D' Juval, Des maladies de l'œil
tableau, uniformément éclairé en rouge (fig. 494). Ce beau phénomène constitue les franges de Fresnel. Elles sont distribuées symétriquement, dans le ébarp iré, par rapport à l'une d'elles ce, plus brillante que les autres, et qu'on appe ile Va frange centrale.
Lorsqu'on opère avec de la lüinière blanche, les franges obtenues sont eneore plus belles. Elles consistent alors en des bandes irisdes, c'est-à-dire formées des couleurs du spectre, plus ou moins superposées : le violet est placé le plus près de la frange ceutrale, laquelle reste brillante et absolument blanche,
441. Explication des franges de Fresnel. — Confirmation de l'hypothèse des ondulations, — 1° Cas de la lumière monochramatique.— À chaëune des souroes lumineuses s et s' (lig. 495) correspond un système d'ondes analogues à colles de la figure 813. En tous les points oû ces deux systèmes d'ondes se cotperant avec une différence de marche constunte, il se produira des interférences. Les points ça! (fig, 495), qui sont à égale distance des deux centres, récoivent des mouvements dé méme sens et qui s'ajoutent : c'est le lieu dé In frange cenrale. Ce lieu est constitué dans l'espace par un plan vertical dont la trace est A0
Fig. 494:
sur le plan de la figuro 45. Si l'on coupe ce plan par un deran vértical et perpendiculaire à la droite AO, on aura à Loute distance du point O ne ligne verticale brillante, qui constituera la frange centrale de La figure 494.
A droite et à gauche de ce plan central, les ondes se croisent avec des différences de marche croissantes, Pour tous les points (tels que 4, 81...,e, e’) où la différence demarche sera d'un nombre pair de demi-ongueurs d'onde, il y aura addition de mouvement et par suite maximum de lumière, comme dans le plan central : ces points constiltueront les franges latérales brillntes; pour tous les points (Lels ques mm, m'.:, tn") où la différence de marehe sera d'un nombre impair de demi-longueurs d'onde, 11 y aura destruction de mouvement et par suite minimum de lumière : ces points constitueront les franges latérales sombres.
Toutes ces franges latérales sont, dans l'espace, des hyperboloïdes de révolution, dont les intersections par le plan de l'écran sont des portions d'hyperboles, qui sur une faible étendue paraissent rectilignes (fig. 494),
2 Cas de la lumière blanche, — Nous avons choisi la immière ronge, parce que c'est la lumière simple qui donne les franges les plus larges. En effot, en répétant l'expérience avec les autres luimiéres simples du spectre, un obtient
des franges de plus en plus étroites à mesure que les couleurs employées sont de plus en plus réfrangibles, La figure 495 monkre es \argeurs relatives des franges obtenues successivoment avec le rouge, le verl el Ve Wioker Aus syerhte