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CHAPITRE VII

EFFETS DES MACHINES ÉLECTRIQUES ET DES CONDENSATEURS, EXPÉIIENCES CLASSIQUES.

Wrrérs DES MACHINES ÉLECTRIQUES.

869. Élincelle électrique, — Production. — Un des premiers phénomènes qu'on observe lorsqu'on expérimente avec une machine électrique, est la vive étincelle qu'on Lire des conducteurs lorsqu'on en approche la main, On a déjà vu que la cause de ce pliénomène est l'action par influence qu'exerce l'électricité positive de la machine sur l'électricité neutre de la main. Celle élecirienté étant décomposée, l'attraction entre les électriciltés contraires de \a machine de la main finit par l'emporter sur la résistance de l'air, à ce moment. \es deux électricité so recomposant avec bruit et lumière, léincelle apparait)

vive, instantanée, et accompagnée d'une piqûre plus où molns forte, selon le puissance de là mnchine.

Forme. — La forme de l'étincelle est variable, Si elle éclate à une taille distance, elle est recliligne (fig. 780). Au del de 6 à 7 centimètres de longueur, l'étinéelle devient irrégulière et présente ln forme d'une courte sine accompagnée de ramificalions três délides (fg, 781). Enfin, si la décharge en très forte, l'étincelle apparait sous la forme d'un zigzag (Mig, TS2L (Ce sont les dieux dernières formes que présentent les éclairs.) Elle peut également affecter la

Fig. 780, 741 et 78.

forme d'aigrelle (Ag, 785). Nous avons vu (910) que la photograplite instantanée a permis de fixer la forme réolle des étincelles ot des delaies CM, 627 nb

Durée, — Whontstone, on Angloterre, avait dôjh réussi à renilre app ciablo la durée de l'étincelle électrique par !a méthode du emieuir Lonemant, appliquée par Foucault à la mesure de In vitesse dé ln lumière,

Plus tard, Arugo put rendre sensible la durée des éclairs, ame un disque métallique tournant autour d'un axé perpendiculaire @rson pla, dirie dans le sens des rayons ot à des intervalles dganx, par des ouvertures Hongt: tudinales trés étroites En regardant les éclairs à travers Co disque, tourmente une vilesse connue, on vomi Ves Waits d'avant lus larges pitt in unie dt l'éclair était plus grande. C droit RSR .

Palin. MM. Lucus el Cain ont Lan VW ns A he mo PP tiques, qui permet de mesurer Va Aniebe Que Vibes 1e ANS

EFFETS DES MACHINES ÉLECTRIQUES. m5

nièmes de seconde, Ils expérimentaient en établissant une distance de 5 millimètres entre deux boules, chargées par les armatures d'une batterie électrique,

Ms trouvèrent que la durée de l'élincelle croft avec le nombre des jarres (de 0,000096 see, pour 2 jarà 0,000065 soc, pour 8), qu'elle augmente mussi avec la distance des deux pôles, mais qu'elle est indépendante du diamètre des boules entre lesquelles l'étincelle éclate,

Dans les machines électriques, la durée de l'étincelle est tellement petite, qu'on né peut même pas l'apprécier avec le chronoscope,

Distance explosive. — On appelle ainsi In distance masimum à laquelle peut se produire l'étincelle entre deux conducteurs électri- <és. La distance explosive entré deux conducteurs électrisés est sensiblement proportionnelle à la différence de potentiels de ces deux conducteurs, Elle dépend aussi du rayon des boules entre lesquelles on fait jaillir l'étincelle,

870. Expériences du tabouret électrique. — L'élincelle électrique se présente sous un aspect remarquable lorsque c'est du corps humain qu'on la fait jaitlir *. On isole la personne sur un tabouret à pieds de verre, dit tabouret électrique: puis on fui fait poser une main sur l’un des conducteurs de la machine, Le corps humain conduisant bien l'électricité, à mesure qué la machine se charge, l'électricité se distribue sur le corps de la personne en même temps que sur les conducteurs, en sorte que, si on la touche sur les mains, sur la figure ou sur les vêtements, on en tire des étincelles comme de la machine elle-même. Tant qu'on n'approche pas la main de la personne isol elle n'éprouve aucune commolion, quoiqu'elle soit fortement électrisée; mais ses cheveux se hérissent et se dirigent vers les corps qu'on leur présente, ot elle ressent, sur les mains et sur ln figure, un souffle léger, qui est un effet de la répulsion de l'air, à mesure qu'il s'électrise par contact.

On peut encore éleetriser une personne, isolée sur le tabouret à pieds de verre, on la frappant avee uné peau de chatf elle attire alors le pendule électrique et donne des élincelles à l'approche de In main. Si la personne qui tient la peau de chint monte elle-même sur un second tabouret isolant, les deux expérimentateurs sont électrisés, l'un posilivement, l'autre négativermont.

871. Carillon électrique. — Le carillon électrique est un petit appareil composé de trois timbres métalliques pendus à une tringle horizontale qu'on met en communication avec la machine électrique (fig, 784). Les timbres À et L pendent par des chaînes métalliques qui établissent La commaniention

Fig. 743,

1. C'est Dufay, physicien français, qui le premier, ea \T5h, Lien wine Elineelle js

du corps humain.

avec la tringlé, tandis que le timbre du milieu pend par fi] de soie l'isole de la machine; mais il communique avec le sol au moyen d'une Eafin, entre le timbre du milieu et les deux autres sont deux petites de cuivre suspendues pur des fils de s010.

Lorsqu'on élurge la machine, les timbres 4 et B, s'électrisant positivement, attirent houles, puis les repoussent dés qu'il ya , eu contnet, Ur cellesæi, se trouvant alors

LE

Fig. 784, Fig. 745.

électrisées positivement, se portent vers Le timbre C, qui, quoique en comme nication avec le sol, est chargé d'électricité négative par l'influence des dieux autres, Aussitôt après le contact, les boules sont done repoussées vers leslimbres À et B, el exécutent un mouvement de va-et-vient rapide RE des ehues successifs qui font résonner les trois timbres tout le temps que le mrachinnent chargée,

872. Tourniquet électrique; vent électrique. — Un nomme lowrméquel éles rique un petit appareil qui rend manifeste le pouvoir des pointes. lee compote

Fig. 786. Pig. 787.

de cinq ou six rayons métallique recourhes \ous dans Ve ÈS SOS ANIME

en pointe et fixés à une chape camamiane, tobie sure Ai SERRE

é chine Electrique SNL qu eee ‘à k qur Va machine électrique, BASSN appareil étant pose ee a RP ee TS

les rayons el la chape prenne

direction opposée aux pointes, Ce mouvement est dû à la répulsion qui s'exerce entre l'électricité s'écoulant des pointes et l'électricité de même nom qu'elles communiquent à l'air. En effet, le tourniquel n'entre point en mouvement dans le vide, el si l'on approche la main landis qu'il tourne dans l'air, on sent un souffle léger, qui est dû au déplacement de l'air dlectrisé elqu'on désigne sous le nom de veut électrique,

Ce vent électrique n'est pas seulement sensible à la main, il peut souffler et même éteindre la flamine d'une bougie, du moins lorsqa'il provient d’une puissante machine électrique (fig. 786).

On obtient le même effet en posant la bougie sur l'un des conducteurs et

en lui présentant une pointe métallique qu'on tient à la main (fig. 787). Le courant provient, dans ce

dernier cas, de l'électricité contraire qui se dégage de la pointe métallique par l'influence de la machine.

873. Réversibilité des machines électriques — On peut (fig. 788) transformer en travail mécanique l'énergie électrique emmagasinée dans une bouteille de Leyde D; an opère comme il suil ! :

1"L'armature intérieure de la bouteille B est électrisée posilivement et communique avec un disque en aluminium À par l'intermédiaire des tiges métalliques £', {'. Un gàteau de résine, électrisé négalivement, et placé parallèlement au-dessous du disque, porte en son centre un bouton de cui vre relié à la terre T. Il y a évidemment attraction entre le gâleau et le disque A. Celui-ci, qui est suspendu par une tige RREEN isolante 1! à un ressort ï convenable R Mxé à la potence {, s'abaissé sous l'influence de cette attraction. D'abord au potentiel de B, il se déplace à charge constante jusqu'au moment où il vient toucher le bouton du gâteau, et il prend à cet instant le potentiel zéro; après quoi il est rappelé, à charge constante, au contact de f' pur Ja réaction du ressort R. L'organe mobile a alors accompli une période d'uscillation, qu'il répète aussi longtemps qu'il ÿ a en D'une charge sullisaate.

Ce mouvement de va-et-vient du disque peut être aisément Lranstormé enr un mouvement de rotation, Il est clair que l'appareil est réversible, €Bt, ES

Fig. 788.

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