‹ Traité élémentaire de physiqueChapitre 170 sur 346 · Nous décrirons ci-dessous le thermomètre à hydrogène · texte numérisé non relu

Nous décrirons ci-dessous le thermomètre à hydrogène

% Méthode calorrmétrique de M. Violle. — M, Violle a proposé une méthode indirecte, qui est une méthode de calorimétrie (668, 11). Elle lui n permis, entre nutres résultats importants, d'établir les points da fusion rapportés au thermomètre normal, de différents métaux. I a trouvé : pour l'argent, 4e C; l'or, 10549; le cuivre, 1054; le palladium, 1300; te platine, 47789; liridium, 19509.

Cette échelle de points de fusion constitue la base de la pyrométrie actuelle, car ils se substituent aux indications du thermométre normal duns la gradustion dés divers pyromètres,

# Pyromètres électriques de Siemens, de H. Le Chatelier. — La méthode calorimétrique, comme le pyramètre à hydrogène, exige cortaînes connaissances scientifiques qui la rendent impropre aux mesures industrielles proprement dites,

11 y a environ vingt-cinq ans, Siemens avait construit un pyroméèlre avec une spirale de platine, parcourue par un courant électrique, on évalunit les varlations de résistance qui résultaient des variations de température.

M. II. Le Chatelior a utilisé les phénoménes thermo-électriques, On sait, depuis Seebock, que si l'on établit une différence de température entre les deux soudures dans un cirouit métallique formé de deux métaux différents soudés bout à bout, il s'y produit un courant électrique. Ce systéme forme une pile électrique, qui emprunte l'énergie qu'elle met en jou à In soudure chuffée, Cette pile peut avoir un pelit volume et la lecture de ses Indications peut être faite à une distance quelconque du foyer, M. Le Chutelier à adopté des couples à soudure autogène, lormésile platine et de ses alliages: il les a gradués à l'aide des points de fusion de M. Violle, L'intensité des courants thermo-électriques produits est mesurée à l'aide d'un galvanomètre d'Arsonval. La durée de l'observation varie de 1 à 10 secondes,

M, H, Le Chatolier a fait, h l'aide de cet instrument, un grand nombre de déterminations de températures industrielles très importantes, 11 a trouvé des nombres généralement inférieurs aux nombres admis avant lui; par exemple, 14580 au lieu de 2000 pour l'acier en fusion; 1370 au lieu de 1800 pour la cuisson de la porcelaine dure,

5* Méthode des températures optiques. — Toutes les méthodes précédentes ne peuvent servir qu'au-dessous de 2000". Celle que M, Crova a imaginée, et appliquée en 1880 aux usines du Creusot, permet l'évaluation des températures les plus élevées.

Cette méthode est un développement scientifique ingénieux de l'habitude qu'on avait dans l'industrie d'apprécier les hautes tempérmtures aux couleurs, rouge sombre, rouge cerise, rouge blune, eto., que prennent les corps incandescents. Ces changements de couleur sont accompagnés de variations de constitu- Lion dans le spectre de ces corps incandescents, Or, d'après M. Crova, le rapport dos intensités de deux radiations déterminées (rouge et verte, par exemple) dépend uniquement de la terapérature, Ni In substance, ni le pouvoir émissif du corps incandescent qui émet ces radiations n'influent sur où rapport. I suffit donc de comparer, par ane ruesure photométrique, l'intensité des radiations émises par le corps dont on veut repérer la température aux radis tions de même couleur émises par une lampe modératourtype, de carcel: étalon par exemple, dont on représente la température par un nombre arhitraire,

Dans l'industrie, on compare les intonsilés luminenses prises par un morceau de platine, porté snécessivement aux diverses Lermpératures à évaluer, à l'intensité constante d'une flamme étalon. La comparaison porters sur deux portions monochromatiques des radiations émises, si l'on à soin de tamiser les lumières à travers un verre rouge Apport. lrocedt Cros, BAG

THERMOMÉTRIE, Got

547. Thermomultiplicateur, — Un autre appareil thermométrique très important est fondé sur le principe des courants thermo-électriques : c'est le thermomultiplicateur.

Description. — Il consiste dans la réunion de deux instruments que nous éludiérons plus loin en détail, le galnanomètre de Nobili et la pile thermo-électrique de Melloni (fig. 555). Des pôles m et n dé la pile P partent deux fils de cuivre, qui se rendent à deux bornes fixées en dehors de la cage du galvanomètre G. Par suite,

Fig. 555.

dès qu'un courant lhermo-électrique prend naissance en raison de l'échauffement de lane des faces de la pile, ce courant passe dans le galvanomètre par l'intermédiaire du cireuit fermé mbGanP. Avant de faire ln mesure, on a soin d'orienter les fils du cadre galvanométrique parallëlement à la direction de l'aiguille, H ne reste plus qu'à observer la déviation de l'aiguille sur le cadran divisé du galvanomètre.

La quantité de chaleur reçue par la pile se déduit de la grandeur et du sens de la déviation. En effet, l'expérience a appris que, jusqu'à 20 degrés du galvanomètre, les déviations de l'aiguille sont proportionnelles à la quantité de chaleur qui tombe sur la face exposée au rayonnement, Pour les déviations plus grandes, les quantités de chaleur correspondantes sont données par des tables construites préalablement.

An d'arrêter les rayons calorifiques parasites, an place sur a face de la pile qui est exposée à la source de chaleur, un chne de cuivre C uoirei à l'intérieur. Un écran circulaire, qu'on 1haisse où

qu'on élève à volonté, sert à laisser passer on à intercepter la chaleur.

Rewanque, — Le thermomultiplicateur est un véritable dhermomètre différentiel; car il ne donne point la température absolue de la face de la pile qui reçoit les rayons calorifiques, mais la différence entre celte température et celle de la face opposée.

Page 1