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INTERFÉRENCES

pour une méme différence de marche, In largeur est égale à un mème nombre de demi-longneurs d'onde).

En même temps que ces franges sont plus ou moins larges, elles sont plus où moins éloignées de ln frange centrale : la première frange rouge, par exemple, est la plus éloignée du centre, tandis que la première frange violette est Ia moins éloignée. En appelant x la distance d'une frange latérale d'ordre u à la frange centrale, y la distance de l'écran au point 0, € la distance des deux sources virtuelles s et s', ét à la longueur d'onde de la couleur consi

dérée, on a x = Le lar conséquent, lorsqu'on emploie la lumière blanche,

les franges du méme ordre (c'est-à-dire correspondant à la mème différence de marche) pour les diverses couleurs se superposent en se recouvrant imparfaite, ment : leur ensemble doit donc former une espèce de spectre confus, qui se réduit à une bande plus où moins irisée sur les bords et dans lequel les couleurs sant placées dans un ordre inverse de celui du spectre solaire par rapport à la frange centrale blanche.

Fig. 495.

482. Nécessité de l'existence de l'éther. — La conclusion nécessaire de l'expérience de Fresnel, c'est que la lumière vibre, on qu'elle est le résultat d'un mouvement vibrataire, puisqu'elle interfère, Mais quelle est la substance qu vibre dans un rayon lumineux? Cela ne peut pas être l'air, comme dans un rayon sonore, car la lumière n'a pas besoin d'air, ni pour se produire, ni pour se propager. {1 faut donc admeltre l'existence d'un nouveau milieu élastique, autre que l'air, qui se trouve partout où la lumière se propage, non seulement dans les espaces célestes, mais dans le vide apparent dé nos machines pneumatiques, ainsi que dans l'air lumineux et dans les corps Lransparents qui transmettent li lumière, et même dans les corps opaques qui ne réfiéchissent la lumière qu'en la modifiant plus ou moins. Ce Mluide universel, qui pénètre et imbibé tout ce qui existe dans l'univers, c'est l'éther. EL de même que le son est le résultat d'un certain mouvement vibraloire de l'air, ln lumière est le résuliat d'un certain mouvement vibratoire de l'éther,

485. Origine des couleurs du spectre. — La lumière est done à l'éther ce que le son est à l'air; la lumière est en quelque sorte le son de l'éther*, On peut pousser plus loin l'assimilation, en ajoutant que les diverses couleurs du spectre sont les notes de la lumière, Cela veut dire qu'elles sont dues à des tibhrakons

1. A. Bertin, Conférence sur la Polarination de la lumière (Revue scient Peur, janvier 1867).

plus où moins rapides de l'éther, et par suite à des longueurs d'onde plus où

moins grandes. La formule x — à a permis de mesurer à pour les différentes

couleurs du spectre, On a trouvé ainsi que les longueurs d'onde du viulet et du rouge sont entre elles comme 2 est à 3. Par suile, en appelant N, et N, les nombres de vibrations correspondants à ces deux couleurs, comme on a, par déliuilion,

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