astronomie se divisent en deux classes »
1° Les lunettes où réfracteurs, dans lesquels l'image est-obtemme par la réfraction de la lumière à travers une lentille, appel e objectif ;
2 Les télescopes ou réflecteurs, dans lesquels l'image nue par la réflexion de la lumière sur un nuroir parabolique. s
Au foyer du réfracteur comme à celui du réflecteur, on d'ordinaire un cadre métallique, muni de fils fins, fixés oWnobiles, à l'aide desquels on effectue les mesures : c'est le micro-
mètre (fig. 446). H
I y a deux Lypes principaux d'i astronomiques en usage dans les 0
1° Les instruments méridiens, qui observations de haute précision : ils sont mobiles uniquement autour d'un axe horizontal, perpendiculaire au méridien; ils décrivent, par constquent, le méridien dans leur déplacement ;
% Les instruments équatoriaux, qui servent aux recherches, ainsi qu'aux mesures différentielles, car ils sont montés de manière à permettre de viser un point quelconque du ciel. Les télescopes rentrent dans cette catégorie, étant généralement montés équatorialement +.
459. Réfracteur ou Lunette dite astronomique. — 1° Marche des rayons, — L'objectif O (fig. 447, a) donne de l'astre? qu'on observe une image a'F, réelle et renversée, laquelle, vu la grande distance de l'objet, se forme au foyer principal F de l'objectif, C'est cetle image que l'on regarde avec un oculaire composé, qui sert de loupe. En le supposant réduit au verre 0”, on obtient par x construction connue une image virtuelle AB de l'image réelle a'F.
On voit (fig. 447, b) la marche d'une portion du faisceau lominenx venu de l'astre à travers la lunette. Les traifs pleins figu-
mx
Fig. 446,
1, Les paragraphes relatifs aux instruments astronomiques ont été rédigés avec la collaboration de M, E. Périgaud, astronome à l'Observatoire de Paris. £. Dans cette construction, on né représente que les axes secondaires extrêmes de l'objet qu'on regarde: car, en réalité, cet objet est toujours très éloigné de l'objectif. La même remarque s'appliquer ci-après à lous \es inakramments astronomiques.
INSTRUMENTS N'OPTIQUI 480
rent les rayons réels et les traits ponetués leurs prolongements géométriques.
Fig. 447.
2° Grossissement, — On appelle grossissement le rapport du diamètre apparent de l'image, vue dans la lunelte, au diamètre apparent de l'objet vu à l'œil nu.
Fig. 448.
Soit. a0b (fig. 448) le diamètre apparent de l'objet, AB l'image réelle, et AW l'image virtuelle, On a, par définition, ms li À 1 aOb
Pour caleuler ce rapport, on peut substituer aux ares leurs tangentes trigonométriques.
On a d'abord A"0,B"— 240,P" et a0b = 2407",
» sè bn G — A'0, Lsé el, par conséquent, 1 — Vop-
On à d'ailleurs tang AO LE à tango À.
Ll Po, UT] Eu-subetituani, 31 sent 6 — 20 du SUubSUEUANE, 1 ven = F0
P'O diffère peu de F, distance focale principale de l'objectif 0, PO, — def, — del'oculaire 0,,
En substituant ces distances, il vient G=— T
C'est une limite inférieure du grossissement. En eftet,
d'une part on a, ,.,,, P'0 toujours >F, et d'autre part... .. 4 PO, — 1%
5° Chercheur. — Les lunettes d'un fort grossissoment ont très poude chinmpt57) el ne sont pas d'un usage commode pour chercher un astre : c'est pourquoi l'on dispose sur le tube principal de la funette une autre petite lunette, qu'on nomme chercheur, dont l'axe optique est disposé parallèlement &enlui
Fig, 419,
de La grande lunette (fig. 149 ot 450), On explore lo ciel avec de chercheur, qui grossit moins, mais qui à plus de champ; on observe ensuite avocda lunette, dont l'axe se trouve nécessairement placé dans ln dirnction de l'objet.
4 Axe optique et ligne de vite, — La droite qui joint le centre optique de l'objectil à un point choisi dn rélicule da micromètre est l'axe optique de ln lunette. Par suite, on peut avoir nulant d'ases opliques qu'on pont choisir
de points dans le mierorètre. En déplagant le point de croisement, on déplace l'axe optique ; mais en général on {mit coincider celui-i avec l'axe g'ométrique, c'est-à-dire avec l'axe du tube de la lunette, L'axve optique ainsi déterminé devient la ligne de visée, l'our déterminer un point, on dirige la lunette de manière que l'image se forme exactement au point de croisement des fils, An jour, les fils du réticule se détachent nettement dans le champ de la limette ;
Fig. 450, — Grand équatorial droit (Tour de l'Ouest. Observatoire de Paris). Diamètre de l'objectif : 0,54 ne — Distance focale : 6,2 m.
dans l'obscurité, il faut les éclairer par la lumière d'un bec de gaz placé latéralement, et dont les rayons sont renvoyés une première lois d'abord, à l'aide d'une lentille, dans le tourillon creux qui sert d'axe de rotation, puis une deuxième fois au moyen d'un petit prisme à réflexion totale sur le micromètre.
Longueur de La lunette, — Elle est égale à OF + 0'F, c'est-i-dire à peu près à la some des distances focales; elle augmente avec le grossissement, Dans une bonne lunelte, le grossissément ne dépasse pas 1000, et la longueur atteint alors 8 mètres.
Al. Mesure expérimentale du grossissement. — Méthode de Ramsden. — 1" Principe : Point vculaire et Cercle oculaire de Ramsden, — Lobjeetif 0, qui est exposé à la lumière directe de l’astre, joue par rapport à l'oculaire 0, le rôle d'un objet Huunineux, el l'oculaire 0, joue par rapport à cet objet lumineux le rôle d'un objectif (Üg. 451).
Par suite, où awra, ou delh de loculsire, une image H' réelle et réduite.
de l'objectif LL’, Elle 4 fera à une distance 0,0 telle, que l'on ait
° ” 1 Li 1!
Fig. 451. To + NX = 7 et la grandeur de l'image 4 sera donnée par l'équation za = 0,0
LL' [D P Le point 0 conjugué du point O par rapport à 0, s'appelle Le point aenlire de Ramxden; l'image H' s'appelle cercle oculaire de Ramaxden, Ea remarquant que 0,0 est sensiblement égal à F +7, où trouve aisément que
M: dot OR TE = —1 ou on | Ton
TXT [ ra a
Done le rapport ET est précisément égal au grossissoment vrai linéaire, 1
suit donc de mesurer LL! et 4, 2 Opération : Diynamétre de Ramaden, — La mesure de HW! se faite précision au moyen du dynamétre de Ramsden.
C'est une petite loupe engagée dans un systèmente 7 1 a lrois tubes, à deux tirages (fig, 452), 4 estigshh a —— . qui porte la loupe. # est on tube portant union o if ; NW mètre M en corne translucide, divisé en contitmiende
/ millimètre, 5 est un troisième tube, où plutôt um
a anneau où s'engage le système des deux premiers 0 tubes, et qu'on peut adapter à l'oculaire de 1x lunebte. Fig. 452. On visse La garniture 3 sur l'oculaire de In lunette
On enfonce 1 dans 2 jusqu’ l'image du micromètre, puis le Lout dans 5 jusqn vculaire vienne se peindre sur eclle du microméèt loute la précision d'une mesure à la loupe, la grandeur de Hd.
Pour mesurer LL’, c'est-h-dire le diamètre la portion efficace de l'objectif, on se sert d'un compas dont les pointes, placées sur l'objectif, viennent former leur iruage sur la circonférence du rercle oculaire.
141. Clarté dans les lunettes. — Un appelle clarté le rapport de la quantite de lumière qu'on regoit sar In rétine en rogardant un objet avec une lunette, à celle qu'on recoit en regardant le même objet à l'œil nu, y à doux ons bien distinets à considérer : 4° celui où La lunette à mn grosnissément, % cului oi la lunette n'a pas de grossissement. Le premier est le cus des objets lrminoux
qui ont un diamètre apparent sensible, comme les planètes où les objets terrestres, et Le deuxième celui des vbjets qui n'ont mas de Mokkee apparent sensible, comme les boiles de Loutes grandeurs
ce qu'on voie nettement \ ce que l'image du cerele -. On peut évaluer alors, avec
1° Cas des planètes, —La quantité de lumière envoyée par l'unité de surface de la planète dans la lunètte qui est pointée sur elle, est évidemment proportionnelle à l'ouverture de la lunette, c'est-à-dire à la soction de l'objectif, En désignant par 4 l'intensité du faisceau envoyé par l'unité de surface de l'objet,
Fig. 455. — Grand cercle méridion, (Observatoire de Paris.)
nous ponrrons représenter par L ou p° l'intensité du fniscean qui pénèlre dans
la lunètte {y est le diamétre de l'objectif}. Si lu lunette n'avait pas de grossissement, cé mème coofficient gt roprésenterall l'intensité (par unité de surface) du faisceau qui pénètre dans l'ail. Mais la lunotte à généralement un grossissement linéaire G : done la quantité de lumière y s'éparpille, uou plus L2 sur uné surbioe 1, is sur une surface gale à G#; par conséquent & sal Vin Ë
tousité du faisceau transmis par la lunette.
D'autre part, l'intensité du faisceau qui serait envoyé directement à l'ont nu par l'unité de surface do l'astre est proportionnelle à l'ouverture de li pupille : on peut done la représenter par se (on appelant “ le diamètre de ln pupille), Où aura donc ln clarté Cen prenant le rapport de ces deux intensités 4
ut
SAR, | in] D dot:
On peut aisément interpréter cette formule en remarquant que Ja valeur * de & est égale à T3 Uméthode du dynarabtre de Ramsden, y étant le diamétre du cercle oculaire de Ramsden), En substituant celte valeur, on à
(1 bis] re Le . (2) Or, en général, dans les lunettes bien construites, le Er) du cercle ocu-
laire est inférieur à celui de la pupille, Donc le rapport À — est plus petit que 1:
donc, en général, pour tous les objets ayant un diamètre sensille,
l'éclat des images fournies par les lunettes est inférieur à M des objets vus à l'ail ou; et le mosximum d'éclat que l'on puisse obtenir dans une lunette, cost l'éclat de la vision directe.
% Cas des étoiles, — L'image d'ume étoile n'a pus plus de dinnétre sensible que l'étoile elle-même, vue à l'ont mu, Par conséquent, pour comparer les dclats die l'image et de son objet, il n'y & qu'à SU tri les intensités des se neidents (et sur la lunette et sur le Or le premier à nine intensité qu me être représentée par À w étant LR mètre de l'objectit, Cet ten conservée dans le Te ere la lunette, qui pénètre dans Vonil, pi ce faisceau, élant concentré ds mètre du cercle oculaire y', pé entier par la pupille de lo dismbtre » est > y. D'autre y ) ceau qui tomberait directement c nu aurait pour intensité ut (u étant lo dise
tbtre de la pupillo). Donc on 1C=
Cest besucoup plus grand que 1; par
conséquent l'éclat, dans ce cas, est Consk
Fig. 454. dérablemont augmenté par ln vision & tres
vers la lunette, C'est pour cela qu'on voit,
à l'aide des instruments astronomiques, des étoiles qui scraient complètement
invisibles à l'œil mu.
12, Instruments méridiens et Équatoriaux, — La lunette astronomique est l'organe essentiel des Instruments méridien, sinsi que des Équatoriaur.
Un Cercle méridien es constitué par ane lünele el que ua cercle qui est
pérpendieulaire à l'axe passant par le centre (fig. 453). Avec cet instrument, à l'instant où un astre passe au méridien, on évalue successivement :
Ta M «(Li La
Pig. 455, — Grand télescope, (Observatoire de Paris.) Miro En verre wrgeulé de 1,24 mm. — Dislancé focale : 740 mn.
1° L'heure du passage a inéridien, en notant les inslauts des passages suc cessils aux différents ls verticaux du ticromètre
# La hauteur de l'astre au-dessus de l'horizon, an moyen du benineche del microscopes installés à poste fixe en face de son plan.
Dans un Équatorial (Mig. 450), la lunette possède deux mouvemante l'un, dans ua plan parallèle à l'axe du monde, de telle sorte que l'axe optique de le in-
Fig. 456, — Grand équatorial couté, (Observatoire de Paris) es
nelle puisse faire avec l'axe du monde un angle quelconque, mesmr® eur lo cerele C'(ig. 450); l'autre est un mouvement conique autour dé l'axe du monde. Ce dernier est mesuré sur un cercle C perpendiculaire à l'axe ot dont les divisions passent devant un index fixe. Ge curele est donc parallèle à l'équsteur : de br le nain d'équatorial donné à instrument Lemoine enniaque est obhienu à l'aide d'un régulateur Foncuult, qui Vi donne Wie dise égale
pair
1124 00RPE
à celle du mouvement diurne. Cela permet à l'observateur de suivre un xstre continuellement, une fois qu'il a été amené dans le chap.
Chaque équatorial est abrité par un dôme ou une rowpole qui peut rouler sur des galets autour d'un axe vertical passant par le centre de l'instrument. La coupole est munie d'une ouverture en fuseau (fig. 450) que l'on peut dégager au moyen de trappes-fenètres, et amener, par la rotation de l'ensemble, en face de la région du ciel qu'on veut observer.
443. Égnatorial coudé. — Un instrument de ce genre (fig. 456) a été récemment imaginé et installé À l'Observatoire de Paris par M. Lœwy. C'est l'éguslorial coudé, qui permet à l'obeervateur de veir un point quelconque du ciel sans changer de place, en restant assis commodément dans un cabiset parfaitement clos, à l'abri des intempéries de l'air. A ces avantages, si précieux pour l'observateur, s'ajoute celui de rendre inutiles :
ces immenses coupoles d’un prix si élevé, en permettant de leur substituer au besnin une simple cabane en bois qu'on peut déplacer sur des rails au moment de l'observation :
de telle sorte que, tandis que l'ohservateur est à l'abri, la partie op tique de l'instrument (objectif et miroir) se trouve complètement en plein air.
C'est grâce à une ingénicuse combinaison de surfaces optiques, ré- 1. Ta fringentes et réfléchissantes, que . Pig. 7.
#. Læœwy a obtenu ce résultat.
Le tube portant l'objectif est fixé perpendiculairement à l'axe du monde et peut tourner autour de lui. Sur ce tube est disposé un manchon qui porte uu miroir M (fig. 457), incliné à 15° et qui est mobile autour de l'axe du tube. Si ce miroir est tourné vers une étoile dont la direction soit perpendiculaire à l'axe du tube, les rayons de cette étaile seront envoyés dans la lunette parallèlement à cet axe ; mais, arrivée au centre de l'instrument, ils rencontrent un ieuxième miroir M’ incliné à 45°, qui les renvoie dans la direction de l'axe du monde, sur le micromètre placé devant l'œil de l'observateur, Grâce à ce louble mouvement du tube ohjectif autour de l'axe du monde et du miroir tutour de j'axe du tube, on peut amener sur le micromètre tel astre que
‘on. veut,
444. Lunette terrestre. — La lunette terrestre, ou Se liffère de la lunette astronomique en ce qu'elle donne des images iroites. Leur redressement s'obtient à l'aide d’un systéme de leux verres convergents O, et O, (fig. 458), qu'on appelle le véhi- “ule. Ils sont placés dans le même tube que l'oculaire et sépaés l'un de l’autre par leur distance focale principale +, qui leur "st contmune. Le verre antérieur O, doit avoir son foçer prime lans le plan même où vient se “tormer l'image aémenune ourwie ar l'objectif O. : s
mi
Marche des rayons. — Soient OA" et OB' les axes secondaires des deux extrémités de l'objet (qu'on suppose placé très loin, en dehors des limites de la figure) : l'objectif fournit une image réelle et renversée A'B", que l'on construit d'aprés les règles ordinaires. Les deux faisceaux qui divergent des extrémités 4° et
Fig. 458
B’ (ainsi que des autres points de l'image aérienne qui sont situés dans le plan focal de O,), sont réfractés de manière à sortir chacun parallèlement à son axe secondaire par rapport au verre 0,; et chacun de ces faisceaux parallèles rencontre la lentille Q,, qui le fait converger dans son plan focal. Il se forme donc, en A," une image renverste de A°B', et, par conséquent, droîte par rapport à l'objet. Et si l'on regarde l'image 4°,,B", avec une loupe 0", on voit une image AB" virtuelle el amplifiée de AB.
Fig. 459 La figure montre la marche complète du faisceau émané de l'extrémité A’ de l'image réelle; la construction mème démontre que À’,B', est égale à A°F'.
Grossissement, — On le définit de la mème manière que dans
la lunette astronomique et l'on arrive à la même formule. Oculaire quadruple où Oculaire terrestre. - Dans la figure 458, on a supposé. l'oculaire 0" simple, mais, en réalité, Ces si
oculaire négatif à deux verres, montés dans un même tube, et à des distances constantes, avec les lentilles 0, et 0, : en sorte que le tout forme un oculaire à quatre verres, spécial à la lunette terrestre et appelé quelquefois oculaire terrestre. Get oculaire est à double tirage, comme celui de la lunette astronomique : c'est en le déplacant lentement qu'on opère la mise au point.
445. Lunette de Galilée. — La lunette de Galilée, où lorgnette de spectacle, est la plus simple des lunettes; car elle ne se compose que de Ba deux systèmes de verres (lig. 460). Le
ier est un système convergent 0,,
constitué par une lentille biconcave en flint-glass, renfermée entre deux lentilles convexés en verre ordinaire où crownglass. L'oculaire est une lentille convexe en flint, 0, embrassée par deux lentilles concaves en crown. Le corps de la lunette se compose d'un tube, gros et court, T,. portant l'objectif, dans lequel peut glisser un tirage T portant l'oculaire.
Marche des rayons. — Soit a,b, l'image renversée, réelle et plus petite que l'objet, fournie par l'objectif (fig. 459). L'oculaire 0 est interposé sur le trajet des rayons con- Fig. 460, vergents, de manière que son fovef +’ soit placé en deçà de l'image : celle-ci devient en quelque sorte virtuelle et les rayons qui iraient la former réellement s'ils n'étaient pas interceptés, se réfractent en traversant l'oculaire de manière à diverger. Dans ce faisceau divergent, considérons le rayon qui passe par le centre optique de l'oculaire : celui-là traverse sans déviation, c'est un axe secondaire. Considérons en outre le rayon MN, parallèle à l'axe, qui trait contribuer à la formation de l'image a, S'il ne rencontrait pas la lentille : celui-là est réfracté en NP, de manière que son prolongement géométrique passe par le foyer & de la lentille. Le point de rencontre A’ de ces deux rayons est le sommet de l'image virtuelle fournie par l'oculaire. En abaissant AP, perpendiculaire à l'axe principal, on a l'image.
Grossissement. — De même que dans tous les instruments astronomiques, réfracteurs ou réflecteurs, il a pour valeur-limite
le rapport 7 (F, , distances focales de l'objectif et de V'oculare). Avantages el inconvénients, — 1 résue de \à que V'écartennem
des deux verres est à peu près égal à la différence de Jenrs dis lances focales, et, par suite, que la lunette de Galilée est trs courte el trés portative, Elle pérmet de voir les objets dans leur véritable position, et de plus, n'ayant que deux verres, elle ab. sorbe peu de lumière; aussi s'en sert-on couramment aujourd'hui comme de viseur dans les lectures de précision, au lieu de la lunette ordinaire.
Jumelles où Lorgnette binoculaire. — On emploie encore ln lunette de Galilée comme lorgnette de spectacle, soit simple, soit double. Dans ce dernier cas, la vision est hinoculaire, € epueue qu'il se forme une image dans chaque œil,
Un systéme de bouton à crémaillère permet de manœuvrer simultanément les tirages des deux lunettes.
416. Applications scientifiques des lunettes terrestres, — Réglage du cathétomètre. — Les lunettes terrestres (ou simplement lunettes) entrent, comme organe essentiel, dans un grand nombre d'appareils où instruments de physique. Nous allons en expliquer l'emploi, en décrivant l'opération du réglage du eathétomètre,
Réglage du cathétomètre, — Ce réglage comprend deux sortes d'opérations successives :
1° La vérification de la lunette et de son niveau; ® le réglage du support de la lunette et celui de l'axe de rotation.
1. Vérification de la lunette et de son niveau. — Cette opération préliminaire s'effectue une fois pour toutes. C'est Laxe optique (439, 4*) qui définit Ja direction suivant laquelle on vise à l'aide d'une lunette, Quant à l'axe géométrique de la lunette, il est défini par les deux centres des deux colliers égaux sur lesquels repose l'instrument (fig. 72).
1° Vérification de la lunette, — Elle consiste à vérifier si l'axe optique coïn-
LS UE A DIRE EE cms ga ar PR nn Er er + - 4 où
Fig. 461.
cide avec l'axe géométrique de la lunette. — On vise un point extérieur M, dont on amène l'image M’ (Gg. 461) sur la eraisée des fils, Supposons que ce point L ne soit pas sur l'axe géométrique, Dans ce éns, si l'on fait tourner Vins trument sur lui-même, l'axe optique OÙ se déplacers on Lracant une surfhce conique. Quant à l'image M’, elle restera on place sue le prolongement de ln ligue OM, qui est son axe secondaire, mais elle ne cotaciders plus avec la croisée des til, qui a été amenée en 1. On voit que le dèthacenen sn laire 101, est la moitii de l'angle que Var actuellement Lase de Wire de Va
lunelle avec son axeoplique, En déplaçant le rétieule L (au moyen d'une vis dispose à cet effet) de In moitié de H,, an réalisera la cofncidenee cherchée. On s'aperçoit qu'il em est ninsi lorsque, em faisant tourner la lumelle sur son axe, linage M'ne quitle plus le point 1.
Bemnque. — 11 n'est pus indispensable que la bulle soit, au début, entre les repères; elle peut occuper une position quelconque sur le niveau, à la condition qu'elle revienne à la méme position dans l'espace par rapport à l'observateur, après le retournement de la lunette; mais il est préférable d'opérer comme il a 616 dit,
2 Vérification du niveau. — Elle consiste à vérifier si La ligne des repères du niveau mn (fig. 70) ext parallèln à l'axe géométrique de la lunette.
On commence par agir sur la vis gr qui fait mouvoir la fourchette à autour de l'axe , jusqu'à ce que ln bulle du niveau vienne se placer entre ses repères. À ce moment, la ligne des repères est horizontale. Si done l'axe géométrique de la dunelte était parallèle à la liguu des repères, il serait actualloment horisomtal, Orilest facile de s'en assurer, en retournant la lunette bout pour bout dans ses colliers,
3 # Fig. 462. Fig. 463.
En effet, le système tout entier tourne autour d'un axe 323 perpendiculaire à l'axe géométrique 00 (fig. 462), et, par suite, l'extrémité O vient en 0’ et vice rers4. Or, si 00’ était horizontal, l'axe de rotation 23 est une ligne verticale, qui est également perpendiculaire à la ligne des repères mn, ainsi qu'à la ligne des extréinités de la bulle ab; alors n vient en m et vice versd, et paraît coïncider toujours avec ab, qui reste en place.
Mais supposons que la condition de parallélisme, entre 00’ et mn, ne soit pas remplie (fig. 465). Si l'on opère le retournement du système bout pour bout, les extrémités a et b de la bulle, qui demeure horizontale, ne restent pas sur les extrémités de la ligne de repères, qui vient en m,n,. La nouvelle position de celle-ci, qui est symétrique de mn par rapport à l'axe 32, fait avec l’ancienne un angle 2e, précisément indiqué par le déplacement apparent de la bulle.
On agira alors sur la ligne des repères de manière à faire varier de & son inclinaison, opération qui se fait à l'aide d'une vis dont le niveau est muni. Puis on recommencera l'essai précédent, par le retournement bout pour bout, jusqu’à ce qu'on réduise à zéro le déplaceruent de la bulle par rapport à mn. À ce moment, on pourra considérer la ligne des repères Au niveau
comme exactement parallèle à l'axe géométrique (et par suite à l'axe opliane de fa lunette.
IL Réglage du support et de l'ure de rotalion. — W reste à régler le cathétométre, de manière que l'axe optique de ls Innetté se déplace tou jours dans un plan horisontal, quelle que soit ss position sur l'äxe de line trument. Cette opération se compose de deux parties.
que OÙ,
Î Si done on fait
! = tème de 180 autour
‘= bulle du niveau gardera, l'espace, la même position par
Fig. 464. rapport à l'observateur, dr; où à l'on retourne la lunette bout pour bout, la bulle se retrouvera sur le même trait que primitivement.
Supposons, au contraire, que l'axe optique de la lunette soit O0, 0",, faisant un angle « avec l'orientation normale 00. Si l'on fait la double opération précédente, l'axe optique de la lunette viendra <e placer en O0, quement avec 00, par rapport à 23, (0, en 0, et 0, en 0’,), et l'angle 0,0, sera précisément égal à 2e. Et si l'on rolourne la lunette bout pour bout, on ne fera que replacer la ligne des repères du mème côté par rapport à l'axe. de façon que le déplacement de la bulle par rapport à la ligne des repères donnera directement la mesure de l'angle ? x.
On corrigera le défaut de parallélisme en agissant sur la vis p (fig. 72) de manière à diminuer de « environ, le déplacement de la bulle. Puis on constatera si celte correction est suffisante, en vérifiant si lu perpendicularité est réalise, Sinon on recommencera la mème opération, et ainsi de suite.
Rewanore. — De même que dans l'opération I, il est utile de placer la bulle entre ses repères : alors elle doit y rester, quand on à fait Lourner de 1807,
2 Rendre l'axe du support vertical, — M ne reste plus qu'à rendre vertical l'axe de l'instrument. Cette opération est à peu près la même que celle qui consiste à rendre un plan horizontal à l'aide du niveau à bulle d'air (154). En effet, il suffit d'agir sur les vis calantes du pied de l'appareil jusqu'à ce que la bulle du niveau vienne se meltre entre ses repères pour deux positions, à peu près rectangulaires, de la lunette, Car alors l'axe du cathétomètre, étant perpendiculaire à deux horizontales, est ne Ligne vertiente.
#47 Télescope de Newton.— Nous avons vu que les télescopes où réflecteurs ont comme objectif un miroir concave. Celui du télescope de Newton était un miroir sphérique métallique,
En M ést l'objectif qui reçoit les rayons de l'astre (fig. 465) et en m un petit prisme rectangle de verre à réflexion totale, Sans l'interposition de ce prisme, à se prodrail en AE, au foyer
principal du miroir, une nage réelle, renversèe €L res pelle,
de l'astre. Mais les rayons, réfléchis une première fois en M, sont interceptés par le prisme et réfléchis totalement sur l'hypoténuse, de sorte que l'image est rejetée en A',F,, dans une position symétrique de A'F par rapport au plan m prolongé. On la regarde avec un oculaire trés grossissant 0, qui donne entin l'image A!B", virtuelle et très amplifiée.
Fig. 465.
Grossissement, — Le grossissement linéaire se définit, dans les télescopes comme dans les lunettes : le rapport des diamètres apparents de l'image et de l'objet, On a donc
__ angle A"0B7 - angle A'CF
Eu substituant à ces angles leurs tangentes trigonométriques et en faisant les réductions ordinaires, on retrouve la formule
us
générale G LR, F étant la distance focale principale du miroirobjectif, et f celle de la lentille-oculaire.
48. Télescope de Foucault. — Foucault, étant parvenu à argenter des miroirs de verre et à leur donner un poli assez parfait pour qu'ils passent réfléchir 75 pour 100 dé La lumière incidente, pensa à en fire l'application au télescope de Newton. Son premier miroir n'avait que 10 centimètres de dismôtre; mais il en a successivement construit de 2 centimètres, de 33, de 42 et de 80.
Ces objectifs n'ont évidemment aucune aberration de réfrangibilité. Quunt nux aberrations de sphéricité, Foucaull est parvenu à les faire disparaître au moyen dé la méthode dite des retouches locales,
Les nouveaux télescopes à miroir parabolique de verre argenté ont, sur les anciens télescopes à miroir sphérique de métol, le triple avantage de donner des images plus notes et d'être moins lourds ot moins longs : leur distanres focalem'est que de six fois le diamètre du miroir (fig. 455 et 466).
Oculaire. — Poursimplifier la construction (fig. 465), nous avons supposé l'orilaire fun seul verre; mais celui de Foucault est un oculaire à quatre verres D, placé sur le côté du télescope (fig. 466), el qui, suivant son pouvoir grossissant et a dimension du miroir argenté, peut donner un grossissement de 5 à SR.
Deseriplion compilète. — Le corps est de bois: il a la orme d'un ures Aube
vetogonal (Mg. 466). L'extrémité Gest ouverte; à l'autre extreme esk le miroir
de lélescopé est un instrument mobile, qu'on peut rouler h volonté sur une Lorrasse, de manière à observer un corps céleste quelconque; il ne pourrait servir aux mesures de précision. Les télescopes destinés à ces mesures sont installés à poste fire et équatorialément.
Manipulation el mise au point, — Pour fixer le télescope en déclinaison,
Fig. 406, — Petit télescope de Foucault,
une pièce de cuivre E, liée au montant À, porte une pince dans laquelle glisse le limbe 0, et qui se serre pur un bouton à vis r. Enfin, sur le côté de l'appareil est l'aculaire 0, monté sur une plaque de cuivre à coulisse, qui porte aussi le petil prisme em représenté dans le schéma (fig. 465). Pour mettre image au point, il suffit de faire avancer où reculer cette plaque au moyen d'une erémaillère et d'un bouton «, La manivelle # sert à embrayer où désembrayer la vis V.
NSTRUMENTS D'OPTIQUE. 505