‹ Traité élémentaire de physiqueChapitre 248 sur 346 · LAEGER · texte numérisé non relu

LAEGER

Fig. 778.

5° Théorie, — Reportons-nous au diagramme ci-joint (fig. 779) : les plateaux Pet 1 sont figurés par des soetions de cylindres; 4, CD, et , Ch", sont les conducteurs diamétraux, S et S' les secteurs métalliques (on on a représenté six seulement sur chaque plateau pour simplifier la figure); p et p' sont les peignes qui communiquent aux boutons de décharge d et d' par les ares conducteurs “ete, L'expérience prouve que nous n'avons pus à nous occuper des peignes au point de vue du développement de l'électricité,

Cette machine, avonsnous dit, est auto-excitatrice. Toutefois on ne comprend pas qu'il y ait production d'électricité si l'on n'admet pas l'existence préalable d'une petite charge, si faible suit-elle, Cela revient à admettre qu'il n'y a pas dans l'atmosphère deux corps qui se trouvent au même potentiel, surtout s'ils sont isolants on supportés par des isolants, On sait, en elfet, qu'il suffit d'approcher d'un électroscope sensible on corps isolant quelconque pour observer presque Loujours des traces d'électrisition. Nous supposerons donc que la moitié ADB du plateau P possède une faible charge positive ot l'autre moitié BEA une faible charge négative.

L'influence de la charge positive induira sur les secteurs du plateau P, qui marchent à l'encontre, une charge négative duns la région la plus rapprochée, c'est-à-dire contre le verre : une charge ôgale positive sera simultanément repoussée à la surface. Mais, au fur el à mesure que les secteurs passent sous le balai b,, cette charge est refoulée dans le sol, et les sécteurs restent électrisés négativement. La région BEA produira l'effet inverse et, pour la même raison, les secteurs de P resteront électrisés positivement après leur passage sous le balai D. Ainsi les deux moîtiés du plateau P, séparées pur son conducteur dinmétral, ont induit sur les deux moîtiés du plateau P séparées par le conducteur b, Ch, des charges électriques contraires,

De mème, les charges positives de la portion EAD du plateau P réagiront sur les secteurs du plateau P qui marchent à l'encontre; par conséquent, après leur passage sous le balai #’,, les secteurs porteront une nouvelle chacge wigstive, de l'électricité positive en égale quantité élant refoulée dans Ve sol par \e conducteur C', Après leur passage sous le balai b',, ls acquerront aù contre

uee nouvelle charge positive par suite de l'influence des charges ntgaes

to ÉLECTRICITÉ STATIQUE.

répandues sur la portion DBE du plateau P. Les deux plateaux réagiront mnt lement et augmenteront ainsi leurs charges, jusqu'à la limite firde par La déger dition. À ce moment, pendant un instant quelconque, les charges gtautes par l'induction mutuelle s it égales aux charges dissipées par Les fuites

Le diagramme représente, d'après cotle explication, lélat électrique ds plateaux, Chacun d'eux est divisé par son condneteur disent ere deniers l'une positive, l'autre négative. Si l'on considère Les quatre prenante EN, Utet

Fig.

IV, on voit que Les charges en Il et AV sont de signes contraires, et Sattirent pe: conséquent; dans {et U elles sont dé mème signe, et par suile se reparaseent Les poignes « ollecteurs pourront donc les soutirur pur leurs pointes, Le houu d sera chargé positivement et Le bouton d' négativement,

Resañour Comme les poignes ne jouent pas de rôle dans In penderie l'électricité de cette machine, on voit qu'il est indifférent de rapprocher ET pour la mise en marche. On s'explique aussi qu ti sait

d'écurter Les arcs é el « inversion de courant, mème dans le can OU l'une

impossible d'avoir une rait les boutons de décharge au delà de la distance explosive

868. Remarques sur la Thèorie êes marlines électrostatt ques Les Théories aclueles des machines Fer 5 qui «iles ne tendent Was Eee ie te

incomplètes, en Ce SENS

EFFETS DES MACHINES ÉLECTRIQUES. mi]

les faits observés. Elles n'ont été l'objet que d'un petit nombre d'expériences précises. Ce sont des sources d'électricité à potenliel élevé et d'un faible débit,

La valeur du potentiel maximum dépend de la forme de la machine, de l'isolement des conducteurs, enfin de la puissance mécanique utile mise en jeu. D'après M. Thomson, les bonnes machines qui donnent des étincelles de 3 em de longueur, établissent entre leurs pôles une différence de potentiel à peu près égale à celle d'une pile constituée par 50 000 à 80 000 éléments Daniell associés en série. Ce potentiel peut même étre dépassé avec certaines machines, mais on peut l'admettre, comme une moyenne, pour les machines qui servent à charger les balteries électriques,

On peut faire porter la différence de potentiels sur un seul pôle en mettant l'autre au sol.

Dans toutes les machines électrostatiques, l'électricité positive s'écoule des peignes sous la forme de houppes violettes (très visibles dans l'obscurité), qui vont à la rencontre du plateau tournant, c'est-à-dire qui s'échappent en sens inverse du mouvement de rotation du plateau. L'électricilé négative se manifeste tout autrement aux pointes qui la laissent écouler : elle prend l'apparence de petites étoiles lumineuses, également violettes.

Le conducteur qui communique avec les peignes positifs est le pôle négalif de la machine ; celui qui communique avec les peignes négalifs en est le pôle vositif.

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