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CONDUCTIBILITÉ CALORIFIQUE DES SOLIDES

argent, cuivre), une loi qui se déduit d'ailleurs des formules de Fourier :

Pour des points dont les distances à la source croissent en progression arithmétique, les excès de température décroissent en progression géométrique.

Il a déduit aussi de ses expériences les coefficients de conductibilité relatifs de différentes substances. ;

Soit,eneffet, [1] {—Ne-s ia formule correspondante à la première barre. On en déduit que, aux distances 1, 2, 3..., les excès de température titles... Sont

Nes, Ne-ss, Ne-30

de on voit donc que les excès successifs forment une progression géométrique dont la raison est e-4 : c'est la loi énoncée plus haut.

Soient maintenant f, et {+,, deux termes consécutifs de la série ; en les divisant membre à membre, on aura l'inverse de la raison es : posons es = p.

Si l'on fait le même calcul pour une deuxième barre, de même conductibilité extérieure, on aura es =p'. .

En passant aux logarithmes vulgaires, on aura

a log e = log p et a'loge= log p',

, q 4 "= UE Lie log P , d'où enfin LL SES Jos p' .

a logp K' at log p

d'où

En représentant par 1000 le coefficient de conductibilité de l'or, il a trouvé les nombres suivants :

Platine. . . . .. 981 | Fer. . . . . . .. 374 | Plomb.. . . . .. 179 Argent. . . . .. 973 | Zinc.. . . . . .. 363 | Marbre. . . . .. ss Cuivre.. . . . . . 897 | Étain. . . .. .. 304 | Porcelaine... . . . 12

689. Expériences de Wiedemann et Frans. — En pratiquant des cavités à la surface des barres, Despretz détruisait partiellement la continuité des métaux. Wiedemann et Franz ont évité cet inconvénient, en mesurant les excès de température à l'aide d'un élément thermo-électrique, qu'ils appliquaient successivement aux différents points des barres.

Les barres métalliques étaient aussi régulières que possible, et disposées dans un espace dont la température était constante. Une des extrémités des barres était en communication avec une source de chaleur à température constante.

En opérant ainsi, Wiedemann et Franz ont obtenu des résultats notablement différents de ceux de Despretz.

Argent. . . . .. 1000 | Étain. . . . . . . 445 | Plomb. . . . .. LUS Cuivre... . . . . 736 | Fer. . . . . . .. 419 Ori er 0 532 | Acier. . . . . .. 416

Plaline. . .... A

où les quantités de chaleur qui traversent deux sections égales des denx murs pendant le même temps, seront égales. On aura par suile

Ke — = — = d'où sil

Donc, en relevant, à l'aide du couple thermo<lectrique, les différences de températures relatives à deux sections des deux murs, séparées par une même distance, on connaltra

Comme K est connu, l'équation {1} permettra alors de calouter K°, M. Derget a trouvé, par ce procédé, les valeurs suivantes de K,

Cuivre, . 1,04 | Fer, . , 01587 | Antimoine . . . 0,04# Zinc. , . . 0,305 | Étain. . . 0451 | Bismuth . . - - 0,02 laiton, . . * . . 0,265 | Plomb. . . 0,0810 | Mercure . . Deus

692, Conductibilité des gaz. — On ne peut apprécier directement la conduetibilité des gaz, à cause de leur grand pouvoir diathermané (709) et de l'extrême mobilité de leurs molécules ; mais lorsqu'ils sont gènés dans leurs mouvements, leur conduetibilité paraît étre à peu près nulle.

Il résulte d'expériences de Magnus que l'hydrogène est le seul gaz auquel on puisse attribuer une conduetibililé propre pour la chaleur, comparable à celle des métauxt,

695, Convection. — Il y à lieu de distinguer, pour les liquides et pour les gaz, un deuxième mode de propagation de la £haleur par conductibilité, En effet, la chaleur s'y propage en outre par un déplacement même des molécules, réalisé par des courants intérieurs qui sont dus à la dilatation, et, par suite, à la variation de densité des couches immédiatement en contact avec Ja source de chaleur. On peut meltre en évidence ces courants ascendants, dans un liquide qu'on chaulle par le bas, ên y jétunt une substance légère et pulvérulente, telle que de la sciure dé bois, Les physiciens anglais ont caractérisé ce mode de propagation de Ja chaleur en l'appelant convection, mot qui signifie #r u La conductibilité proprement dite étant extrêmement faible pour les liquides el pour les gaz, c'est presque exclusivement par convection que la chaleur se transmet dans leur masse, Et si les substances filamenteuses, telles que la paille, le coton, l'édredom, les fourrures, offrent une grande résistance à la conduetibilité, c'est qu'elles suppriment la propagation par convection dans la masse d'air qu'elles emprisonnent et immobilisent en leurs interstices.

1. Nous verrons plus tard qu'il possède aussi cette conduetihilité pour Plees tricité,

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