À. Bertin, loc, cit
un premier rhombobdre de spath, il reçqut les deux faisceaux émergents sur un deuxième spath identique au premier el orienté par rapport à celui-ci d'une manière quelconque ; il oblint un nouveau dédoublement de chaque faisceau : cû qui Éisait en lout quatre laisceaux et qualre images, dnsque-là il n'y avait rien de nouveau : il était naturel que Le deuxiéine spalh agit sur la lumière tout comme le premier et la réfractât doublement, Mais, ayant laissé l'un des spaths immobile el fait tourner l'autre autour du faisceau incident, il produisit des phénomènes tout nouveaux.
On peut réaliser l'expérience d'Huygens en en simplifiant le dispositif, Pour cela, au liou de se servir de rhomboëdres naturels de spath, on prend deux cristaux de spath, taillés arti-
ficiellement et modifiés de RE
manière à n'être plus biré- V dù V4 \ fringents. C'est ce qu'on ay- E frs” 4 pelle des prismesx de Nicol, \ f sa \ où tout simplement des ni- D ÉT TT ES sus cols, du nom de l'inventeur PA VA En réalité, le oristal ne perd # \ /
pas sa propriété biréfrin- Vs ne. sStree. nf gente; imais le rayon réfracté :
extraordinairement émerge Fig. 501.
seul, tandis que le rayon or-
dinaire subit une réflexion intérieure. Les faces traversées par la lumière sont d'ailleurs deux faces naturelles du spath (fig. 501); ce sont donc deux rhombes, où il est facile de distinguer les deux petites diagonales qui définissent la seetion principale du cristal.
Si l'on met un premier nicol sur le trajet de la lumière, on n'obtient donc qu'un seul rayon réfracté, et si l'on fait tourner le nicol autour du rayon incident, la lumière passe toujours avec facilité, elle n'a perdu ni son intensité, ni sa couleur : tout se passe comme si elle avait traversé une simple lame de verre. Mais recevons ce rayon émergent sur un deuxième niéol, semblable au premier. Si nous le tournons d'abord de rmaniôre que les sections principales
1. l'our construire un nicol, on prend un rhomboëdre de spath d'Islande de 20 à 50 millimètres de hauteur environ, sur 8 à 9 de largeur, et on le coupe en deux suivant un plan perpendiculaire au plan des grandes disgonales des hases et passant par les sommets oblus les plus rapprochés l'un de l'autre, puis on recolle les deux moitiés avec La même orientation avec du baume de Canada. Le parallétépipède ainsi construit constitue le prisme de Nicol (fig. 499).
Fig. 499. Fig. 500,
L'indice de réfraction du baume de Canada étant plus petit’que l'indice ordinaire du spath d'Islande, mais plus grand que son indice extraordinaire, il en résulte que lorsqu'un faisceau lumineux SC (fig, #00) pénètre dans \e prisme, Ve rayon ardinaire éprouve sur la surface ab la réflexion lotale, el prend \n Aves
tion CdO, tandis que le rayon extraordinaire Ce passe seul.
soient parallèles, nous ne voyons rien de particulier, la lumière traverse le deuxième cristal comme le premier; mais si nous croisons les sections princi. pales (tig. #02), il n'y a plus de ravon émergent, In lumière est éteinte : le deuxième nicol, qui tout à l'heure lait transparent comme du verre, semble être devenu opaque comme du plomb.
IV. Interprétation de ces expériences. — Interprétons l'expériénce d'Iluygens, La lumière naturelle, c'est-ä-dire celle qui nous vient directement du solell, traverse tous les micols, quelle qu'en soit l'orientation; mais la lumière qui
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Fig. 50.
traversé un premier nicol ne peut plus en traverser un deuxième quand leurs sections principales sont croisées : cette lumière n'est done plus ln lumière naturelle; son passage à travers le premier nicol lui a donné des propriétés nouvelles, entre autres celle de ne pouvoir plus traverser le deuxième nicol, On exprime ce fait en disant que celte lumière est polarisée, et ce phénomène nouveau constitue la polarisation de la lumière. On peut done définir la polarisation, au point de vue expérimental, de la manière suivante : Un rayon polarisé est un rayon qui a traversé un premier nivol : il est entièrement éteint par un deusiéme nicol orienté à angle droit avec le premier.
488. Cause de la polarisation : Vibrations transversales de l'éther. — Si la rotation du premier nicol autour du rayon incident ne produit aucun effet quelle que soit l'orientation de la section principale du cristal, c'est évidemnment que le rayon incident ou rayon naturel est identique à lui-même sur loute sa périphérie, Mais il n'en est plus de même du rayon polarisé, puisque, pouvant passer dans un deuxième nicol orienté parallèlement au premier, it est éteint par un deuxième nicol orienté perpendiculairement au premier. Tout n'est donc pas égal sur le contour de ce rayon polarisé : le côté horisontal est Lout à fait différent du côté vertical !,
U faut conclure de là que la vibration lumineuse ne peut pas être longitudinale, c'est-h-dire dirigée suivant le rayon lui-même, car alors ce rayon serait identique à lui-même sur tout son contour. Cette vibration ne peut pas non plus être oblique au rayon lumineux, car, si elle était oblique, ellé pourrait nécessairement se décomposer en deux vibrations composantes (d'après la règle du parallélogramme des vitesses); l'une, transversale, resterait done perpendiculaire au rayon, et l'autre longitudinale, Or celle dernière ne pourrait être éteinte par un nicol, puisqu'elle serait identique à elle-mêine sur tout son. contour, Par suite, la vibration lumineuse, ne pouvant être ni parallèle ou rayon ni oblique, doit lui être perpendiculaire : donc les vibrations lumineuses sout des vibrations transversales, tout comme les vibrations des ondes aquéuses que nous avons étudiées précédemment en acoustique (524).
On est done forcé d'admettre, comme une conséquence rigoureuse de l'erpérience, que da lumière est le résultat des vibrations transversales de l'éther. Dans In lumière naturelle, les vibrations transversales s'effectuent dans toutes les directions à la fois autour du rayon; dans ln lumière qui # traversé un nicol où un cristal biréfringent, les vibrations transversales ont été orientées
dans une seule et même direction : c'est pourquoi l'on dit que le rayon est volarisé,