lun À ou Cr
On voit que La fonetian [3], qui représente la chaleur spécifique eraie, sdistngue de Le chaleur spécifique moyenne par les valeurs numériques de ses é0éfhoients.
> Erperiences de M. Violle.— Application à la thermométrie calorimétriqee. M. Violle à déterminé ces deux chaleurs spécifiques pour le platine, à LE températures, par La méthode des mélanges. Un thermomètre à gaz @t ca biscuil reafermant une masse connue de platine sont introduits dant moufle d'un fourneau à double enveloppe, chauffé au gas (système température étant devenue stationnaire à T°, la masse dé platinaestp
En fisant varier T, M. Violle à reconnu quels cha! platine pouvait se calculer par la formule suivantes)
1 = 11 a trouvé de anème ta chaleur
spécifique de l'alome, où chaleur atomique. Puisque € est la chaleur spécifique de l'unité.de poids, on a évidemment entre € et y la relation ce = ny. On a d'ailleurs 1=nl, En divisant ces deux
égalités membre à membre, il vient
+ ' d'où = ÿ;— constante,
On peut donc énoncer celle loi en disant que :
La chaleur atomique est un nombre constant pour fous les corps simples, où bien que lous les alomes (des corps simples) ont la même capacité calorifique.
& Loi de Noumann, — Neumann à trouvé que pour toux les sulfates métaliiques, de La formule HO SO, Le produit cE cut un nombre conalant (E dtant le poids équivalent du sel),
Ce produit prend une aatre valeur quand on change l'acide, par exemple lorsqu'on passe des sulfates aux carbonates, et, wn général, d'une classe à une autre classe de composés, ayant un élément constant et uno composition analogue.
B° Loi de Westyn. — La capacilé calorifique d'un corps composé eat égale à la somme des capacilés calorifiques de chacun de ses éléments, pris avec leurs poids respectifs.
Si l'on considère un composé de la forme As Bé Dé par exemple, dont la chaleur spécifique est Cet si €, c’, c” sont les chaleurs spécifiques des éléments À, B, D, la loi de Westyn permet d'écrire
(Aa DB Dd) C = aAc + bBc' + dDc”’.
Cette équation a été vérifiée expérimentalement par Regnault dans un grand nombre de cas. Elle est également vraie pour les alliages.
670. Chaleur spécifique des dissolutions salines étendues. — Formule de M. Mathias. — Considérons une dissolution contenant n molécules du dissolvant pour une molécule du corps dissous; M. Mathias a montré qu'à partir d'une certaine limite inférieure de n (généralement égale à 20 ou 25 pour les dissolutions aqueuses, quelquefois moindre) la chaleur spécifique 7, de la dissolution est représentée par la formule
y = €, où c est la chaleur spécifique du dissolvant, a et b sont des constantes.
Cette formule s'applique à toutes les dissolutions, aqueuses ou non, dont la chaleur spécifique ne présente pas de maximum.
Elle représente admirablement les expériences de M. Marignac et Thomsen; la vérification a porté sur quatre-viagts corps environ; l'erreuratteint rarement 3 unités du troisième ordre décimal; le chlorure de sinc,en dissolution aqueuse étendue, fait seul exception.
. 671. Définitions. — On délinit la chaleur spécifique des gaz corame celle des liquides et des solides, en la rapportant à celle de Veau. Mais N\ 4 & US
chaque gaz, — en raison de son état physique, — doux coefficients à considérer : 1° la chaleur spécifique sous constante, qui est ses > pi de celle des solides et des liquides; % la chaleur spécifique à volume constent.
La chaleur spécitique d'un gaz sous pression constante, c'est la quantité de chaleur qu'il faut donner à 1 gramme du gaz pour élever sa em ir cris w à 49, en le laissant librement dilater, sous ane pression constante. l'air, par uxemple, ce coefficient C est égal à 0,257 cal.
La chaleur spécifique sous volume constant, c'ést la quantité de chaleur nécessaire pour élever de 0 à 1 la température de 1 gramme du gaz, icix names le laisser dilater, et par suile en maintenant son volume constant, Pour l'air, par exemple, ce coeflicient € est égal à 0,169 cal.
On comprend que « soit moindre que C, à cause du dégagement de chaleur qui résulte de Ia compression même du gaz qu'on empêche de se dilator,
On ne peut déterminer directement par l'expérience que la chaleur spécifique C sous pression re On connaît l'autre coefficient € indiréctement,
jar l'intermédiaire du rapport L sw on à pu mesurer directement, — nous ver-
rons par quelle méthode, dans le chapitre consacré à la Thormodynamique,
672. Peu de Rmeuite Le cuoer aNOEs ee UC — Expériences de Regnault.—La chaleur spécifique EaE sous pression Copstante a été déterminée successivement à l'aide de deux méthodes :
La méthode du refroidissement, employée par Délaroche et Drans
La méthode des mélanges, employée par Dre
Nous n'exposerons ici que cette dernière,
1° Principe de la méthode de Regnault, — C'est l'application diveete dun tuéthode des mélanges aux gaz, avoc certaines modifications wéceniies jar l'état physique de ces corps. rm
On porte une masse M du gaz à une téropérataré initiale TV; puis on la fait rufrotdir dans on calorimètre à eau dont la température initiale À 10) ve 4, Soit la température finale du calorimétre; comme l'expérience est nécessairement de longue durée, à cause de la nécessité de faire passer ee calorimètre une masse notable du got, l'abaissement de température de etai dot être
une
caleulé non plus par rapport à la température ts v',uais par température intermédiaire entre à et d'; on adopte la PE rm
+ Quant à l'échautfement du ealorimètre, il est toujours roprésenté par
(0 — 0), Si donc on appelle M' la masse de l'eau du or ga ul accessoires réduila en eau, l'équation de l'expériencosera »
ii) a[r- Lacs, PET en à
sauf les corrections relatives à la conductibilité et au rayonnement.
® Dexcription de l'appareil, — Le gaz, sec ot pur, est conservé dans tn grand réservoir Lou garométre) G (fig. 658, 1), dont ln température est maintenue constante grâce à un bain d'eau où il est immorgé, La température dit bain st donnée à chaque instant pur le thermomètre 4,
Du gasotmétre partent plusieurs tubulares à robinet: une iubulure pe, com muniquant avec La pompe de compression, qui sert à remplir le réservoirs ane tubulure r'a!, communiquant avec un tube abducteur a; une tabulure rat, communiquant avec un robinet distributeur (ou régulateur) Bot avec un mumo-
mètre à air libre M, Ce robinet R, représenté à une plus grande échelle (by. 55s, SE régler la vitesse d'écoulement du gaz. 1 consiste en ne le plus où moins, en sy entonçant progressivement, Le Ans
La tête de vis est munie d'un larmbour gradué, qui se déplace devant une réglette (comme celle du sphéromètre) de manière à permettre les mouvements progressifs et réguliers. On peut s'assurer que le courant a une vitesse constante, par les indications du manomètre M: la pression marquée doit être constante pour une vitesse d'écoulement déterminée.
A la suite du manomètre se trouve bn serpentin en lailon mince, immergé dans une étuve E, à eau ou à huile, C'est Là que le gax vient se réchauffer, jusqu'à Lo température T, avant de passer dans le calorimètre proprement dit, Un
thermomètre #', plongé dans le vide du serpentin, à lu sortie du gas, sert à mesurer la température T, qui doit être celle du bain.
Enfin le calorimétre proprement dit € se compose d'un vase métallique plein d'eau, où le guz vient se refroidir en passant dans un deuxième serpentin, Celui-ci est formé d'une série de boîtes plates on laiton Semboftant l'une dans l'autre, et munies chacune d'une cloison métallique en spirale (fig. 655, (M), destinée à multiplier les points de contact du gaz avec la paroi. Au sortir du calorimètre, le gaz, refroidi à la température 0’, s'échappe dans l'atmosghèxe. Un thermomètre l donne la tempéralure du calorimèlre, eL un \hermomekte extérienr celle de l'atmosphère.
Remanque, — Les deux parties voisines E et C de l'appareil étant à des termpératures très différentes, il y avait à craindre une communication notable de chaleur par conductibilité, Afin d'atténuer autant que possible cette cause d'erreur, Regnault réunissait ces deux pièces à l'aide d'un gros tube en verre v; de plus, le tube abducleur, qui conduit le gaz dans le serpentin du calorimètre, était engagé dans un bouchon de liège, assujetti lui-même dans la tubnlure »,
3° Marche des expériences. — 1 s'agit de déterminer les coefficients qui entrent dans l'équation [1], à savoir : M, M', T, 6, 4’, ainsi que les données nécessaires pour faire les corrections de conductibilité et de rayonnement.
La détermination de M' se faisait par une pesée préalable, celle de T,4 et 4 par des lectures thermométriques.
Regnault déterminait M en appliquant une conséquence de la loi de Muriotte, savoir la proportionnalité du poids d'un certain volume de gaz à sa pression. Pour cela, il notait la pression H indiquée par le manomètre M avant que l'écoulement du gas eût commencé, puis ln pression h à la fin de l'expérience, Ilen concluait que la pression du gaz contenu dans le réservoir b avait haissé de (H—h). I pouvait donc poser l'équation
a étant une constante qu'il déterminait, avant ou aprés l'opéralion, expérimentalement, Pour cela, il suffisait de foire écouler un poids connu M, du mémegaz, de manière que l'abuissement de pression fût (M, — 44). On avait
Walsh) doi app
I n'y avait plus qu'à porter lous ces coefficients dans l'équation «i-dessus (1! pour en déduire la chaleur spécifique inconnue C (sauf j
4* Corrections de conductibilité et de rayonnement. — L'opération précédente était compliquée par la nécessité de déturminer les données nécessaires pour effectuer les corrections relatives au gain de chaleur par conduotibilité et à la perte par rayonnement.
Soit K la variation de Lempérature qui a lieu par minute, par suile de ln cuinductibilité ; soit m, la constante de rayonnement !, définie par laloi de Newton: la variation de température par minute, par suile de m sera my (0— 1), 0 étant la température du calorimètre et d le ure ambiante. La variation totale, due à ces deux causes, sera donc, par 1
Si l'on connaissait K et me, il suffirait de tenir compte de la durée de l'expé-
rionce pour avoir la somine 46, laquelle constitue le refroidissement Lôtal, Regnault observait les températures pendant 10 minules consécutives avant
l'expérience, c'est-à-dire avant le passage du gaz. En divisant pur 10 ln
de température totale observée, on obtient lx variation moyenne, par minule,
avant l'expérience, Soit ap’ cette variation observée ; on peut écrire
| 1. m est l'abuissement de tenpérakure jar minuile Aux Mn SES, de eng Lure (sur le milieu ambiant) bgal à 4.
Un renmmunce, à la fin de l'expérience, cette observation 4 blanc, Sait avt variation moyenne observée, on peul encore écrire
DER + em dd — 7.
Ces dus dqualions détermenent les coefficients K el vu,
Cela fait, voici comment on s'eu servira pour calculer la correction totale 44 Soient 4, et , les températures simultanées du calorimètre et de l'atmosphère ambiante pendant ls 1% minute ; l'ahatésement de température, pendant cette 1 minule, s'obtismdra évidemment en appliquent la formule générale de correction. On aura
Le refroidissement pendant la ® minulé sora donné de mèmn par A =— À + mit, — 1),
ét ainsi de suite, jusqu'à la dernidre minute, pour laquelle on aura Sy = — KR + om (ls — fs,
En faisant La somme de tous ces refroidisscments successifs, on aus évidemment le refroidissement total 26, par In formule
30——Kr + m [Eti—ZS tu].
Rewanque. — 1° Cette méthode de correction s'applique également à la détermination des chaleurs spécifiques des corps solides et liquides par la méthode des mélanges; mais il n’y avait pas lieu de s’en servir dans le cas des solides et des liquides, parce que l'opération durait très peu, 2 ou 3 minutes à peine.
æ Ici l'expérience dure au moins 10 minutes. Malgré cela, la correction ainsi calculée était toujours extrèmement faible, environ 0.02 ; et c'est là le caractère distinctif de tous les travaux de Regnault.
673. Résultats généraux. — Regnauk a déterminé par cette méthode les chaleurs spécifiques des principaux gaz, entre 0° et 290 et sous une pression constante, voisine de 1 atmosphère.
2 Il a trouvé pour tous des chaleurs spécifiques notablement inférieures à 1, sauf celle de l'hydrogène, qui est supérieure à 5. Celle de l'air est égale à 0.237. La plus faible est celle du chlore, égale à 0,121.
3° Regnault a constaté en outre que, pour l'air et pour les gaz pris dans des conditions éloignées de leur point de liquéfaction, la chaleur spécifique est indépendante de la pression constante, ainsi que des limites de température. Par exemple, celle de l'air est rigoureusement constante depuis — 50° jusqu'à 225°.
4° La chaleur spécifique est variable avec la température et avec la pression pour tous les gaz liquéfiables ou qui n'obéissent pas à la loi de Mariotte.
$° La loi des chaleurs atomiques (loi de Dulong) ne se vérifie pas ou se vérifie mal pour les gaz.
674. Chaleur de fusion : Définition et méthodes de meanre. — On à vu que lorsque les corps passent soit de état soie à l'état liquide, soit de l'état liquide à l'état solide, J à disparition
Aù
ou réapparition d'une quantité de chaleur plus où moins cons dérable.
On appelle aujourd'hui chaleur de fusion d'un corps solide le nombre de calories nécessaire à 1 gramme de ce corps pour passer de l'état solide à l'état liquide sans élévation de température.
On détermine la chaleur de fusion par deux méthodes : …
1° La méthode dex mélanges, successivement appliquée por Regnault, La Provostaye et Desains et par Person ;
2° La méthode du calorimètre à glace (de Bunsen).
675. Méthode des mélanges (cas d'une substance quelconque). — On détermine la chaleur de fusion des corps par la méthode des mélanges, en admettant que, lorsqu'un corps à l'état liquide se solidifie, il restitue une quantité de chaleur rigoureusement égale à celle qu'il avait absorbée pendant la fusion.
On fond un poids M du corps, et, aprés en avoir pris la température de fusion T, on le verse dans de l'eau froide dont on connait le poids m et la température & Appelons € la chalèur spécifique du corps à l'état solide, ? sa chaleur de fusion, et © a température finale que prend l'eau échauffée par le corps. La masse d'eau, s'étant échauflée de 4 à 0 degrés, a absorbé une quantité de chaleur représentée par m(0—1); le corps à cédé, d'une part, en se refroidissant de T à 6, une quantité de chaleur Me (T —0), et d'autre part, an moment de la solidification, une quantité de chaleur représentée par ML, On a donc l'équation
Me(T —0) + MI = m (0 — 1), d'où 2 (01) — Me (T6), . M Remanoue. — On peut appliquer à celte équation tontes les corrections indiquées ci-dessus pour la méthode des mélanges.
676, Expériences de Person. — l'erson a appliqué cétte méthode à ln détermination d'un grand nombre de chaleurs de fusion. Îl en augmentait ln précision en prenant la substance, non pas à sa température de fusion ©, mais à une température + supérieure à T = de sorte que, avant de se solidifier, ln substance devait se refroidir de + à T°, 11 fallait donc connaître un coeffietent de plus, à savoir la chaleur spécifique C’ de la substance à l'état liquide, L'équ-
tion de l'expérience était done MC'(2—T)) + M 9 MOT — 0) = mn =)
En général C! était tout aussi inconnu que L. On Hier alors te Mextènme expérience avec des poids différents M, el m do \a subalanee eh fem As
fournissait- une deuxième équation, qui, jointe à la précédente, permettait de trouver les deux inconnues / et C’. |
Parmi les nombres qu’il a trouvés, nous citerons la chaleur de fusion de la glace, égale à 79,25 cal. :
677. Chaleur de fusion de la glace. — La chaleur de fusion de la glace est celle dont la connaissance présente le plus d'intérêt, à cause des applications qu'on peut en faire. Elle se détermine encore par la méthode des mélanges.
C’est Black qui eut le premier l'idée de faire cette mesure.
On prend un poids M de gtacg. à zéro et un poids m d'eau chaude à t degrés, suffisant pour.fondre toute la glace. On projette celle-ci dans l'eau et, aussifôt que la fusion est complète, on mesure la température finale du mélange. Si on là représente par 0, l'eau s'étant refroidie, a cédé une quantité de dhaleur égale àm (t— 0). Quant à la glace, si Jon re nte pari! sa chaleur de fusion, elle consomme, pour:se fondre, tout en! restant à la température 0°, une quantité de chaleur Ml; mais en outre, après la fusion, l'eau qui en provient s'échauffe jusqu'à 0 degrés et prend alors une quantité de chalenr M0. On a donc l'équation
MI + MO—m(t— 0),
d'où on tife la valeur de L. :
Black avait trouvé pour / le nombre 0.
Erpériences de'La Provostaye et Desains. — La même méthode ft employée par La Provostaye et Desains, avec quelques précautions supplémentaires. Ainsi le fragment de glace était bien pur, exactement à 0°, et parfaltement desséché avec du papier buvard. On l'introduiséit ans un calorimètre dont la température initisle était un peu plus élevée que la température ambiante, de manière que la température finale + fût un peu plus basse, du même nombre de degrés {méthode de compensation). Enfin c'était l'augmentation de poids du calorimètre qui donnait, avec exactitude, le poids M de la glace fondue,
Ils ont trouvé ainsi le nombre 79,95 cal,
678. Chaleur de vaporisation. — 1° Définition. — On a vu que les liquides, en se vaporisant, absorbent une quantité de chaleur considérable. On désigne sous le nom de chaleur de vaporisation d'un liquide le nombre de calories qu'absorbe À gramme de ce liquide pour se vaporiser, sans élévation de température.
2 Détermination. — l'our déterminer la chaleur de vaporisation d'un liquide, on admet que sa vapeur, en se liquéfiant, rend libre une quantité de chaleur précisément égale à celle qu'elle avait absorbée en se formant.
On emploie la même méthode expérimentale que pour \a atter:
ination des chaleurs spécifiques des gaz. Cette méthode a été successivement appliquée par Despretz et par Regnault.
679. Expériences de Despretz. — |" Appareil el opération. — La vapeur se produit dans une cornue C (fig, 636) où sa température est indiquée por un thermomètre, el se rend dans un serpentin noyé dans l'eau froide où elle cède sa chaleur latente en
se condensant, L'eau provenant de la condensation se rend dans un récipient P, auquel aboutit le serpentin : on l'en extrait, à ln fin dé l'expérience, pour la peser : son poids est égal à celui de Wa vapeur qui a cireulé dans l'appareil. Un agitateur À, qu'on fait marcher avec la main, sert à mélanger les couches d'eau dans le vase B, de manière que toute la masse soit à la même température, Celle-ei est donnée par un thermomètre { placé dans l'axe du sérpentin, Enfin, du récipient P part un tube à robinet R par où l'on peut faire varier la pression, el par suile a temyéeature de a vapeur, en faisant communiquer L'appareil soil atec une matin, Pneumatique, soit avec une pompe de comressMNt,
2" Calcul de l'expérience. — Soient M le poids de la vapeur vondensée, T la température qu'elle avait à son entrée dans le serpentin, et à sa chaleur de vaporisation, Soient de même m le poids de l'eau contenue dans le serpentin, u les poids du vase ll, du serpentin, du thermomètre et de l'agitateur réduits én eau, {la température initiale de l'eau, et 9 sa température finale, La chaleur cédée par les M kilogrammes de vapeur, par le fait seul de la condensation, est MA; de plus, le poids d'eau M, en se refroidissant de T à 9, perd une quantité de chaleur égale à M (T —0) : donc la quantité totale de chaleur cédée par la vapeur est Ma + M{T— 0), D'ailleurs, la chaleur gagnée par l'eau, le vase et les accessoires est (m + nu) (0 — 1); done on à
MA + M(T — 0) = (mm + uw) (0 —1),
d'où à = Um + ph 1) — MT — 1) Et «
2° Résultats. — Cette méthode s'applique à lous les liquides, L'eau était celui qui présentait le plus d'intérêt, à cause des applications de sa vapeur, Despretz a trouvé ainsi pour la chaleur de vaporisation de l'eau, à 1009, le nombre 540,
Regnault, ayant repris ces mesures par une méthode très perfectionnée, a trouvé le nombre 537,
680 Chaleur totale de vaporisation. — Formules empiriques de Regnault, — Si à la chaleur de vaporisation de l'eau à 100 on ajoute la quantité de chaleur nécessaire pour amenér 4 kilogramme d'eau de 0 à 100, c'est-à-dire 100 calories, y somme (égale à 657) représente la chaleur totale de vaporisation de l'eau
Cette notion s'élend à toutes les températures auxquelles on peut vaporiser l'eau où tout autre liquide, On appelle chaleur totale de vaporisation à T° d'un liquide la quantité de chaleur qu'il faut donner à 1 gramme de ce liquide pour l'amener depuis son point de fusion jusqu'à l'état de vapeur à T°,
Pour l'eau en particulier, M. Regnault à été conduit par ses expériences à la conclusion suivante. Q est une fonction de T représentée par la formule empirique
On voit que da chaleur totale de vaporisation de l'eau augmente à mesure que la température s'élève. Ainsi elle monte de 606,5 cal. à 0" jusqu'à 657 el. à 100" et 667,5 cal. à 2009,
Formule empirique de à, — Au contraire la chaleur latente diminue quand la température s'élève. En effet, si à est la chaleur latente de vaporisation à ln température T, où à évidemment
Flle-buisse de 606,5 cal, à 0° jusqu'à 537 cal. à 100% et 461,5 cal. à LP.
681. Chaleur de vaporisation des gaz liquéfiés. — 1" Expériences de Fawre el Silbermann. — Le travail le plus ancien est celui de Favre et Silbermann sur l'acide sulfureux. Ces physiciens faisaient bouillir de l'acide sulfureux liquide sous la pression atmosphérique dans le moufle de Jeur calorimètre à méreure. Le poids du liquide vaporisé est donné par la mesure du volume du gar ne cueilli, et la quantité de chaleur absorbée par ln rétrogradation du mereure dans la tige calibrée du calorimètre. On a ainsi d'une façon simple, mais peu exacte, la chaleur de vaporisation d'un corps à sa température d'ébullition sous la pression atmosphérique.
2 Expériences de M. J. Chappuis. — La méthode de Favre et Silbermam à été perfectionnée par M. J. Chappuis. En employant le calorimètre à glace de innsen, ce physicien astreint la vaporisalion à se faire à 0°, et 11 évite la dé-
Fig, 637.
tonte en forçant la vapeur à conserver sensiblement la tension maxi à cette température, Le tubo de dégagement du gas est mastiqué dans un robinet 4 pointeau qui sert à régulariser et à commander l'ébullition; on obtient Le poids du gas sorti de l'appareil en pesant l'appareil à vaporisstion avant et après l'expérience. La vaporisation du poids p observée mesure senlement le de vapeur saturée sorti de l'instrument; on en déduit le poids =de 4 rpedd risé par la forme
dans laquelle & et 4 sont les densités du liquide et de la vapeur saturée du corps expérimenté, à la lempératüre séro de l'expétience, S6m bel di
du mercure rentré dans le calorimètre, la chaleur de vaporisation est don- + par
Mant une constante de l'appareil, Les expériences de M. 3, Chappuis ont porté ‘le chlorure de méthyle, l'acide sulfureux, l'acide carbonique et le cyanogène.
$ ar l'acide sulfureux et l'acide carbonique, le facteur de correction Frs ü
calculé au moyen des expériences de MM. Cailletet et Mathias; pour les deux
Fig. 658.
res gaz, où ce facteur a peu d'importance, la densité $' de la vapeur saturée
Lt calculée par l'application de la loi de Miriotte et de la loi de Gay-Lussac .
* Expériences de M. E. Mathias. — L'emploi du calorimètre à eau, combiné
+ la méthode calorimétrique à température constante (664) a permis à M. Ma-
as d'étudier, entre ® et 35°, la variation avec la température de la chaleur vaporisation des gaz liquéfés,
« réservoir à gaz liquélié est un récipient cylindrique de exivre KR (Gg. Si ivant résister à plus de 100 atmasphères, el communiquant à \a gare sut tre avec un Jong serpentin de petit diamètre enroulé ankous des. Le
réservoir en acier R, doublé intérieurement d'une feuille de platine, el qui peut étre fermé par un couvercle à vis CG. En son centre, et perpendiculairement k son plan, le couvercle porte un tube, à l'intérieur duquel peut Lourner un robinet à vis» dont on voit le canal sur la figure. Tout près de ce tube un fil de platine f, bien isolé de l'appareil, pénétre à l'intérieur de ln cavité et vient se Lerminer près de la paroi. I permet de faire éclater l'étincelle électrique qui devra provoquer la réaction pur voie sèche dont on veut mesurer le dégagement de chaleur. Si l'on veut brûler une matière solide, le carbone par exemple, on la place dans une pelite capsule de platine suspendue par un fil métallique et on détermine son inflarmmation par le passage d'un courant à travers un fil de platine très fin en contact avec le corps.
Fig. 659. Fig. 640,
Il est nécessaire, pour que la combustion soit complète, de remplir la bombe avec un excès d'oxygène comprimé à la pression d'environ 2% atmosphères.
684, Pyrhéliomètre (de Pouillet). — Pouillet avait approprié une espèce de calorimétre à eau à la mesure de la chaleur émise par le soleil (fig. 640).
1° Appareil, — Le calorimétre proprement dit est une boile cylindrique & de cuivre où d'argent à minces parois, La face supérieure, qui doit être exposée au soleil, est recouverte de noir de fumée, de manière que l'absorption soit maxiraum; la face inférieure est fixée, par son centre, à un tube évidé T qui sert de support; celui-ci passe lui-même dans mn collier à charnière ce qui permet de lui donner à ln main un double mouvement de rotation et, par suite, de l'orienter convenablement, Ce mouvement est facilité par un disque D de méme diamètre que la boite, engagé perpendiculairement sur le support,
2 Opération. — On opère de la manière suivante : 1° on place l'instrument à l'ombre et l'on observe sa variation de température à pendant 5 minutes, % on le place au soleil, en l'orientant normalement à \a direclion des taxons
et l'on note l'échauffement T pendant 5 minukes; 3 on reporte Linsteamenk
à l'ombre, et l'on observe son refroidissement # pendant 5 minutes, On pout en conélure que l'échauffement propre dû à l'action seule du soleil, pendant 5 minutes, est
Té——-.
Nous mettons + 4, parce que la variation de température, pendant la première phase de l'expérience, peut être soit un refroidissement, soit un échauffement, Ea appelant M le poids de l'eau, augmenté du calorimètre ré luit en eau, on à évidemment pour la quantilé de chaleur reçue en 5 minutes
À ce nombre Ïl faul ajouter la quantité de chaleur arrêtée par l'atmosphère avant que les rayons soient parvenus à l'appareil, Pouillet faisait cette correction à l'aide d'une formule empirique relative à l'absorption atmos,
5° Résultats. — Pouillel a trouvi que, ai la quantité totale de chaleur que la Terre reçoit du Soleil dans le cours d'une année élail tout entière employée à tondre de la glace, elle serait capable d'en fondre une couche d'une fpaisseur de 51,89 mn Lout autour du globe, Ov, d'après ln surface que la Terre présente au rayonnement M Soleil, et d'aprés ln distance qui l'en sépare, elle ne reçoit qu'environ HT de la chaleur émise par cet astre,
4 Température du Soleil, — On à aussi cherché à déterminer ln température du Soleil. En partant d'une série d'expériences fuites avec l'actinombtre, M. Violle admet que la température imoyenne du Soleil est de 2500.
M. Crova, en se fondant sur les modifications subies par les raies du spectre à mesure que la température s'élève, est arrivé au nombre de 4000, Entin, le l', Secchi admettait 9 à 10 millions de degrés,
L'énorme discordance qui existe entre ces nombres monlre que le pros blème est loin d'être résolu d'une manière définitive,