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Îl est évident que l'on peut aussi employer cel apparoil à la mesure de la chneur spécifique des corps solides,
667. Chaleurs spécifiques des solides et des liquides : Résultats généraux. — 1" Variation avec la substance. — L'examen des tableaux des chaleurs spécifiques montre que Hi chaleur spécifique est nn coeflicient variable d'une substance à une autre, mais que toutes les chaleurs spécifiques sont inférieures à celles de l'eau, puisqu'elles sont représentées par des nombres inférieurs à l'unité, (La plus faible est celle du mercure, qui dépasse à peine 0,05.) Cela justifie le choix qu'on a fait de l'eau pour définir la calorie.
2% Variation avec l'état moléculaire. — La chaleur spécifique varie, pour une même substance, avec son état moléculaire. Le charbon fournit un exemple très net de cette variation. Ainsi la chaleur spécifique du diamant est 0,15; celle du graphite, 0,20.
3° Variation avec l'état physique. — La chaleur spécifique varie. pour une même substance, avec son état physique: en général elle est plus grande à l'état liquide qu'à l'état solide." Ainsi la chalear spécifique de la glace est la moitié de celle de l'eau. Celle d'un gaz est également plus petite que celle du liquide générateur.
# Variation avec la température. — La chaleur spécifique est variable, pour une mème substance, suivant les limites de température entre lesquelles on l'a mesurée.
Pour les corps solides, la variation est négligeable entre 0° et 1009; elle est notable et va en croissant pour les températures supérieures à 41009, Elle est d'autant plus fonte que le-corps solide se rapproche davantage de son point de fusion.
Pour les liquides, la variation avec la température est encore plus accusée, La plupart d'entre eux ont une chaleur spécifique qui n'est même pas constante entre 0° et 1000.
Pour l'eau les variations sont beaucoup plus faibles, mais elles ne sont pas nulles, ainsi que nous l'avions supposé précé- . demment.
668. Formules empiriques. — Chaleur spéoifique moyenne et chaleur spécifique vraie. — 1° Définition. — 11 résulte de ces faits que la quantité de chaleur qu'il faut donner à l'unité de poids d’un corps pour élever sa température de 09 à £°, n'est pas proportionnelle à t. Si l'on représente par Q cette quantité, on ne peut pas l'exprimer par une équation du premier degré; mais, comine elle croit lorsque la température s'élève, on pourra l'expriner par une formule à deux ou trois termes : done, au lieu de l'équation simple
Q=at, onaura Q= «T + 8Tt + T5; [n
«, pet y sont des coeflicients constants, qu'on déterminera à l'aide de trois expériences directes, lesquelles fourniront trois équations du premier degré en «, 4, ÿ. Cette farmule empirique étant établie, on pourra en déduire soit la chaleur spécifique moyenne (entre U° et T°), soit la chaleur spécifique vraie à T°. La chaleur spécifique moyenne entre O et T°, c'est le rapport de la chaleur totale qu'il a fallu donner pour échauffer l'unité de poids du corps de 0° à T°,
à celle tempéralure. C'est donc à On l'obtiendra en faisant une détermination expérimentale de Q, à T°, et en an ces nombres dans l'équation [11. En divisant ces deux membres par T, on a
41 Lu+prem ee,
Si l'on premd le rapport LT 2 de l'aceroissement de chaleur à l'élévation dé temperature et quon passe à "y timate, en faisant tendre AT vers néro, on aura ce qu'on appelle la chaleur spécifique vraie de la substance à la température E Où à