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INTERFÉRENCES

Ces couleurs se disposent en zones concentriques horizontales autour du sommet : c'est ce qu'on appelle des anneaux colorés. Le sommet devient noir au moment où il n'a plus l'épaisseur suffisante pour réfléchir la lumière, et la bulle crève alors subitement,

2 Erpériences de Newton. — Newton le premier étudia le phénomène des anneaux colorés. Voulant constater la relation qui existe entre l'épaisseur de la laine mince, la couleur des anneaux et leur étendue, il produisait ceux-ci au moyen d'une couche d'air interposée entre deux verres, l'un plan, l'autre convexe et à très long foyer (fig. 496). Les doux surfaces étant exposées devant une fenêtre, à La lumière du jour, de manière à les voir par réflexion, on aperçoit au point de contact une tache noire entourée d'anneaux colorés, au nombre de six où sept, dunt les leintes s'affaiblissent graduellement (fig, 497). Si les verres sont vus par transmission, Le centre des anneaux est blanc, et leurs couleurs sont complémentaires de celles des anneaux par réflexion.

Fig. 496. Fig. 497.

Avec une lumière homogène, lu couleur rouge par exemple, les nnnenux sont successivement noirs et rouges; ils ont un diamètre d'autant moindre que la couleur est plus réfrangible, Avec de la lumière blanche, les anneaux sont colorés des différentes couleurs du spectre, ce qui provient de ce que les anneaux des différentes couleurs simples, ayant des diamètres différents, ne se superposent pus, tnais se séparent plus ou moins.

Si la distance focale de la lentille est de 3 à & mètres, les anneaux peuvent Sobserver à l'œil nn; mais si le foyer est plus rapproché, il faut regarder les Anneaux avec une loupe.

5 Théorie. — La coloration des lames minces ot des anneaux de Newton est un phénomène d'interférence lumineuse, qui correspond au phénomène des luyaux sonorès en acoustique. Il résulle, en effet, de ce que les rayons qui so sont réfléchis sur la seconde surface dé la laine interférent avec ceux que la première surface a réfléchis, Quant aux anneaux vus pur réfraction, ils proviennent de l'interférence des rayons transmis directement avec les rayons qui ne sont transmis qu'après deux réflexions intérieures sur les faces de la lame,

4 Application à la photographie des couleurs. — M. G. Lipprann a fait récemment une remarquable application de ce phénomène à la solution du problème de la photographie des couleurs, Nous expliquerons ci-dessous (525) le procédé de M. Lippmann.

486. Autres phénomènes d'interférence : Diffraction et réseaux, — Do même qu'en ajoutant de la lumière à de la lumière on peut produire l'obscurité, de même, en retranchant de la lumière on certains points de l'espace, on peut augmenter l'éctat de ces points; il suffira, pour cela, que les rayons retranchés soient précisément ceux qui pourraient interférer avec les rayons que l'on conserve, C'est ce qui arrive daus les phénomènes de diffraction el des réseaux, que nous allons décrire sommairement.

Diffraction. — La diffraction est une modification que subit la lumière quand elle rase le contour d'un corps, où quand elle traverse une pelile ouverkure, modification en vertu de laquelle les rayons lumineux paraissent sinféehie el

pénétrer dans l'ombre.

Réseaur. — On nomme réseau, en optique, une suite de raies, alternative. ment opaques et transparentes, très rapprochées les unes des autres. Tols sont les traits parallèles qu'on grave au disinant, sur verre, pour former les micromètres, Les traits sont, dans ce cas, la partie opaque du réseau.

Si l'on fait passer la lumibre à travers un réseau de ce genre, contenant par exemple 100 traits par millimètre, voici le curieux effet qu'on observe, En l'absence du réseau, la lumière ne sorlirait pas du champ de l'ouverture par où elle entre dans La chambre obscure ; mais avec le réseau on voit des maxirma de diverses couleurs formant une série de spectres sur une ligne perpendieulaire aux traits du réseau.

C'est un phénomène analogue à celui qu'on voit, sans aucun appareil, lorsqu'on regarde un bec de gaz à travers les interstices que laissent entre eux les doigts de la main, ou bien à travers les cils des paupières,

Avec des réseaux croisés, les spectres se répandent non seulement sur une ligne, mais dans toutes les directions. Ge genre d'interférences fournit ainsi l'un des plus beaux phénomènes de l'optique physique.

Enfin, si les mailles du réscau forment des cercles concentriques, les spectres s'étalent sur des anneaux, C'est un phénomène analogue aux couronnes qu'on voit autour de la lune par un temps brumeux, où autour des bees de gax par le brouillard,

487. Définition expérimentale de la polarisation. — 1. Erpérienre de Bartholin, — Quand on fait toinber un Faisceau lumineux sur un rhomboëdre de spath, il en sort deux fais coaux : l'un, que nous avons appelé faisceau ordinaire, el l'autre, le faisceau extraordinaire, qui à la propriété de tourner autour du premier quand on fait tourner le rhomboëdre autour du faisceau incident. Si l'on regoit ves fuisceatux sur un mème écran, chacun d'eux y race une image de l'ouverture : au faisceau ordinaire correspond une image ordinaire, et à l'autre une image extraurdinaire, Ces imnages ont le caractère constant d'être toujours, et dans toutes leurs positions, égules en intensité, Et si l'on dispose l'expérience de manière

Fig. 498. que res deux images se Su perposent partiellement, où constate que l'éclat de la région commune est double de celui des parties

distinctes (fig. 494),

W, Erpérience d'Huygens. — Rhomboëdres croisés et Nicols croisés. — En

1678, Huygens compliqua d'une manière fort heureuse l'expérience de Barthola! Ayant dédoublé un fnisceau lumineux incident en lui faisant traverser

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