Du grec, oxomit, et origué;, qui signifie voir solide
2. Brewster réalisait cette identité en coupant en deux une lentille biconvexe, et en plaçant la imoitié droite devant l'œil gauche, puis la moitié partie devant l'œil droit (fig. 485).
is UPTIQUE.
done là que se superposent les images virtuelles des dessins À #t B, rai l'objet avec un relief d'une fidélité parfaite.
460. Région insensible de la rétine : Punctum cæcum. rétine n'est pas également sensible dans toutes ses parties, que le prouve l'expérience suivante, due à Mariotte. On marque deux points noirs sur un papier blanc, à quelques } distance l'un de l'autre, puis, le papier étant très : l'œil, on fixe le point de gauche avec l'œil droit en n gauche, ce qui n'empèche pas de voir l'autre point; mais sion éloigne lentement le papier, le point de droite disparait au Mo ment où l'on alleint une certaine distance, pour lien-
d'être
tôt si l'on continue à éloigner le papier. La même chose à lieusi l'on regarde le point de droite avec l'œil gauche.
Mariotle a remarqué qu'au moment où le point cesse visible, son image se projette sur l'insertion même du merf optique. On a donné le nom de punelum cæeum à te point qui parait insensible à l'action de la lumière. M
461. Persistance de l'impression sur la rétine. — Lorsqu'on fait tourner rapidement un charbon incandescent, on aperçoit comme un ruban de feu continu; de même, la pluie qui tombe sous forme de grosses gouttes apparait dans l'air comme une suite de filets liquides. Ces différentes apparences sont dues à ce que l'impression des images sur la rétine persiste encore que l'objet qui l'a produite a disparu on s'est déplacé. La durée de cette persistance varie avec la sensibilité de la rétine et l'intensité de la lumière. Plateau a trouvé qu'elle est en moyenne d'une demi-seconde,
L'impression des couleurs persiste aussi bièn que celle de M forme des objets; car si l'on fait tourner des cereles divisés en secteurs peints de diverses couleurs, alors celles-ci se confondent et donnent la sensation de la couleur qui résulterait de leur mélange. Le bleu et le jaune donnent le vert; le jaune et le rouge, l'otangé; le bleu et le rouge, le violet; el la série des sept couleurs du spectre donne le blanc (disque de Newton, M9, 5),
IL existe plusieurs appareils curieux dont les effets s'expliquent par Ta persistance de la sensation sur la rétine, Tels sont le thawmälrôpe, le phénakisticope, la roue de Faraday, le caléidophone.
462. Contraste des couleurs. — Loi de Chevreul. — Le contraste des couleurs est une réaction réciproque entre deux couleurs voisines d'oû résulle qu'à chacune d'elles s'ajoute la couleur complémentaire de l'autre. Ce contraste à été observé par M. Chevreul, qui en a fait une étude approfondie et en a donné la loi.
Be Chevreul a trouvé que, les couleurs rouge et orangé étant juxtaposées, le
rouge tire sur le violet, et l'orangé sur le jaune. Avec le rouge et Le bleu, ln première couleur tire sur le jaune et la seconde sur le vert; avoc lé jaune et le bleu, lé jaune passe à l'orangé et le blou à l'indigo; el ninsi de suile pour un grand nombre de combinaisons, On conçoit combien il toporte, dans la fabrication des étoffes, des tapis, de savoir apprécier l'effet dû au contraste des couleurs,
465. Distance de la vision distincte. — On appelle distance de la vision distincte la distance à laquelle les objets doivent être placés pour être vus netlement. Si le pouvoir réfringent de l'œil était invariable, il n'y aurait qu'une seule distance pour laquelle les objets extérieurs viendraient former une image nelle sur l'écran rélinien : il n'y aurait donc, pour chaque individu, qu'une seule distance de la vision distincte. Cependant l'expérience prouve que l'œil peut voir nellement à des distances très variables, à partir d'une distance minimum, qu'on doil appeler punctum prorimum et qu'on appelle communément distance minimum de la vision distincte, Elle est variable avec les individus, et parfois, pour le même individu, d'un œil à l'autre.
Toutefois, si nous pouvons voir nettement à des distances très inégales, nous ne le pouvons pas simultanément. En effet, si l'on regarde à travers un voile de gaze placé à 20 ou à 30 centimètres de l'œil, on peut voir nettement, au choix, mais successivement, soit le voile, soit les objets éloignés. Donc, quand l'œil est disposé pour voir à une certaine distance, il ne l'est pas pour voir à une autre, mais il peut successivement s'adapter à l'une et à l'autre.
464. Accommodation. — Cette adaptalion de l'œil à des distances variables ne peut se faire que par une sorte de mise au point spontanée de l'écran rélinien par rapport aux objets extérieurs diversement éloignés. Or, la distance du fond de l'œil, c'est-à-dire de l'écran à la cornée, étant constante, la mise au point ne peut s'effectuer que par une moditication dans le pouvoir réfringent du système dioptrique de l'œil. Cette mise au point spontanée est ce qu'on appelle l'accommodation. Elle consiste en une augmentation de convexité du cristallin, produite par la contraction des procès ciliaires, muscles qui l'embrassent circulairement. Le cristallin devient d'autant plus bombé que le muscle ciliaire se contracte davantage. Quand le muscle est extrêmement relâché, l'action réfringente du cristallin est faible; elle atteint son maximum en mème temps que la contraction du muscle !.
1. D'Javal, Sur les maladies de l'œil, Revue scientifique du 27 septembre
465. Vue normale. — Œil emmétrope, — Un wil est dit emumétrope ! lorsqu'il est doué d'une vue normale. Les dimensions de son appareil dioptrique sont telles, que les objets lointains viennent se peindre nettement sur la rétine lorsque le muscle de l'accommodation est au repos. L'image des objets plus où moins voisins ne s'y fait nellement que grâce à un effort d'accommodation plus ou moins grand, qui donne au cristallin le pouvoir convergent nécessaire pour la mise au point.
Le punctum remotum, c'est-à-dire le point le plus éloigné de la vision distincte, est à l'infini pour un œil emméêtrope. Dans la pratique, la distance des objets visibles est limitée par la nécessité de produire sur la rétine des images qui ue soient ni trop petites, mt trop faibles pour impressionner le nerf optique : leur distance maximum dépend donc à la fois de leur grandeur et de leur éclat, Quaot au punclum proximum, il ne dépend que de la force necommodatrice dont l'œil peut disposer : il est d'autant plus près que le cristallin est plus souple et le muscle ciliaire plus fort, Le docleur Javal a donné le nom, devenu classique, de parcours de l'accommodation à la distance qui sépare le punctum proximum du punclum remolum.
Quand on reste dans les limites du parcours de l'accommodation, la visibilité des objels, pour un œil emmétrope, dépend du rapport de leur grandeur à leur distance. L'œil qui peut distinguer des lettres de 1/4 de millimètre à la distance de 25 cenlimètres, lira aussi bien des lettres de 1 centimètre à 40 mètres et des lettres de 1 mètre de haut à 1 kilomètre, Mais au delà du punclum remotum el en deçà du punctum prorimum cette règle de la visibilité ne s'applique plus. Ainsi, cé même œil emmétrope ne lira pas dé lettres de 1/10 de millimètre, parce qu'il faudrait les rapprocher à 10 centimètres, c'est-à-dire en deçà du punctum proximum normal.
466. Presbytie. — Besicles ou lunettes à verres convexes, — Avec les progrès de l’âge, le cristallin devient moins souple et les muscles ciliaires moins forts. 1 en résulte que la force d'accommodation de l'œil diminue et que le punctum prorimum s'éloigne, Get écart s'effectue graduellement et atteint, vers l'âge de quarante à quarante-cinq ans, une valeur telle, que les objets tenus à la main se trouvent placés en decà du punctum prorimum. À ce moment, l'œil emmétrope est devenu un œil presbyte, Cette infirinité de l'œil est la presbytie,
On remédie à la presbylie, ainsi qu'aux autres infirmités de