DISTRIBUTION DE L'ÉLECTRICITÉ
la mettant en contact avec une source électrique, on la touche intérieurement avec la boule B, 11 sufit pour cela d'incliner le support P. On enlêve alors le couvercle et la boule B au moyen d'un crochet isolant V, puis on décharge le couvercle en le touchant avec une boule métallique qui est reliée au sol, par l'intermédiaire d'un fl métallique f et d'une conduite d'eau par exemple, On approche alors le système d'un électroscope el l'on constate que celui-ci reste au zéro. Mais si, au contraire, on touche exlérieurement la sphère avec la boule B, on recueille de l'électricité; car, présentée alors à l'électroscope, B produit une divergence des feuilles d'or. Donc il n'y a d'électricité libre qu'à la surface externe.
Conséquence . — Fig. 735.
Deux sphères de
même rayon pleines ou creuses, l'une conduetrice et l'autre isolante, prendront la même charge dans les mêmes conditions lorsque la sphère isolante aura été métallisée superficiellement.
2 Démonstration à priori, — En partant de la loi de Coulomb, on démontre, par le caleul, qu'il ne peut y avoir d'électricité libre à l'intérieur d'un corps conducteur.
Réciproquement, celte conséquence de la loi de Coulomb, étant elle-même démontrée directement pur l'expérience, peut servir à son tour à vérilier indirectement la loi. Et, en effet, en partant du fait de la distribution de l'éleetricité à la surface des conducteurs, on peul retrouver por le calcul — ainsi que l'a montré M, Joseph Bertrand — les lois de Coulomb,
817. Densité électrique. — On est donc conduit à admettre que l'électricité libre forme une couche extrémement mince à la surface des corps électrisés. Elle y est retenue par \e poux se
lant de l'atmosphére ambiante et elle tend sans cesse à Sen
échapper, avec un effort plus où moins grand.
On nomme densilé électrique la quantité d'électricité répandue sur l'unilé de surface, en supposant une distribution uniforme.
Densité moyenne et Densité en un point. — Dans le cas d'une distribution variable, on définit d'abord la densité moyenne en un point : c'est le rs de la charge électrique d'une petite surface, prise autour de ce point, à cette surface; la limite vers laquelle tend ce rapport, quand la surfuce considérée tend vers zéro, s'appelle la densité électrique an point considéré, C'estum coëfficient théorique, tandis que la densité moyenne est un cooflicient expérimental,
Tension électrique. — L'électricité répandue sur une surface donnée exerce en chaque point sur le milieu ambiant un effort pour se dégager. Cet effort est égal à la résultante des actions répulsives que la couche électrique totale répandue sur le conducteur exerce sur la charge du point considéré et cette résultante est appliquée au conducteur. En effet, si l'on électrise une surface conductrice dé/ormable, telle qu'un filet à papillon ou un ballon de baudruche doré, ete., on la voit se gonfler vers l'extérieur.
On démontre que cette résultante, est une force normale à ln surface du conducteur : une bulle de savon sphérique se dilate, en ellet, par électrisation en restant sphérique, ce qui n'aurait évidemment pas lieu si la tension était oblique ou variait d'un point à l'autre, On démontre aussi qu'elle est proportionnelle au carré de la densité électrique en chaque point : 2# étant le facteur de proportionnalité, on a donc T—9%+ret, en désignant para ln densité électrique et T la tension au point considéré (853, 5).
818. Expériences de Coulomb. — Coulomb «a déterminé la densité électrique aux différents points d'un conducteur électrisé en équilibre.
lo Méthode, — Sa méthode consistait à toucher le point considéré à l'aide du plan d'épreuve : c'était un disque métallique, aussi petit que possible, fixé à l'extrémité d'un support isolant.
M. Boudrégux a perfectionné le plan d'épreuve en le constituant par un disque D, — clinquant ou aluminium —, collé sur la base d'un cylindre de paraffine P muni lui-même d'un manche en ébonite E (fig. 756).
En appliquant le disque D en un point d'un conducteur, it se substitue à la surface de celui-ci à l'endroïttouché, et enlève trés vraisemblablement une quantité d'électricité proportionnelle à la charge de l'élément en contact. Coulomb mesurait cette quantité en portant le plan d'épreuve dans sa balance. De Ja répuision observée [il déduisail la charge q du lan d'épreuve var la for-
mule
(1! = dt.