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vitré, la membrane hyaloïde, la rétine, la choroïde, le nerf'optique.
Cornée. — La cornée 4 est une membrane transparente située en avant du globe de l'œil. Elle a sensiblement la forme d'une petite calotte sphérique ayant une base de 41 à 42 millimètres de diamètre et un rayon de courbure de 8 millimètres. Sa crreonfé rence, taillée en biseau aux dépens de sa face externe, s'enchisse dans la sclérotique 1, ét l'adhérence de ces deux membranes est telle, qu'elles ont été considérées par quelques anatomistes comme une seule et méme membrane,
Sclérolique. — La sclérotique à est une membrane blanche qui, avec la cornée, enveloppe toutes les parties constituantes de l'œil. Elle présente, à la partie antérieure, une ouverture à pen prés circulaire, dans laquelle est enchâssée la cornée; à la partie postérieure et interne, elle est perforée pour donner passage an nerf aplique.
Iris et pupille. — L'iris d est un diaphragme annulaire, opaque, adhérent par son périmètre extérieur, et libre par son bord central. Cette membrane est placée entre la cornée et le cristallin, C'est elle qui forme la partie colorée de l'œil; elle est percée, non pas à son centre, mais un peu en dedans, d'une ouverture qu'on nomme pupille, et qui chez l'homme est cireulaire, Chez quelques animaux, elle est étroite et allongée dans le sens vertical, particalièrement chez ceux du genre felis, et dans le sens Lansversal chez les ruminants.
C'est par la pupille que les rayons lumineux pénètrent dans
l'œil, Son diamètre, variable pour un mème ind, est en
moyenne de 5 mm à 5 mm; mais ces limiles peuvent être dépassées. Les alternatives d'agrandissement et de resserrement de la pupille s'opérent rapidement ; elles sont fréquentes et jouent un rôle important dans le phénomène de la vision, La pupille se contracte sous l'influence d'une vive lumière; elle se dilate au contraire dans l'obscurité. Les mouvements de l'iris sont involontaires.
L'inis est done un écran à ouverture variable, dont la fonction est de régler la quantité de lumière qui pénètre dans l'œil, L'iris sert encore à corriger l'aberration de sphéricité, en empêchant les rayons marginaux de traverser les bords du cristallin : il remplit, à l'égard de l'œil, le rôle du diaphragme dans les instruments d'optique.
Humeur aqueuse. — Entre la partie postérieure de la cornée et la partie antérieure du cristallin, ily a un liquide transparent qu'on appelle humeur aqueuse. L'espace e, occupé par cette humeur, semble partagé en deux compartiments par l'iris: la partie b, comprise entre la cornée et l'iris, se nomme chambre antérieure ; la partie c, qui est entre l'iris et le cristallin, est la chambre postérieure; mais l'existence de la chambre postérieure est contestée.
Cristallin, capsule du cristallin, humeur de Morgani. — Le cris tallin est un corps lenticulaire f, placé derrière l'iris et au contact de cette membrane. Remarquable par sa transparence, le cristallin est enveloppé dans une membrane, diaphane comme lui, qu’on nomme sa capsule, et qui adhère par son bord à la couronne annulaire formée par les procès ciliaires g. Sa face antérieure a une convexité moindre que la face postérieure. Son tissu est composé d'une suite de lamelles à peu près concentriques, plus dures au centre qu'à la circonférence. Les couches les plus superficielles ont une mollesse telle, qu'elles sont presque à l'état liquide. On leur a donné le nom d'humeur de Morgani. Leur pouvoir réfringent décroit du centre à la périphérie !.
Corps vitré, membrane hyaloïde. — On appelle corps vitré ou humeur vitrée une masse transparente, comparable à l'albumine de l'œuf, qui occupe toute la partie À du globe de l'œil située en arrière du cristallin. Le corps vitré est enveloppé par la membrane hyaloïde l, qui tapisse la face postérieure de la capsule cristalline et toute la face interne d'une autre membrane qu'on nomme réline.
1. Opération de la cataracte. — Le cristallin peut devenir opaque par suite d'une maladie de l'œil nommée cataracte. L'opération dite de La cataracte consiste dans la suppression, par différents moyens chirurgicaux, de €e ets tallin opsque, devenu un obsiacle à l'entrée de la lumière dans \'œi.
GANOT-NANEUVRIES. 3
© Rétine, ner optique, tache jaune (macula lutea) tralis. — La rétine m est une pen etnh, pression de la lumière et à la transmettre au cerve médiaire d'un nerf n, nommé le nerf oplique, qui s la rétine sous la formé d'un réseau et met celte » : communication avec le cervéau. La partie la plus sensihi rétine porte le noin de lache jaune où macula lutea. Le de cette tache possède, le maximum de sensibilité ; où appelle . point fovea centralis. , pe Far !
Remanques. — 1° La rétine et le nerf optique ne jouissent que de la propriété spéciale de recevoir el de transmettre au cerveau l'impression des images. La blessure de ces organes produit dés
sensations lumineuses.
# Rouge rétinien. — La découverte du rouge rélinien, faite par Bol, dé montre qu'il se passe dans la rétine des phénomènes chimiques qui rendent plus complète encore l'assimilation classique de l'œil à une chambre noire photographique. crc
Choroïde, procès ciliaires. — La choroïde k est une membrane interposée entre la rétine et la selérotique. Elle est essentielle: ment vasculaire et recouverte, sur sa face interne ment, d'une matière noire, semblable au pigment de 11 peaudes nègres, qui est destinée à absorber les rayons qui ne doivent pas coopérer à la vision,
La choroïde se prolonge en avant en formant une suite de replis saillants g, qu'on nomme procès ciliaires, et qui s'engagent entre l'iris et la capsule cristalline, à laquelle ils adhérent, en formant autour d'elle un disque assez comparable à celui d'une fleur radiée.
Indices de réfraction des milieux transparents de l'œil, — Les indices de réfraction des milieux transparents de l'œil ont été déterminés par Brewster. Ils sont réunis dans lé tableau suivant, avec celui de l'eau comme terme de comparaison :
RE DEL 1,5558 | Enveloppe extérieure du cristallin. 1,5767 Iluneur aqueuse , . . 1,3568 | Centre du eristallin, : . . . . Cr À Humeur vitrée ; , - ; 1,554 | Indice moyen du cristallin, ; - , 1,589
455. Marche des rayons dans l'œil. — On peut comparer ét organe à une chambre obscure dont la pupille serait l'ouver: ture, dont la cornée et le cristallin constitueraient la lentille convergente, et la rétine l'écran sur lequel va se peindre l'image.
Soit, en effet, un objet AB (Mg. ATS) placé en sant de l'œil, et
considérons les rayons émis d'un point queleonane À de ee Net
En 4
VISION. sis
vers l'œil. À leur entrée dans la cornée, ils éprouvent une pre; mière réfraction qui les rapproche de l'axe Oo, mené par le centre optique du cristallin ; puis ils rencontrent le cristallin, qui les réfracte de nouveau comme une lentille biconvexe : et enfin, après avoir subi une dernière réfraction dans l'humeur
Fig. 478.
vitrée, ils vont concourir en un point a et y former l'image du point A. Les rayons partis du point B allant de même former en b l'image de ce point, il en résulte une image ab très petite, réelle et renversée, qui se forme exactement sur la rétine quand . l'œil est bien conformé.
456. Ligne visuelle. — Angle des lignes visuelles. — Angle visuel. — On nomme ligne visuelle la ligne qui joint le point lumineux qu'on regarde à la fovea centralis. Cette ligne ne coïncide pas exactement avec l'axe de figure de l'œil.
Mans
RS a M EE #3 17 i RER re c
On appelle angle des lignes visuelles l'angle fAf’ (fig. 479) formé par les deux lignes visuelles qui correspondent à un même point lumineux A.
L'angle visuel ou diamèlre apparent d'un objet AB est l'angle AOB (fig. 480) sous lequel est vu cet objet ; il est formé par les lignes visuelles OA et OB. Pour une méêne distance, :cet single croit avec la grandeur de l'objet, et, pour un mème objet, À décroit quand la distance augmente, 1] résulte de à que \es qhiels
paraissent d'autant plus petits qu'ils sont plus éloignés; car, les axes secondaires AO et BO se croisant au caire du cristallin, la
Pic, 0.
grandeur de l'image projetée sur la rétine dépend de la grandeur de l'angle visuel AOB.
457. Appréciation de la distance ES RS ES tion de la distance et celle de la grandeur dépendent de plusieurs éléments l'angle visuel, la comparaison avec des objets de grandeur connue, ls diminetion de netteté de l'image par l'interposition d'un air plus où moins raporeus.
Lorsque la grandeur d'un objet est connue, comme la taille d'un homme, ln hauteur d'us arbre ou d'une maison, on en apprécie la distance par l'ouverture de l'angle visuel sous lequel on le voit. Si la grandeur de l'objet ést inconnue, on La juge relativement à celle des objets qui l'entourent.
Une colonnade, une avenue d'arbres, nous paraissent diminuer de grandeur à mesure que leur distance augmente, parce que l'angle visuel décroit ; maïs l'hsbitude de voir des colonnes, des arbres, avec la hauteur qui leur convient, fait que notre jugement rectifie l'apparence produite par la vision. De même, quolque des montagnes fort éloignées soient vues sous un fort petit angle et n'occupent qu'un faible espace dans le champ de la vision, comme nous somimes habitués aux effets de perspective aérienne, nous leur restitnans instinetivement leur grandeur réelle.
458. Vue simple avec les deux yeux ou vision binoculaire. — Lorsque les deux yeux se fixent sur un même objet, il se forme sur chaque rétine une
HS
Fig. 481. Fig. 482
image, et cependant nous ne voyons qu'un objet. Pour expliquer la vue simple avec les deux yeux, l'hypothése la plus plausible est celle de Brewster. UN attribue l'unité de sensation à l'habitude que nous acquérons de rapporter à un même objet les impressions simultanées de nos deux rétines.
Voiei les principaux faits qui s'observent dans la vision binoculaire.
4: On voit plus clair avec deux yeux qu'avec un. En effet, si l'on regarde ut
objet d'abord avec un seul œil, puis avec les deux, lä différence d'éclat est sensible.
2 Lorsque les deux yeux sont fxés chacun sur un objet différent, de manière que les deux axes opliques concourent au delà où eu deçà de ces objets, il peut se produire des illusions d'optique remarquables, Par exemple, si l'on regarde deux objets identiques et de pélites dimensions à et 4, au moyen dé deux tubes isolants qui donnent aux axes opliques de deux veux lés directions concourantes e0 et b0 (fig, 481), on ne voit qu'un objet unique, mais plus éloigné : il parait silué au point de rencontre 0 des deux axes.
Si le point de croisement des deux axes est en avant des points qu'on regarde (Mg. 482), on ne voit encore qu'un seul objét, mais plus près, nu point D,
Ces diverses expériences démontrent que les inpressions dans les deux venx sont shinültanées et se superposent pour donner une sensation unique,
45. Cause du relief apparent des corps. — Stéréoscope, — Il rdsulle d'expériences dues à Wheatstone quo la vision binoculaire peut squle donner une perceplion nelle du relief des corps, c'est-à-dire de leurs trois dimensions, 1 est méme certain It AA, qu'avec un seul œil le relief ne nous parait a appréciable que parce que les objets que nous {
regarduns nous sont généralement connus et que nous inlerprétons les ombres, Whealstone a constaté par l'expérience que c'est bien de la perception simultanée de ces deux images que résulte le relief apparent des corps. 11 imagina pour cela (en 1838) le stéréoscope*, appareil à l'aide duquel on voit en relief, sur une surface plane, les images d'objets à trois dimensions.
Principe de l'instrument. — On place devant chaque œil une image differente d'un même objet, l'une avec la perspective correspondant à l'œil droit, et l'autre avec celle qui corres- A pond à l'œil gauche, lorsqu'ils regardent cet \ objet à une petite distance. Si l'on dispose alors % l'appareil de manière que, l'œil droit ne voyant
que l'image qui lui est destinée, et l'œil gau- ES \ B che l'autre, les deux images se superposent, ie il est évident qu'il doit se former sur chaque €
rétine exactement la même image que si l'on .
regardait l'objet lui-mème. Et en effet, on ob- Fig. 483.
tient ainsi une perception tellement vive et
distincte du relief, que l'illusion est complète et vraiment surprenante.
Dans le stéréoscope construit par Wheatstone, c'était par la réflexion sur deux miroirs plans qu'on obtenait la superposition des deux images. Brewster la réalisait à l'aide de deux lentilles convergentes identiques *.
Marche des rayons. — En A et B{fig. 483) sont les dessins que doivent regarder les deux yeux séparément. Au-dessus sont deux lentilles m et n, qui sent res pectivement les oculaires des deux yeux. Or, les rayons partis de deux points homologues des images se réfractent à leur passage dans ces lentilles, et prennent les mêmes directions que s'ils étaient partis d’un point unique C. C'est