PRESSIONS INITIALE $ AIR ATMOSPHÉRIQUE ACIDE CARBONIQUE
570. Expériences de Regnault : Dilatation sous pression constante. — 1° Description de l'appareil. — Le ballon de Gay-Lussac A (fig. 568), muni d’un ajutage latéral qui permet d'y faire le vide ou d’y introduire le gaz à volonté, et le manomètre Regnault MNR sont les deux pièces principales de l'appareil de Regnault. Le tube MN du manomètre, ainsi que le tube capillaire qui le relie au ballon, ont été jaugés et gradués avec soin : on en connaît le volume dans toutes leurs parties. Une étuve à eau B permet de porter le ballon à la température de l’eau bouillante. Un manchon L, dans lequel on peut faire circuler d'une manière continue les eaux de la ville, permet de maintenir les deux branches du manomètre à une température constante. Enfin la série T de tubes en U, reliés au col du ballon par l'intermédiaire du tube D en forme de T, sert à introduire dans l'appareil des gaz parfaitement desséchés et purifiés.
2 Marche de l'opération. — On opère d'abord à 0°; l'étuve est remplic de glace fondante, et l’on remplit le ballon du gaz, sec et pur. Les niveaux du mer cure sont amenés en M et L, sur le même plan horizontal, dans \es deux branches du manomètre. On note le volume initial occupé par le gaz, à savoir \a cavacité V du ballon, et la capacité v du tube de jonction et de \a parte supérient
EN
du manométre jusqu'en M. On note aussi la pression atmosphérique du moment H, ainsi que la température ambiante { (nous la supposons différente de 0, température de l'eau qui circule autour du manomètre),
On porte ensuite lé ballon à T° dans l'étuve (température de la vapeur d'en bouillante). Le gaz se dilate, sa pression augmente en même Lemps que sa Lempérature, et le niveau du mercgre monte dans la grande branche du manomètre. On laisse alors couler du mercure, à l'aide du robinet à trois voies A, usqu'à ce que les deux niveaux soient ramenés en N, sur le mème plan hori-
Fig, 568,
zontal, On note alors la température T de l'étuve, la pression extérieure H° qui
peut ètre légérement différente de H, sinsi que la température ambiante Æ:
enfin, on mesure avec précision le volume u, égal à MN, qui représente la dite
lation du gaz,
5 Calcul de l'expérience. — On peut raisonner de deux manières pour êts-
blir l'équation de l'expérience ; où bien l'on peut ramener à 0° le volume total
occupé par le gaz, dans l'une ou l'autre des phases de l'expérience ; où bien Pon
peut appliquer directement au gaz, pour chacune de ces pluises de l'expérience,
la formule des gaz parfaits (668, M), Contentonsnons Ac de ce Asenlen pr cédé, — Soient » le coefficient inconnu du gaz, et & clik A verpes
Dans In promière phase, on a deux masses de gaz à même pression H, mais à deux termpérations différentes 0 et €. On a done