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ÉTAT SPRÉNOÏDAL OU CALÉFACTION

623. Définition et historique. — Les liquides versés sur des surfaces métalliques incandescentes présentent des phénomènes remarquables, qui paraissent être en contradiction avec les lois de l'ébullition ci-dessus exposées, parce qu'une évaporation superficielle tout autour de ln masse liquide remplace et cmpêéche l’évaporation intéñeure, Le fait fut observé pour la première lois, il ya plus d'un siècle, par Leidenfrost et étudié ensuite par quelques physiciens, par Doutigny d'abord, puis récemment par M. Émile Gossart,

Si l'on chauffe jusqu'au rouge une capsule d'argent ou de platine à parois épaisses et qu'on y verse quelques grammes d'eau au moyen d'une pipelte, on remarque que le liquide ne s'étale pas dans la capsule et ne la mouille pas, comme il ferait à la lempéralure ordinaire, mais qu'il prend la forme d'un giobule aplati. C'est ce que Bouligay exprime en disant qu'il passe à l'état spheroidal. À cet étal l'eau est en apparence très calme où animée d'un mouvement giratoire très rapide sur le fond de la capsule, suivant £a température; et non seulement elle n'entre pas en ébullition, mais elle se vaporise éinguante fois plus lentement que s'il y avait ébullition.

Eolin, si la cupsulese refroidit, il arrive un moment où elle n'est plus assez chaude pour maintenir l'état sphérofdal. Ses parois sont alors mouillées par le liquide et, suivant leur température, il y a ébullition violente où étalement paisible de la goutte,

Tous les liquides peuvent prendre cet état; ils l'atteignent et le conservent d'autant plus facilement qu'ils sont plus volatils et que le support est plus

oli.

e 624. Absence de contact. — Une particularité qui entraine toutes les autres, c'est l'absence de contact entre le liquide et son support.

Boutigny s'en est assuré en faisant rougir une plaque d'argent disposée bien horizontalement et versant dessus un gramme d'eau colorée en noir; ce liquide passe à l'état sphéroïdal. Or si l'on place la flamme d'une bougie à une certaine distance sur le prolongement de La plaque (fig. 604), on distingue nettement et d'une manière continue cétte flamme entre le sphéroîde et la plaque. On conclut de 14 que le liquide se maintient à une petite distance de celle-i, où qu'il fait des vibrations assez rapides pour que l'œil ne puisse les distinguer,

M. Gossart à pu du reste prendre la photographie instantanée dé cette goutte et de l'intervalle en question, en la maintenant en repos par un petit trépied en fil de platine dans un faisceau de lumière solaire bien horizontal,

Une expérience classique de Poggendorff mel en évidence ce même intervalle rempli de vapeur mauvaise conductrice de l'électricité, Elle consiste à réunir la gouite acidulée et li plaque par un fl métallique dans lequel on intereale également une pile et un galvanomètre : la déviation du galvanométee, indiquant la fermeture du circuil condurteur, ne se produit qu'a momenk où cesse la caléfaction.

M. Gossart remplace la pile et le galvanomètre par une bobine de fuhmkorf dont les étincellessont renforcées por une bouteille de Leyde; la ch goutte sont mises dans le cireuit principal (fig. 1030, p. 130$) et la bouteille de Leyde en dérivation, La couche de vapeur mauvaise conductrice se manileste

Fig. 604.

alors à distance, vivement illuminée, et avec des couleurs différentes, suivant les sels dissous dans la goutte, On peut en observer l'image allongée dansun miroir lournant, ot reconnaitre à quelques points noirs de la bande lumineuse qu'il y a pourtant contacts partiels trés courts du liquide et du support.

— On peut les attribuéër 4 des mouvements vibrataires très rapides et de trop faible amplitude pour mnditier le contour apparent de ln goutte, sauf quand la tem

élevée de la plaque donne la forme étoilée bien connue (fig. 606),

625, Forme des gouttes. — Le sphéroïde présente nécessairement à pu partie supérieure la forme générale de toute goutte liquide sur un port, par exemple d'une goutte mercure sur un plan de verre; cette forme générale résulte en effet de ce

Fig. 605, que, dans chaque plan horizontal

mené à trovers ln goutte, à dis

tance verticale 3 du sommet, il y a équilibre entre la pression hydrnsintique 2D et la pression capillaire

Mais, tandis que les gouttes de mercure {ou de tout autre liquide) sur une plaque ont des épaisseurs et des angles Sn Mg Ts constants, par suite de la variabilité de leur adhèsion au side, en, email revient au même, par suite de la tension superficielle $4, Ares añkie Etalerment à Va

base de In goutte, ici il n'en est plus de imème.

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