DOUBLE RÉFRACTION
figure suivant la ligne TB, langénte au cercle By, Entin, joignuns 16 point Eau point de contaet H= le digue IBest le rayon réfraeté qui correspond au rayon incident Si
Fig. 49.
Ea effet, dans le triangle ITB, qui est rectangle en B, l'angle aigu en T est égal à l'angle de réfraction BIN’ et l'on a la relation
1B (ou 5) = IT sin BIN’.
Dans le triangle lAT, qui est rectangle en À, l'angle aigu en T est égal à l'angle AIN’ ou à l'angle à, et l'on a la relation
IA (ou 1) = IT sin à.
En divisant ces deux équations membre à membre, il vient
sin BIN' siné
donc l'angle BIN' est égal à l'angle r, et IB est le rayon réfracté qui correspond au rayon incident SI.
Rewanquxs. — La construction précédente étant rigoureusement plane, on peut énoncer la règle d'Huygens, plus simplement, dans le cas de la réfraction simple : ë
On décrit du point | comme centre deux demi-ercles concentriques, l'un de
rayon 1 et l'autre de rayon L On prolonge le rayon incident jusqu'à sa ren-
contre en À avec le premier cercle, on mène la tangente au point d’intersection À, et du point T où celte langente coupe cette surface réfringente, on mène une langente au deuxième demi-cercle. Le rayon 1B mené au point de contact de cette dernière tangente est le rayon cherché.
2 Cas général. — Pans le cas d'un milieu biréfringent, la règle d'Huygens se modifie comme il suit :
Du point 1 comme centre on construit d'abord une sphère de rayon 1, puis la surface de l'onde lumineuse‘, qui correspond au milieu réfringent : on pro-
1. On appelle surfuce de l'onde le lieu des points où les vibralons \umineuses du point 1 sont parvenues dans le cristal au bout de l'unité de temps.
ou UPTIQUE.
plus où moins faible, et le punctum proxzimum &st beaucoup plus voisin de l'œil myope que d'un œil emmétrope du mème âge. M. Javal appelle myopie légère celle où le punctum remolum est au delà de 55 centimètres, myopie moyenne celle où il est compris entre 53 centimètres et 10 centimètres, et myopie forte celle où la distance maximum de la vision distinete est inférieure à 40 cenlimètres.
L'écran rélinien étant à une distance plus grande de l'appareil dioptrique de l'œil, l'image nette des objets éloignés doit se forwuer en avant de la rétine; tout se passe comme si l'ail avait un excès de pouvoir convergent. On comprend done qu'on puisse corriger celle infirmité par l'usage de besicles à verres concaves, qui diminuent la convergence des faisceaux lumineux pénétrant dans l'œil, et leur permettent d'aller former leurs foyers sur la rétine.
La myopie n'est pas, comme la presbytie, une simple infirmité se développant avec l'âge, d'une manière régulière et pour ainsi dire indépendante de l'usage des besicles, C'est une maladie de l'œil, d'autant plus dangereuse qu'elle se développe lentement, sans douleur, et progressivement lorsqu'on n'en prend pas soin, jusqu'à ce que l'allongement graduel du globe oculaire et la distension de la rétine qui en résulte, suppriment la perception des images nettes, pour les objets rapprochés aussi bien que pounles objets lointains,
Remarquons en outre que les personnes affectées de ruyopie légère peuvent devenir presbytes. Il suffit pour cela que leur punclum prorimum aille rejoindre leur punctum remolum, lequel est distant de plus de 5 centimètres, Cela peut arriver naturel lement, avec les années, par suite d'une diminution graduelle dns le parcours de l'accommodation. Dans ce cas, la vision nette des objets très rapprochés ne pourra être obtenue qu'à l'aide de verres CONVeXES,
468. Hypermétropie. — C'est une infirmité causée par une déformation anatomique exactement opposée à celle qui constitue la myopie : l'ail hypermétrope est plus court que l'œil emmétrope. Il en résulte une réduction du parcours d'accommodation, non pour les points éloignés de l'œil comme dans la myopie, mais pour les points voisins : le punelum proximum se trouve plus où moins reculé, suivant le degré de l'hypermétropie. La vision des objets éloignés reste done parfaitement nelle, de sorte que l'infivmité peut passer inaperçue lorsqu'elle est faible. Les personnes légérement hypermétropes en sont quittes pour devenir preshytes
un peu plus tôt que les emmétropes el pour Kavre vsage de verres
convexes un peu plus forts que es verres suiisanls put kes ex
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métropes du mème âge. L'hypermétropie, plus ou moins forte, est d'ailleurs parfaitement corrigée par l'usage des verres convexes, car cenx-ci, en rendant plus convergents les rayons lumineux émanés des objets voisins, leur permettent d'aller faire leur image sur l'écran rétinien.
Les hypermétropes âgés, surtout si leur hypermétropie est forte, trouvent grand avantage à porter des verres convexes pour voir au loin.
469, Astigmatisme, — C'est le défaut de l'œil à la fois le plus fréquent et le moins connu, Chez toutes les personnes dont lu vue est mauvaise et délicate, chez tous les myopes qui ne voient pas parfaitement bien au loin, malgré le secours des verres concaves, chez les presbyles qui ne parviennent pas à trouver des besicles convexes leur permettant de lire sans fatigue, il y a lieu de suspecter l'existence de l'axtigmatisme*. I faut encore le rechercher chez les personnes affectées de strabisme où même d'une simple inégalité de force dans les deux yeux. Ce défaut se traduit encore bien souvent par du larmoiement, on par des inflammations de la paupière ou de la conjonctive, qui sont rébelles à toute
de traitement.
La cause anatomique de l'astigmatisme est une difformilé du globe oculaire les milieux réfringents de l'œil astigmate, au lieu d'être des solides de révolution autour de son axe antéro-postérieur, sont assimilables à des fragments d'ellipsoides à axes inégaux.
La conséquence physiologique est la suivante. Supposons, par exemple, qu'un œil emmétrope subisse un léger aplatissement, de telle sorte que son diamètre vertical devienne plus petit que son diamètre horizontal : l'œil deviendra myope dans le méridien vertical, tout en restant emmétrope dans Je méridien horizontal; il verra done parfaitement les lignes verticales éloignées, tandis que les lignes horizontales lui paraîlront moins nettes. Ce caractère de l'astigrmatisme n'est pas absolu. I peut arriver que le défaut soit assez fort chez certaines personnes pour affaiblir notablement la vue, sans qu'elles se soient jamais aperçues de l'inégale netteté des lignes horizontales et des lignes verticales. M. daval a démontré récemment que chez les jeunes gens le cristallin peut se déformer spontanément de manière à compenser l'astigmatisme de La cornée. Celle découverte explique pourquoi l'astigimatisime passe si souvent inaperçu, tout en étant une cause de fatigue considérable.
Besicles cylindriques. — Ophthalmométre de Juval et Schiotz. — W est évident qu'on ne peut remédier à cette infirmité avec des verres sphériques, les seuls que vendent ordinairement les opticiens, mais avec des verres qui agissent inégalement dans les différents méridiens de l'œil, L'astigrmatisme, découvert par Thomas Young, a été corrigé pour la première fois par l'astronome Airy, au moyen de verres cylindriques.
Le docteur Javal a démontré que, si l'on assimile l'œil à un ollipsoide à trois axes indgaux, tout verre cylindrique capable de ramener à l'égalité de réfringence les deux ares situés dans le plan perpendiculaire à l'axe antéro-postérieur ramène en méme Lemps tous les autres méridiens de l'œil au méme pouvoir réfringent, La correction de l'astigmatisme se era donc par l'emploi d'un verre cylindrique approprié, Ge problème est résolu avec précision el rapidité, du moins dans le cas de l'astigmalisnme cornden, à l'aide d'un oplhtalmombtre inventé en 188) par MAL Javal et Seliôtz.
470. Diplopie. — La déploie est ane affection de l'ail qui tail qu'on soin es